Wiki Guy de Rambaud
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                                                Pellevoisin

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Le presbytère et l'Eglise de Pellevoisin, vus du tumulus dit romain.

Le comté de Buzançais et Palluau protègent les comtes d'Anjou des prétentions des Princes de Déols, des comtes de Blois ou de Poitou.

Le château du Mée est au coeur de l'histoire de Pellevoisin dès sa construction dans le milieu du XVe siècle.

Le château de Montbel et communs.

Le lavoir municipal de Pellevoisin.

La comtesse de Montbel confie à Estelle Faguette la garde de ses enfants.

Luce de Montbel, épouse d'Arthur de La Rochefoucauld, a deux protégées : Estelle Faguette et la mère de Bernanos.

CPA du monastère.

La mère de Georges Bernanos (1888 - 1948), le grand romancier, est de Pellevoisin. Il y passe une partie de son enfance. Sa sépulture est au cimetière de Pellevoisin.

Le père de Jean Giraudoux (1882 - 1944), écrivain, est percepteur à Pellevoisin.

Pellevoisin, sur la hauteur entre l'Indre et le Nahon, nommée Pela vicinum (20 mai 1094)[1], Pellevezin (1235), de Pellevesino (1239), Pelavesin (1246), Prior de Pelivicino (1264), Poillevoisin (1648)[2][3]. Pela vicinum, Pélevoisin est un sobriquet pris de Pelare, mot barbare formé du mot lacin les cheveux et vicinum[4]. Selon Les noms de lieux de l'Indre, de Taverdet Gérard et Stéphane Gendron, Pela vicinum est un sobriquet pour désigner celui qui dépouille autrui[5].

Montbel est une station épipaléolithique sur la commune d'Heugnes à 4 km au nord-ouest du village de Pellevoisin [6]. Au lieu-dit Le Chêne Vert est découvert, en 1971, une station préhistorique à 1,5 km au nord-ouest du village de Pellevoisin, donc à 2,5 km de Montbel[7].

Le tumulus dit à tort romain est supposé être le tombeau d'un chef gaulois tombé au soir d'une bataille. Eugène Hubert parle de la découverte de cercueils gaulois à Pellevoisin[8]. Il devient une motte féodale au haut moyen-âge et on y ajoute une statue de la vierge, car le bourg est de tous temps très pieux.

Pellevoisin est riche d’une longue histoire remontant à la période gallo-romaine. Un important site gallo-romain est découvert aux Sablons à Pellevoisin[9] ainsi qu'une panne de marteau de forgeron gallo-romain, profession présente là du fait des nombreuses voies romaines qui passent par ce vicus[10].

L'église carolingienne de Pellevoisin est un édifice paléochrétien de la fin du Ve ou du VIe siècle[11]. Outre le tumulus trois mottes féodales assurent la défense de la bourgade. Ebbes le Noble de Déols, un des Princes de Déols, doit défendre une grande partie du Berry, contre des envahisseurs en 935/937. Il assemble ses vassaux dans la vallée de l'Indre On peut imaginer que les seigneurs de Buzançais, Palluau et Pellevoisin combattent les envahisseurs.

Un Pela vicinum est cité à l'abbaye de Marmoutier et à Pouancé parmi des donateurs en 1094.

L’église de Pellevoisin c'est la paroisse Saint-Pierre en 1162, et ensuite Saint-Pierre et Saint-Paul, mentionné pour la première fois dans le registre paroissial de l’année 1680[12]. La famille de Menou détient la seigneurie de Pellevoisin et le fief du Mée dès le XIVe siècle, elle fait construire le château forteresse du Mée au milieu du XVe siècle[13]. Ce château est un important poste militaire pendant la guerre de Cent ans. Il comporte alors cinq tours[14]. Le deuxième château de Poiriers (Montbel) est construit entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècles. Les deux châteaux sobnt étroitement liés à l'histoire de Pellevoisin.

Les Maussabré, vieille famille du coin, deviennent protestants et doivent émigrer. Pellevoisin est plutôt favorable à la Révolution. On y assiste à des ventes de biens nationaux, à des familles qui émigrent, dont à nouveau les Maussabré, mais il n'y a pas de massacres comme dans certaines provinces. La Vendée de Palluau est un épisode contre-révolutionnaire mais tardif.

Pendant les émeutes de la faim à Buzançais en 1847, avant l'arrivée des troupes une partie des insurgés monte vers le nord par Argy, Pellevoisin, Heugnes, d'où la révolte se réactive et s'étend sur la canton d'Écueillé (16, 17 et 18 janvier). Des bandes de cent cinquante à deux cents émeutiers parcourent la campagne en hurlant pour avoir du blé moins cher[15].

Suite à un phénomène miraculeux, les apparitions de la Vierge à Estelle Faguette (1843 - 1929), en 1876, Pellevoisin accueille depuis un pèlerinage Catholique à Notre-Dame de la Miséricorde, en septembre de chaque année. Une confrérie est créée (1877). Des travaux importants sont réalisés dans l'église paroissiale (1888). La Santa Casa est à l'origine d'Un monastère construit dans le village (1893). Mais aussi sont construits aussi le Grand Hôtel Notre-Dame de Pellevoisin (1901), qui accueille les pélerins et le sanatorium-orphelinat des Besses (1902).

Le Grand Hôtel Notre-Dame (1901) est transformé en hôpital, puis y sont internés pendant cent jours à la fin de l'année 1940 seize industriels et hommes politiques de renom, parmi lesquelles Vincent Auriol et Marcel Bloch (futur Marcel Dassault). Actuellement, cet ancien hôtel est occupé par l’Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique Moissons Nouvelles.

Les oeuvres de Mlle Bonjean, 167, rue de Rennes ont une direction laïque, catholique. Elles ont pour but de secourir la misère particulièrement de l'enfance et de la jeunesse la plus délaissée[16]. Les Besses est un lieu-dit situé à environ deux kilomètres du centre-bourg en direction d'Ecueillé. C'est à la fois un sanatorium et un orphelinat (1902). Bien des années plus tard, en 1987, des jeunes toxicomanes demandent au père Jean-Philippe, frère de Saint-Jean, d’ouvrir une maison familiale aux Besses pour eux, pour se refaire une santé physique, mentale et spirituelle, mais aussi, pour certains, découvrir Dieu.

La gare de Pellevoisin est mise en service en 1902. La gare de Pellevoisin appartient désormais à la Société pour l’Animation du Blanc Argent (SABA) qui dessert la ligne touristique Train du Bas-Berry.

Pellevoisin est problablement l'un des villages les plus littéraires de France. La guérison d'Estelle Faguette, la jeune malade moribonde, comme l'internement de dirigeants de la IIIe république ont fait couler beaucoup d'encre. Les rues Georges Bernanos et Jean Giraudoux se croisent. La mère de Georges Bernanos (1888 - 1948), le grand romancier, est de Pellevoisin. Il y passe une partie de son enfance. Sa sépulture est au cimetière de Pellevoisin. Le père de Jean Giraudoux (1882 - 1944), écrivain, est percepteur à Pellevoisin. Maria Férès (1920 - 2004) est une artiste lyrique (mezzo-soprano, interprète d'opéras, de mélodies, de musique ancienne, de musique contemporaine et de folklore français. Elle écrit plusieurs lettres à Marc Pincherle.

Pellevoisin a quelques commerces et un restaurant, mais aussi de nombreux artisans locaux. La zone artisanale du Paradis regroupe actuellement cinq entreprises. Au niveau santé, Pellevoisin dispose d’une Maison de Santé pluridisciplinaire, une pharmacie, l’EHPAD Béthanie, l'ITEP Moissons Nouvelles.

Pellevoisin est dotée d'une école maternelle et d’une école primaire associée avec celle d’Heugnes en RPI. Les associations présentes sur la commune offrent un certain nombre d’activités dont les deux plus représentatives sont la Banda avec les Pellevoi’zikos et la fête du Retour de la Vapeur. D’autres activités sont possibles : chasse, pêche, gymnastique, bibliothèque, Club de l’Amitié pour les anciens. La grande aire naturelle des Buissons permet de nombreuses activités de détente. Pour les amateurs de randonnées, plusieurs sentiers sont ouverts[17].

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Vue générale de Pellevoisin en 1903.

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LES SEIGNEURS[]

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Un seigneur médiéval.

Les Menou et leur château du Mée sont très longtemps les seigneurs majeurs de Pellevoisin.

Un seigneur Pela vicinum est cité à l'abbaye de Marmoutier (1094) ???

Peut-être Johannes de Pellevesin (Pellevoisin seigneur d'Écueillé) que l'on trouve comme caution dans un acte de 1212 relatif à l'abbaye de Baugerais. Jean de Pulvoysin, chevalier[18]

Guillaume de Pellevoisin 1235 - 1254. Vente par Guillaume de Pellevoisin, chevalier, pour 45 livres tournois de ses prés du Breuil sur l’Arnon entre Charost et le moulin de Croix, de rentes sur le moulin neuf de Pierre de Noereio et d’Arraud d’Espelins, sur 4 arpents de pré sous les Deux-Saints, avec abandon de ses droits sur le moulin (original mars 1238 n. st. et copie 1426). — Accord entre l’abbaye et Gautier de Charost sur les fossés creusés autour des prés achetés à Guillaume de Pellevoisin (1239). Guillaume de Pellevoisin est seigneur d'Ecueillé en 1239[19].

Guillaume II de Pellevoisin, 1283[20].

Jean de Pellevoisin 1350[21]. Il est aussi seigneur d'Ecueillé en 1350[22].


Jean de Pocquières est seigneur de Bélabre et de Pellevoisin (1372 - 1424). Chevalier. Par lettre de 1372, le roi, Charles V donne à son amé et féal chevalier Jehan de Pocquières...le chastel de Bel arbre, assis en Guienne, à trois lieues ou environ prez de Oblanc, confisqué sur Périchon de Naillac, Anglais tenant le party ennemy,et valant 120 livres de rente. Les deux seigneuries voisines de la Salle et de Bel Arbre sont réunies en 1498. La terre de Bélâbre appartient successivement à Pierre III de Pocquières, à Louis de Chazerat, à Jean de Durfort. Il épouse Catherine de Lespinasse.

La famille de Menou détient la seigneurie de Pellevoisin et le fief du Mée dès le XIVe siècle, elle a fait construire le château du Mée au milieu du XVe siècle[23]. Nicolas, troisième du nom, est propriétaire du chef de son épouse, avant 1345, de Boussay, Sennevières et autres seigneuries en Touraine, ainsi que du Méez et de terres considérables en Berry[24]. Son épouse, Jeanne Pean (Payen) est Dame de Palluau, décédée en 1346, fille unique et héritière du seigneur de Boussay (37), de Sennevières (37) et du Meez. Jean Pean (Payen), de son mariage avec Isabeau de Palluau descendante des Seigneurs de Palluau, a cette fille unique.

Esmon de Menou, 1533 ;

Louis de Menou, 1638 - 1656.

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On ne sait pas grand chose sur la généalogie de la famille de Pellevoisin.

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LES ÉCARTS[]

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Lieux habités[]

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La ferme de la famille de la mère de Bernanos, les Moreau, Villablin, près de Pellevoisin.

Vaux (85 h.), Le grand Cimetière, Faix, Poirier, Les Barreaux, Champs Barreaux, La Biaizerie, La Vestingerie, La Verrerie, Les Contons, Les Touches, Le Mée, la Justice, Le Bois-Guillaume, La Porcherie, l'Ouche-Guerrier, Chènevert, le Pouzat, Relay, Les Jarrosses, La Chuetterie, Le Petit Poirier, Naix, Le Bois-de-Devant, Les Buissons, Bellevue, Charbonnière, La Catinauderie, La Mauricerie, Villablin, La Pingauderie, Les Genets, La Métairie-des-Bois, Le petit Village, Le Rabry, La Rue Martin, La Savatte, Pury-Meunier, La Cassote, Le Rollon, Le champ des Pommiers, Beauchamps[25].

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Maisons isolées[]

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Le Danjon, La Maison-Comte, La Maison-Neuve, Le Moulin du Mée, La Milletterie, Bellebranche, l'Epinière, Roilaux, La Coudraie, Thiveau, Bougaudière, La Fosse-au-Loup, La Maurilière, Le Bois St-Père, Les Besses, Les Bergeries, La Folie[26].

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Sanatorium-orphelinat des Besses.

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PELLEVOISIN AVANT LE MOYEN-ÂGE (476)[]

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On trouve du silex blond du Berry autour de Pellevoisin, la station épipaléolithique de Montbel (à 4 km au nord-ouest du village) et une station préhistorique au Chêne Vert. Dès l'époque du tumulus certainement celte, Pellevoisin est un site gallo-romaine (Les Sablons)[27] lieu d'étape sur les voies romaines avec son forgeron.

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PELLEVOISIN À LA PRÉHISTOIRE[]

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Le silex blond du Berry.

Les silex de couleur blonde ne se rencontrent de façon exclusive que dans quelques secteurs particuliers des basses vallées de l’Indre et du Cher : nord du département de l’Indre (entre les communes de Pellevoisin au sud-ouest et de Buxeuil au nord-est) et environs de Vierzon (communes de Vierzon, Thénioux et de Saint-Georges-sur-Prée ; département du Cher)[28].

La spécialité du musée Grand Pressigny, ce sont  les livres de beurre.  Rien à voir avec un produit bien connu car il s’agit ici de silex de forme ovale et de couleur blonde trouvés en grande quantité dans le sol de la région. Leur ressemblance avec les mottes de beurre vendues sur les marchés autrefois leur a donné ce nom.

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Montbel station épipaléolithique[]

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Silex de la station épipaléolithique à La Butte Montbel.

À La Butte-Montbel, sur le territoire de la commune de Heugnes, on a la vue sur une partie du nord du Bas-Berry. Dès 12.500 BC des hommes y vivent. Montbel est une station épipaléolithique sur la commune d'Heugnes à 4 km au nord-ouest du village de Pellevoisin [29].

Des silex taillés et des burins, datant du mésolithique, découverts en 1972, attestent que la présence humaine sur ce territoire est des plus anciennes. Nous sommes visiblement en présence d'un groupe humain vivant de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Sur plus de 4.000 pièces étudiées, deux seulement sont du néolithique. Les conditions du gisement n'ont pas permis hélas de conserver du mobilier osseux, comme dans le Périgord[30].

L'horizon 5 de Birsmatten est semble-t-il le gisement avec lequel Montbel 7 présente le plus d'analogie, mais l'éloignement des 2 sites gène la comparaison. Le nombre très important d'éclats retouchés, la présence de triangles isocèles et scalènes dans des proportions sensiblement égales et l'absence de trapèze nous amène à placer cette station dans un épipaléolithique moyen, voire ancien. Montbel pourrait être le premier témoin d'un groupe autonome de population qu'il serait prématuré de vouloir dénommer en l'état actuel des recherches[31].

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Le Chêne Vert, station préhistorique[]

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Silex de la station préhistorique au lieu-dit Le Chêne Vert[32].

Au lieu-dit Le Chêne Vert est découvert, en 1971, une station préhistorique à 1 km au nord-ouest du village de Pellevoisin, donc à 3 km de Montbel. Cette petite station est située au carrefour entre la route départementale qui va à La Butte Montbel, puis Ecueillé et le chemin vicinal de Vaux[33].

Dans l'ensemble l'outillage est de dimension réduite, réalisé sur des éclats de silex épais. Le matériel a subi des dégradations suites aux labours[34].

Une hache en silex pratiquement entière et un éclat de tranchant sont réalisés dans un silex de coloris miel, dont certains bancs affleurent sur les plateaux avoisinants[35].

Léonard et Philippe Cuffez signalent la découverte de deux fragments de vases en schiste de couleur vert sombre, dont un avec des stries parallèles. Ils ressemblant à des vases de la période médiévale découverts à Chelles (Seine-et-Marne)[36].

La présence de micro-burins n'est pas sans rappeler la station de La Motte Beuvrier à Saint-Genou, fouillée par Gérard Coulon[37]. .

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Grattoirs et racloirs.

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DU TEMPS DE ROME[]

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On trouve à Pellevoisin un tumulus à Pellevoisin dit à tort romain. Un important site gallo-romain est découvert aux Sablons car le vicus est un carrefour de plusieurs voies romaines.

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Le tumulus de Pellevoisin[]

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Pellevoisin : le tumulus.

A l'âge du fer les Celtes une éminence artificielle, de forme diverse, recouvrant une sépulture. Le tumulus est un élément à part entière de leur architecture funéraire. On trouve à Pellevoisin un tumulus[38], dit parfois à tort romain, d’une dizaine de mètres de hauteur. Dans le Berry les tertres funéraires, appelés tombelles, des Bituriges se retrouvent dans une trentaine d'endroits[39].

Ce tumulus est supposé être le tombeau d'un chef gaulois tombé au soir d'une bataille. Il est surmonté d'un marronnier et d'une statue de la Vierge. Ce qui est certain, c'est le caractère funéraire du lieu. Des travaux de terrassement à l'occasion de la construction d'un hôtel-restaurant, des sarcophages sont mis à jour, ainsi que des ossements qu'il n'a pas été possible de dater avec certitude.

Eugène Hubert parle de la découverte de cercueils gaulois à Pellevoisin[40].


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Les voies romaines[]

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Les habitats ruraux et les voies romaines sont assez denses dès le IeR siècle avant J.C.[41].

Le tracé sinueux de la route qui traverse la région d'ouest en est en passant par Pellevoisin, Levroux, Brion, Issoudun, remonte certainement à l'époque celte[42].

Une voie romaine, qui va d'Orléans à Poitiers, passe par Luçay-le-Male (Luciacus), et ensuite la paroisse d'Heugnes (Ognia), puis rejoint Jeu-Maloches, Selles-sur-Nahon, et Pellevoisin. Peu après, elle traverse le hameau de Vaux et va à Villegouin[43].

La voie de Levroux-Pellevoisin-Tours, passant par Moulins-sur-Céphons.

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Le site gallo-romain des Sablons[]

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Hutte biturige en terre et bois.

Pellevoisin est riche d’une longue histoire remontant à la période gallo-romaine. Un important site gallo-romain est découvert aux Sablons à Pellevoisin[44] ainsi qu'une panne de marteau de forgeron gallo-romain, profession présente là du fait des nombreuses voies romaines [45].

Des traces importantes d'activité métallurgique (fer) y sont localisées[46].

Une vie gallo-romaine est prouvée par des tuiles historiées formant la frise d'un édifice antique, trouvées dans le sol de la commune, ainsi qu'un ichtus Iesou Christos Theou Uios Soter, traduction en caractères romains du monogramme grec du Christ (Jésus-Christ, fils du Dieu Sauveur)[47].

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Fortifications bituriges. Pellevoisin est-elle un vicus fortifié, avant les temps des trois mottes castrales et du château-fort du Méez ?

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PELLEVOISIN AU MOYEN-ÂGE (476 - 1492)[]

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Pellevoisin au haut Moyen Âge a déjà une église à la fin du Ve ou du VIe siècle[48], un tumulus et trois mottes féodales qui assurent la défense de la bourgade, notamment des envahisseurs en 935/937.

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AU HAUT MOYEN-ÂGE (473 - 1000)[]

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L'église carolingienne de Pellevoisin est un édifice paléochrétien de la fin du Ve ou du VIe siècle[49]. Outre le tumulus, trois mottes féodales assurent la défense de la bourgade. Quand Ebbes le Noble de Déols, un des Princes de Déols, doit défendre une grande partie du Berry, contre des envahisseurs, en 935/937, ses vassaux dans la vallée de l'Indre, on peut en déduire que les seigneurs de Buzançais, Palluau et Pellevoisin sont du nombre.

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L'église carolingienne de Pellevoisin[]

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Ėglise de San Pedro de la Nave (fin du VIIe siècle) est de la même époque que la première de Pellevoisin que L. Roubet les attribue à la période antique.

L’église actuelle de Pellevoisin est probablement construite au début du XIIe siècle à l’emplacement ou à proximité immédiate d’une église carolingienne[50].

Des briques historiées représentant notamment une sirène-poisson, des modillons de terre cuites, des sarcophages en pierre sont découverts lors d’importants travaux de restauration effectués à l‘intérieur et aux abords de l’église de 1873 à 1875. Les briques historiées sont publiées en 1879 par L. Roubet qui les attribue à la période antique[51].

A Pellevoisin, les premières inhumations dans l’église sont probablement effectuées dès le début du moyen âge.

Tous ces vestiges sont malheureusement perdus, mais quelques briques historiées et un modillon, conservés au presbytère, ont été photographiés par Eugène Hubert, archiviste du département de l’Indre. Plus tard elles sont étudiées par plusieurs spécialistes du Haut Moyen Age qui démontrent qu’elles appartiennent à la période carolingienne (Vieillard-Troïekouroff M. 1969), (Leclercq-Marx J. 1997). Des sépultures sous tuiles sont également découvertes, deux tegulae conservées au presbytère peuvent en provenir, ce qui témoigne de la présence probable d’un édifice paléochrétien de la fin du Ve ou du VIe siècle[52].

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Les mottes castrales (Xe s.)[]

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Bricquebec vers l'An Mille. La motte castrale ressemble à celle de Pela vicinum.

Motte féodale à Pellevoisin.

Le tumulus gaulois de Pellevoisin devient une motte castrale. Le tumulus de Pellevoisin se caractérise par sa hauteur importante dans le paysage[53].

En Europe occidentale, au Xe siècle, l'armée carolingienne se montre trop lourde pour réagir aux rapides raids vikings, hongrois et sarrasins. La défense s'organise donc localement autour des mottes, rapides à construire, et qui utilisent des matériaux peu coûteux et disponibles partout. Elles sont jusqu’au XIIe siècle, les ancêtres des maisons fortes des petits seigneurs et des forteresses des grands féodaux.

Datant vraisemblablement d'avant l'an 1000, trois mottes féodales parfaitement conservées sont encore visibles :

deux dans le bois des Mottes, à quelques centaines de mètres de la route de Pellevoisin à Heugnes
et une dans le bois de La Jarrerie, route de Valençay.

Entourées de fossés circulaires de plus de 100 mètres, sur chacune d'elles s'élève une tour en bois destinée à la surveillance et à la défense au cœur du castrum, résidence du seigneur. Sites occupés par des seigneurs dont les noms n'ont pas été retenus[54].

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Lutte contre les envahisseurs[]

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[Ebbes le Noble de Déols

, Prince de Déols est le père de Raoul le Large de Déols qui fait bâtir le Chasteau Raoul (Châteauroux). Ce denier combat certainement les Hongrois avec son père en 937.]]

Raid hongrois de 937 ?

Le donjon de Foulques Nerra à Loches, où se réfugient les moines de Saint-Genou.

Ebbes le Noble de Déols, Prince de Déols, doit défendre une grande partie du Berry, en 935. Il assemble ses vassaux. Selon le chroniqueur Flodoard il attaque les Normands qui pillent le Berry et la Touraine. Les envahisseurs viennent de ravager les provinces de Bretagne, d'Anjou et du Maine, sans être stoppés. C’est avec la plus grande bravoure qu’Ebbes le Noble de Déols lutte contre les Vikings à Châtillon-Indre, aux confins de ses terres[55], puis à Loches. Et après ses deux victoires, il poursuit les fuyards jusqu'à la Loire[56].

Comme les chanoines de Saint Martin de Tours ne parlent pas de ce raid normand en 935[57] et que les faits ressemblent étonnamment à ceux de 937 contre les Hongrois, il est presque certain que se sont les mêmes.

Certes aucune série d’annales françaises ne mentionne de raid hongrois en Berry en 935. Seul Raynal se fiant à la Chronique de Déols nous en parle. Par contre, des documents européens datant de cette époque parlent de raids en 937 et 938[58]. Le 24 mars 937 les Magyars (Hongrois) faisant irruption en Occident parcourent la France, du Rhin à la Garonne. Orléans, qui est la cité privilégiée et naturellement indiquée par sa position centrale, est l'objectif de ces barbares.

Toutefois ils ont avant cela ravagé le Berry. Les descendants des Huns s’approchent donc avec assurance des murs de la cité de Déols sans être inquiétés par personne. C’est alors qu’ils se voient poursuivis et rigoureusement attaqués par Ebbes. On sait que ces barbares: sont vaincus entre Loches et Châtillon, par ce Prince. Il les fait décamper en les poussant au delà de la Loire qu'ils refranchissent aussitôt[59]. Ebbes est blessé d'un coup de lance[60]. De cette hypothèse, une note d'un  manuscrit de la Chronique de Richard  de Poitiers en fait une certitude. 

Dans le ms. Ottoboni 750 au Vatican, on lit ce qui suit au fol.67 verso, à propos des luttes d'[Ebbes le Noble de Déols]] contre les Hongrois :

Quos Ebbo Biturica, Dolensiscenobii, coegit et ibi  vulneratus ad mortem obiit, in  ecclesia Sancti Aniani sepultus, sicut Translalione sancti Gildasii reperitur [61].

En tous les cas la terreur est générale. Loin des envahisseurs, Mainon, abbé du monastère Saint-Genou de l'Estrée, s'enfuit, avant d'avoir rien vu, jusqu'à Saint-Pierre du Moustier, dans le sud du Limousin, avec ses moines et les reliques de saint Genou[62].

Selon d'autres sources les religieux se réfugient dans le château de Loches, castrum Luccasi et à leur retour ils s'installent dans le castrum Palutillus, Palluau, qui est juste une motte féodale, certainement vaguement fortifiée.

Ebbes le Noble de Déols, un des Princes de Déols, doit défendre une grande partie du Berry, en 935. Il assemble ses vassaux. Selon le chroniqueur Flodoard il attaque es Normands qui pillent le Berry et la Touraine. Les envahisseurs viennent de ravager les provinces de Bretagne, d'Anjou et du Maine, sans être stoppés. C’est avec la plus grande bravoure qu’Ebbes lutte contre les Vikings à Châtillon-Indre, aux confins de ses terres[63], puis à Loches. On peut imaginer que les seigneurs de Buzançais, Palluau et Pellevoisin combattent les envahisseurs.

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MOYEN-ÂGE CENTRAL (1000 - 1300)[]

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Un Pela vicinum est cité à l'abbaye de Marmoutier parmi des donateurs en 1094. L’église de Pellevoisin c'est la paroisse Saint-Pierre en 1162, qui devient la paroisse Saint-Pierre et Saint-Paul, mentionnée pour la première fois dans le registre paroissial de l’année 1680[64].

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Silvester Pela vicinum (1094)[]

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Un Silvester Pela vicinum est cité parmi les donateurs de Marmoutier en 1094.

Foule au pied du château médiéval lors de l'édition 2013 des Médiévales des Marches.

Un Silvester Pela Vicinum est cité (ligne 1.13) parmi les donateurs dans les nombreuses donations faites à Marmoutier par Gauthier le Hai, seigneur de Pouancé, et sa femme Basilia, en son château, et confirmation à Marmoutier, où, partant pour Rome, il reçoit le bénéfice de l'association spirituelle, en 1094.

L'abbaye de Marmoutier (Tours) ne reprend vie qu'à la fin du Xe siècle. L'abbé Mayeul vient alors de Cluny avec 13 religieux afin de restaurer la vie monastique. Ultérieurement, une dédicace, datée de 1096 et signée du pape Urbain II, met en évidence que le monument, sous sa nouvelle forme à caractère roman, et a été probablement réédifié sous l'impulsion de l'abbé Barthélémy. L'abbaye connait son apogée au Moyen Âge et ses dépendances s'étendent dans une bonne partie de la France médiévale et jusqu'en Angleterre.

D'ailleurs, le 20 mai 1094 (fiabilité : étude diplomatique) Gauthier le Hai, seigneur de Pouancé (porte de l'Anjou aux Marches de Bretagne) en son château de Poentiacum, et l'on retrouve la charte au Chapitre de cette abbaye du diocèse Tours[65].

Dès la fin du haut Moyen Age, le site de Pouancé, est situé aux confins des Marches de la Bretagne et de l'Anjou. La première mention du château remonte à la période 1049-1060 dans la pancarte de Carbay. Le comte d'Anjou y entretient des hommes et un vicarius. Il est vraisemblable que Gautier Haï, seigneur de Pouancé-Martigné, autour de 1100, ait assis son pouvoir châtelain sur les lambeaux d'une circonscription antérieure. En 1094, Gautier Hai est seigneur de plein droit. Le seigneur part en pèlerinage. Le château est alors le siège d'une grande seigneurie. Les autres donateurs sont certainement des obligés du seigneur. Silvester Pela Vicinum est-il un partisan du Comte Foulques IV d'Anjou, dit le Réchin dans cette partie de la vallée de l'Indre ?

Ce Silvester Pela Vicinum (1094)est-il un ancêtre de Guillaume II de Pellevoisin (1283) ???[66].


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L'église médiévale (XIIe s.)[]

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L’église de Pellevoisin dépend rn 1162 de l’abbaye Bénédictine Saint-Sauveur de Villeloin (crée en 858).

Dans une charte de l’an 1162, (n° CXXIV) l’église de Pellevoisin Ecclesiam Sancti Petri de Pelavicino est citée par Pierre de La Châtre, archevêque de Bourges (1141 - 1171) dans laquelle il énumère les églises de son diocèse appartenant à la même abbaye[67]. L’église est construite avant 1162, car il s’agit à notre connaissance de la mention la plus ancienne de l’église.

La belle église ogivale de Pellevoisin, dont parle Eugène Hubert[68], dépend en 1162 de l’abbaye Bénédictine Saint-Sauveur de Villeloin, située à Villeloin-Coulangé, en Indre-et-Loire, fondée en 858[69]. La dîme y dépend de l’abbaye de Villeloin[70].

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Un Pela vicinum est cité à l'abbaye de Marmoutier parmi des donateurs en 1094.

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BAS MOYEN-ÂGE (1300 - 1492)[]

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Le château du Mée est un important poste militaire pendant la guerre de Cent ans. Il comporte alors cinq tours[71]. .

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Les Maussabré avant 1492[]

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Les Maussabré sont seigneurs de Châteauvieux en 1380.

La Sabardière (Nouans-les-Fontaines), de nos jours.

La ferme de la Terre du Bois-Saint-Père, de nos jours.

Les premiers seigneurs majeurs d'Heugnes sont les Maussabré, également seigneur de Pellevoisin. Le nom de Maussabré, provenant d’un ancêtre Chevalier, Gilbert, resté mutilé, pendant les croisades et que ses compagnons n’appellent plus après ce drame que le mau sabré (= mal sabré)[72].

Cette famille est possessionnée dans le Blaifois et la Touraine, dès le XIIe siècle : Châteauvieux, près Saint-Aignan, la Sabardiere, qui relevé de Montrésor, & Heugnes, qui relève du Comté de Bufançois. Après 1380 il ne reste à cette Famille, de la Seigneurie d'Heugnes, que la Terre du Bois-Saint-Père, qui en est un démembrement, un arrière-fief[73].

Le fief et seigneurie du Bois Saint Père consiste en une métairie située dans la paroisse d’Heugnes. Le fief de Bois Saint Pierre, se retrouve paroisse de Pellevoisin, vaut 40 livres 6 sous 6 deniers, en 1639[74]. L'hommage que Guillaume II de Maussabré rend en 1406 au Seigneur, Baron de Buzançois, pour la seigneurie du Bois Saint Père nous apprend que celle-ci est située à l'époque dans l'étendue des paroisses de Pellevoisin, d'Heugnes, de Préaux et de Villegouin. Il s'agit donc d'un arrière-fief important, même s'il est précisé que ses dîmes ne lui rapportent plus que 5 ou 6 muids de blé, comprenez environ 10 quintaux.


Etienne de Maussabré est père de Guillaume, mariée à Jeanne Basset. Ils sont les parents de :

Guillaume II de Maussabré, écuyer, capitaine du château de Loches, 23e gouverneur de cette ville en 1380, seigneur du Bois-Saint-Père, de La Sabardière, de Vaux et de Châteauvieux. Il est l'époux de Jeanne de La Vernelle, fille de Guillaume de La Vernelle, seigneur de Saint-Martin-de-Lamps et du Bois-Saint-Père et d'Isabeau de Palluau.
Guillaume III de Maussabré, fils du précédent, est Seigneur du Bois-Saint-Père et de la Sabardière. Il achète de différents particuliers la terre et seigneurie de Villablin, qui relève du fief de Bois-Saint-Père. Marié en 1424 à Isabeau de Sorbiers[75]. Ils ont cinq enfants.

La famille de Maussabré va se séparer en cinq branches.

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PELLEVOISIN DE 1492 À 1789[]

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A cette époque sont construits à Pellevoisin l'un des derniers châteaux-forts et l'un des rares exemplaires de château illiustant l'art classique des XVIIe et du XVIIIe siècles du Bas-Berry.

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La Renaissance[]

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Les Maussabré (XVIe s.)[]

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Bois-Rabry.

Sceau des Sorbiers.

Jean de Maussabré (1425 - ap. 1480) est auteur de la branche des seigneurs du Bois-Saint-Père. Il partage devant le juge à Loches, en 1470, les terres de la seigneurie du Bois-Saint-Père avec sa famille. Seigneur du Bois-Saint-Père, avec les dîmes, bois, rentes, terrages qui en dépendent. Elles sont sises avec leurs dépendances ès-paroiffes de Pellevoifin, Heugnes, Préaux, Villegouin & Selles-sur-Nahon[76]. Il a deux fils, avec Marguerite du Verdier (x 1480).

François de Maussabré du Bois-Saint-Père (1480 - ap. 1530), coseigneur du Bois-Saint-Père, marié en 1509 à Françoise de Laudière, fille de René de Laudière, escuyer, seigneur du Poirier (Gehée) et de Puy Meunier (Selles-sur-Nahon), succède à son père. François et Françoise de Laudière ont plusieurs enfants dont :
Jean II de Maussabré (1510 - ap. 1543), Seigneur du Grand Hôtel d'Heugnes, de Poiriers de Puy Ménier et du Rabry, homme d'armes dans la Compagnie de Mr d'Aumont. Il se marie, en 1534, avec Françoise de Riou, fille de François de Riou, escuyer, seigneur du Grand Hôtel d'Heugnes et du Bois-Rabry. La dot est donc L'Hôtel d'Heugnes qui va perdurer au-delà la Révolution et la maison forte du Rabry. En 1535 et 1541, il rend hommage à l'amiral Philippe Chabot. Nous avons aussi l'aveu et dénombrement du fief du Grand Hôtel d'Heugnes, fait en 1543 par Jean Maussabré, écuyer, à cause de sa femme, à messire Philippe Chabot[77].

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Les Maussabré protestants[]

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Anne de Cholet est la fille de Charles de Cholet, seigneur du château de La Joubardiere.

Château du Rabry à Heugnes.

Du temps des guerres de religion les châteaux des Maussabré, qui sont protestants, sont incendiés[78]. Jean II de Maussabré et Françoise de Riou ont trois fils :

Brice de Maussabré, Seigneur du Rabry et de l'Hôtel de Heugnes, est UN homme d'armes de la Compagnie de Mr de Lancosme. De religion protestante il doit s'exiler avec sa femme et ses enfants. Leurs biens furent vendus ou donnés par le Roi à Jean de Menou, seigneur du Mée, qui en obtint la confiscation[79].
François de Maussabré, seigneur de La Gentillère et du Puy de Cloué. Il vend à son cousin François, seigneur de Villablin le fief du Puy de Cloué ainsi que sa part des dîmes et arrérages de la seigneurie du Bois-Saint-Père. De religion protestante, il périt au cours d'une guerre de religion et ses enfants fuient à l'étranger.
Denis de Maussabré (ca 1540 - 1614), Seigneur de La Baraterie, de La Maison-Neuve, de La Cour. Il porte les armes pour le parti huguenot, mais réintègre le sein de l'Eglise catholique. Il épouse à Palluau-sur-Indre, le 11 août 1559, Anne de Chollet, fille de Charles de Cholet, seigneur de la Joubardière (Palluau), et d'Olive de Laudière.


En 1590, Gilles de Quinault, seigneur de Pellevoisin et abbé commendataire de Saint-Genou partage ses terres. Il donne Le Rabry à son gendre, Jean de Menou. Ce dernier reçoit, le 29 janvier 1590, au nom de sa femme, les fiefs et seigneuries du Bois-Saint-Père, de l'Hôtel d'Heugnes et du Rabry, que son beau-père a acquis de Brice de Maussabré, seigneur des dits lieux[80]. Ce sont de toutes façons des biens certainement achetés une misère à une famille de réformés contrainte à l'exil.

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Les deux châteaux[]

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L'histoire du château de Poirier-Montbel est liée à celle de celui du Mée-Menou et de Pellevoisin.

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Le château du Méez ou Mée[]

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Blason des Menou : De gueules à la bande d'or.

Château du Méez à Pellevoisin.

Sceaux des Menou.

La famille de Menou est une famille subsistante de la noblesse française d'extraction chevaleresque originaire du Perche. Cette ancienne maison, dont les premiers sujets sont qualifiés chevaliers croisés, est connue, selon Woëlmont, depuis 1055 et a donné plusieurs croisés de 1096 à 1270. Ses armes figurent à la Salle des Croisades du Palais de Versailles. Elle croit pouvoir établir sa filiation depuis Guillaume, sgr de Feuillet et de Menou, le 1er des chevaliers croisés, en IO96 et 1121[81]. Selon Chérin, le généalogiste des Ordres du roi, (1774) :

La maison de Menou réunit tout ce qui constitue la bonne noblesse, l'ancienneté, de grandes charges, des services militaires distingués et des alliances illustres. Elle prit son nom d'une terre située au Perche. Elle est connue depuis 1121, et prouve sa filiation depuis 1272


Nicolas, troisième du nom, est propriétaire du chef de son épouse), avant 1345, de Boussay, Sennevières et autres seigneuries en Touraine, ainsi que du Méez et de terres considérables en Berry[82]. Son épouse, Jeanne Pean (Payen) est Dame de Palluau, décédée en 1346, fille unique et héritière du seigneur de Boussay (37), de Sennevières (37) et du Meez. Jean Pean (Payen), de son mariage avec Isabeau de Palluau descendante des Seigneurs de Palluau, a cette fille unique.

Jean de Menou, cinquième du nom, seigneur du Meix, suit son père à la bataille de Poitiers (1356, où il est fait prisonnier avec le roi Jean, et conduit en Angleterre à la suite de ce prince. Il donne à Colinet, son troisième fils, les terres du Meix et de Lougny, avec tous les droits et revenus, consistant en maisons, hébergements, garennes, terres, prés, vignes, cens, dîmes, rentes, hommes et femmes de corps et de service, etc.[83].

Nicolas de Menou, troisième fils de Jean de Menou, seigneur de Boussay et du Méez, capitaine de cinquante hommes d'armes et chambellan du roi, épouse demoiselle Isabeau Grasleuil, dame de la Boutelaye, d'une ancienne et très noble famille du Berry. Il est l'auteur de la branche du Méez de Pellevoisin[84]. Il est écuyer, seigneur du Méez, de la Boutelaye et de Pellevoisin

La famille de Menou détient la seigneurie de Pellevoisin et le fief du Mée dès le XIVe siècle, elle a fait construire le château du Mée au milieu du XVe siècle[85].

Le corps de logis s'appuie sur une tour d'angle et une tour au centre du bâtiment. Il est à l'origine entourée par une enceinte renforcée par des tours d'angle. Une aile est ajoutée sur le flanc est au XVIIe siècle.

Le château du Mée est un important poste militaire pendant la guerre de Cent ans. Il comporte alors cinq tours. L'édifice se compose actuellement d'un corps de logis auquel sont accolées deux tours rondes coiffées de hourds et de mâchicoulis.

Cette partie primitive du château est modifiée au XVIIIe siècle. Deux annexes sont accolées sur la façade ouest, dans l'angle sud des tours. La façade est complètement refaite là encore au XVIIIe siècle. A l'extrémité sud de ce corps de logis, est bâtie au XVIIIe siècle une aile perpendiculairement.

A l'écart du château sont conservés des éléments de l'ancien édifice : une tour située à l'est dans le prolongement de l'aile sud ; une ferme ; au fond du jardin, un petit bâtiment semi circulaire[86].


Louis de Menou ° ~1402 + 1462 seigneur du Méez-de-Menou, La Boutelaye, Couzières, Nantillay, Loigni et du Plessis de Pellevoisin (ce dernier fief par achat ~1450 à Jean de Trousseauville, chevalier) (héritier en 1445 de son oncle Jean, seigneur de Remenonville et Jupilles, avec Isabeau, sa tante, dame de Sennevières, Palluau et Marteau, et son cousin Jean, seigneur de Boussay, la Ferté et Villegongis) ép. ~1425 Jeanne de Thais, dame de Couzières et Nantillay (fille de Jacques et de Catherine Isoré, fille de Jean, seigneur de Pleumartin ; famille tourangelle)[87].

Paroisse de Pellevoisin. Dîme de Montgenault. Procès entre Jules-Gilbert de Montbel, comte de Palluau, et le seigneur de Menou, au sujet de l’étendue de cette dîme[88].

Donation de 250 livres de rente et d’une somme de 1.199 livres, faite aux Augustins de Châtillon par Charlotte de Grenaisie, veuve de Jacques de Menou, en son vivant chevalier, seigneur du Mez et de Pellevoisin. —

Louis Edmond Félicité de Menou du Mée est né le 19 septembre 1787 et décédé le 26 février 1852 au château de Mée Pellevoisin, à l'âge de 64 ans. Il est Comte et Maire de Pellevoisin.


Le Mée est édifié pour la famille de Menou qui conserve le domaine jusqu'à la mort du dernier Menou du Mée en 1889. La propriété est ensuite acquise par le comte Arthur de La Rochefoucauld, lointain cousin des Menou. Elle est comme le château de Montbel la propriété d'un industriel flamand qui y fait d'importants travaux de restauration.

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Le château de Montbel[]

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Blason Montbel.

Ruines du château d'Entremont, dit de Montbel (Xe siècle), en Savoie.

Le château de Montbel et son parc.

Quartiers du père le la comtesse Luve de Montbel.

Portrait de Marie-Luce de Montbel (1835 - 1920).

Arthur de La Rochefoucauld-Estissac.

Grotte de Notre Dame de Lourdes au Château de Montbel.

Le château de Montbel en 2021.

Dans son Armorial général de France, d'Hozier, considère que la lignée des Montbel commence avec Philippe d'Entremont, époux de Lucrèce de Lascaris, seigneur de Montbel. Il participe à la première croisade et meurt au siège d'Antioche[89][90]. Les premiers Montbel sont seigneur de Montbel, d'Entremont (Entremont-le-Vieux actuellement Entremont et Entremont le Jeune actuellement Saint Pierre d'Entremont (Savoie et Isère) et de l'Epine). Le château de L'Epine, situé au mandement de Montbel, a été construit par Guillaume de Montbel, en souvenir de son retour de Terre Sainte, où il accompagne Saint-Louis en 1248 et revient avec une épine de la Sainte Couronne[91].


Au XVIe siècle, le petit fief de Poiriers appartient à une famille périgourdine, les Lostenges qui le vendent à la famille de Menou au siècle suivant. Il ne subsiste aucun vestige du premier château de Poiriers. Seigneurie du Poirier (paroisse de Pellevoisin). - Déclarations de cette seigneurie au Roi (1 pièce papier, 3 pièces parchemin, 1543-1553). - Cens et rentes dus à la seigneurie sur des terres sises paroisse de Pellevoisin : déclarations, procès, etc. (11 pièces papier, 10 pièces parchemin, 1531-1777).


Le chevalier Aymon de Menou (1581 - 1651), Sieur de Menou de Poiriers et du Rabry épouse en 1611 Magdeleine de Marolles (1597 - 1633). Ils sont les parents de Charlotte de Menou (ap. 1611 - 1669), en 1647, qui hérite de Poiriers (Pellevoisin). Devenue veuve, Charlotte de Menou ne tarde pas à convoler en de nouvelles noces. Le 16 septembre 1647, elle épouse Antoine de Montbel (1600 - 1660), écuyer, seigneur de Champeron, d'une bonne famille de Touraine. Poiriers Passe ainsi aux Montbel avec le comte Antoine de Montbel, sieur de Menou de Poiriers et du Rabry et autres lieux.


L'art classique des XVIIe et du XVIIIe siècles a une présence discrète dans les Bas-Berry. Le château de La Ferté-Gilbert à Reuilly est l'œuvre de Mansart. Le Poirier-Montbel rappelle le château Saint-Senoch à Varennes[92]. Le deuxième château de Poiriers est construit entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècles. Le château est composé d'un corps principal cantonné de courtes ailes et s'élève sur deux niveaux. La seule animation réside dans l'avant-corps central, en faible saillie, surmonté d'un fronton triangulaire éclairé d'un œil-de-bœuf.

Les Montbel atteignent, une position importante au XVIIIe siècle, grâce à leurs charges auprès de la famille royale :


René de Montbel (1716 - 1780), fils d'un lieutenant-colonel de cavalerie au régiment de Noailles-cavallerie, Comte de Pellevoiin et Palluau, chevalier de Saint-Louis, page à la Petite Écurie en 1730 : capitaine au régiment de Noailles-cavalerie... Il reçoit provisions de sous-gouverneur des duc de Berry et comtes de Provence et d'Artois. Le 7 juin 1773, à la suite d’un travail que le duc de La Vrillière a fait avec Louis XV pour remplir les charges de la Maison de Mme la comtesse d’Artois, et, pour la Chapelle et la Maison de Mgr le comte d’Artois M. de Montbel est nommé Premier Maître d’Hôtel de la Maison de Mme la comtesse d’Artois. Il est aussi Brigadier des armées du roi (général)[93]. Son titre de marquis est un titre de courtoisie. Les Montbel (Touraine, Poitou) sont comtes, par érection de la terre de Palluau, sous le nom de Montbel, en faveur de René François de Montbel, sous-gouverneur des enfants de France, en avril 1770[94].

René de Montbel (1716 - 1780) se marie le 19 février 1745 avec Antoinette Gabrielle de Farjonel d'Hauterive (1726 - 1794). Le personnage le plus important de la famille est cette Comtesse, puis Marquise de Montbel, qui est Dame pour accompagner la comtesse d'Artois en 1776. Ce service dure jusqu'en 1789[95][96]. La princesse d'Artois est assez isolée au sein de la famille royale. Les distractions sont rares, à part des visites à la Comtesse de Montbel à l’attique de l’aile des Princes du château de Versailles[97].Nous ne la voyons que dans une seule source dame d'honneur de la Reine Marie-Antoinette. C'est elle qui, vers 1770, entreprend d'embellir la décoration intérieure du château, notamment par la mise en place de belles boiseries du rez-de-chaussée et du premier étage.


Leur fils, le marquis Jules-Gilbert de Montbel (1748 - 1806), est gentilhomme d'honneur du comte de Provence en 1771[98], maréchal de camp et premier maître d'hôtel de la comtesse d'Artois. Il émigre et devient à la Restauration premier chambellan de Monsieur, futur Charles X. Il se marie le 18 février 1771 à Paris avec Marie Marc Charlotte Barrin (° 1749), fille d'Achille-Marc Barrin (1715 - 1782), chevalier, marquis de Fromenteau, lieutenant-général des armées du Roi.


Louis-Joseph de Montbel (1772 - 1860) est Premier Chambellan de Monsieur, puis Gentilhomme honoraire du Roi Charles X et député de l'Indre. Marié le 11 mai 1801 à Ansbach, avec Marie Aglaé de Vassan (1781 - 1869)


Le vicomte Charles Joseph de Montbel est décédé en 1840, à l'âge d'environ 28 ans. Marié le 7 avril 1834 à Étrechet, avec Jenny Crublier de Fougères (1816 - 1885), fille de Léon Crublier de Fougères (1785 - 1865), seigneur de Chandaire, député de l'Indre.


Le château de Montbel abrite la comtesse de Montbel, avant de devenir, suite à un mariage la propriété de La Rochefoucauld-Montbel. Les Montbel restent propriétaires du château jusqu'en 1854, date du mariage de Luce de Montbel avec le comte de la Rochefoucauld. A la suite d'un mariage, les de Montbel s'allient à la famille de La Rochefoucauld. Ainsi nait la branche La Rochefoucauld-Montbel dont les descendants vivent jusqu'en 1976 au château de Poiriers. Luce de Montbel (1835 - 1920) se marie le 18 septembre 1854 à Orléans, avec le Comte Arthur de La Rochefoucauld (1831 - 1888), maire de Pellevoisin, propriétaire. Il est le fils de Alexandre-Jules de La Rochefoucauld (1796 – 1856), 3e duc d'Estissac, colonel, aide de camp de Louis-Philippe, député.

À partir de 1930, la famille de La Rochefoucauld entreprend des restaurations sur l'aile droite, ouverte côté parc par de larges baies surbaissées et le réaménagement des pièces du premier étage. Le parc est réaménagé par les paysagistes Henri et Achille Duchesne qui composent, du côté de l'entrée de Montbel, un jardin à la française et à l'arrière un vaste parc à l'anglaise. Dans le parc, une grotte bâtie sur le lieu des apparitions de la Vierge à Estelle Faguette, domestique des La Rochefoucauld, en 1876.

Le château de Montbel est vendu comme le château du Mée, en 1976, à Luc De Clerck, industriel flamand qui restaure les deux châteaux.

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L'église de Pellevoisin[]

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Le recensement des inhumations est réalisé à partir des registres d’état civil de Pellevoisin numérisés par le service des archives départementales, dont les plus anciens datent de 1638, quelques informations proviennent des notes d’Eugène Hubert archiviste de l’Indre. Plusieurs ouvrages cités à la fin de cet article ont également été consultés. Au total 74 inhumations sont recensées mais elles sont beaucoup plus nombreuses car il manque toutes les informations antérieures à 1638[99].

Les personnes qui ont le privilège d’être inhumées à l’intérieur de l’église sont majoritairement des nobles, les autres probablement des personnages importants et /ou de généreux donateurs, mais on trouve également des personnes de condition modeste. On remarque notamment plusieurs domestiques des seigneurs du Mée. Les emplacements des inhumations sont parfois indiqués, le chœur est réservé aux seigneurs du Mée, la proximité des fonts baptismaux à la famille de Maussabré de Villablin, la nef est mentionnée pour trois inhumations mais les défunts n’appartiennent pas tous à la noblesse, la proximité de la petite porte pour un maçon[100].

Sur la place de l’église de Pellevoisin un petit calvaire et une pierre tombale sur laquelle est gravée une simple croix chrétienne sont les seuls témoins de l’ancien cimetière entourant jadis l’église[101].

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Pellevoisin à cette époque[]

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Fief de la Veyrie ou de Senaudonne (paroisse de Pellevoisin) : fois et hommages, aveux et dénombrements rendus à la seigneurie de Palluau, mutations, procès, etc. (6 pièces papier, 4 pièce parchemin, 1613-1781).

Cens et rentes dus à la seigneurie sur des terres sises paroisse de Villegouin : déclarations, procès, etc. (6 pièces papier, 1764-1767). Dossier 6. Seigneurie du Mée (paroisse de Pellevoisin) : cens et rentes dus à la seigneurie sur des terres sises paroisse de Pellevoisin (7 pièces papier, 1728-1754).

Au XVIe siècle Bail, pour neuf ans, par les religieux de l’abbaye de Notre-Dame du Landais, à Pierre Masson, laboureur, demeurant au lieu de la Pétronille, paroisse de Selles-sur-Nahon, des terres et prés dépendant de la rente des Poitoux, situés dans les paroisses de Pellevoisin, Heugnes et Selles-sur-Nahon ; et ce, moyennant 40 livres et deux chapons par an.

Sentence du juge de Pellevoisin, portant transaction entre l’abbé du Landais et le curé de Pellevoisin, par laquelle celui-ci continuera à payer à l’abbé et à ses successeurs trois boisseaux de froment de rente, et ce dernier fournira chaque année, le jeudi absolu (jeudi-saint), « de pain convenable a consacrer le corps de Dieu comme il est acoustumé faire, et tant quil en fauldra pour fournir tous et chacuns les paroissiens et recevans le corps Nostre Seigneur le jour de Pasques » en la paroisse de Pellevoisin. En outre, le curé ira chercher ledit pain à l’abbaye, et réciproquement l’abbé fera prendre les trois boisseaux susdits à Pellevoisin.

Heugnes est une commune bremalière, passez-moi cette expression berrichonne, comme Jeu-Maloches, Pellevoisin, Le Tranger, Cléré-du-Bois... De bru mâle, c'est-à-dire la bruyère la plus élevée, l'erica scoparia des botanistes, qui peuple les nombreuses brandes[102].

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PELLEVOISIN DE 1789 À 1876[]

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Après une période révolutionnaire relativement calme à Pellevoisin et le petit épisode contre-révolutionnaire tardif venant de Palluau, le village vit à l'ombre de ses deux châteaux sous la Restauration. Le seul évênement tristement marquant c'est les émeutes de la faim en 1847. Comme pour la Vendée de Palluau les bandes armées viennent d'une autre bourgade.

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PELLEVOISIN DE 1789 À 1815[]

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Pellevoisin est plutôt favorable à la Révolution. On y assiste à des ventes de biens nationaux, à des familles qui émigrent, mais il n'y a de massacres comme dans certaines provinces. La Vendée de Palluau est un épisode contre-révolutionnaire mais tardif.

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Des victimes[]

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Jean-Baptiste Rollin de Fougerat, curé de Pellevoisin, est condamné 1792-an VIII est guillotiné.

Les ventes de biens nationaux et des familles qui émigrent c'est partout en France.

François de Maussabré (né à Villablin, paroisse de Pellevoisin, en 1723), curé de Quincé de 1753 à 1776, quitte Quincé pour le prieuré d’Heugnes dans le diocèse de Bourges, prieuré rattaché à l’abbaye de Vendôme, comme celui de La Colombe. Il est titulaire de la chapelle de la Mariagère en 1783[103] et de celle de La Madelaine en 1785. Suspect, comme frère d'émigré, bien que fidel à la Révolution, il est obligé, lui aussi, de payer son contingent à la prison, doublement, et comme prisonnier et comme riche ; car, détenu le 4 décembre 1793, il doit payer 400 francs de contribution. Cherrier le met en liberté, le 2 décembre 1794, l'estimant doux et bienfaisant[104]. La famille Maussabré (possessionnés à Gehée, Orville, Pellevoisin) doit émigrer[105].

Jean-Baptiste Rollin de Fougerat, curé de Pellevoisin, est condamné 1792-an VIII est guillotiné (exécuté révolutionnairement) à Châteauroux (arrêt du tribunal criminel du 19 octobre 1793)[106]. Représenté par ses neveux Jean-Antoine Rollin de Courtaillet et Nicolas-Antoine Rollin, propriétaire à Cléry touchent une indemnité de 3.780 francs absorbée par le passif pour le domaine des Genets (Pellevoisin), acquis par lui révolutionnairement le 16 septembre 1791 et revendu à folle-enchère. 1825-1829[107].

Biens nationaux (2 Q 1411) :

Feuilles individuelles de décompte pour acquisition de biens nationaux, contenant la désignation des biens, le nom de l’ancien propriétaire, la date et le prix de vente, les sommes payées, le calcul des intérêts, et le projet de décompte arrêté par le directeur des domaines ; classés dans l’ordre des cantons et des communes du XXe siècle. Canton d’Ecueillé. Pellevoisin. 1791-1813.[108].

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La Vendée de Palluau[]

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La Vendée de Palluau : En jaune, les villages hostiles à la république. En vert, les petites villes tenues par les bleus. En rouge, les bourgs attaqués par les chouans. Le cercle bleu correspond à La Montée Rouge où a lieu le massacre.

Le cœur chouan du monument de La Montée Rouge.

En 1796, pendant la Vendée de Palluau, le propriétaire du château du Rabris à Heugnes, M. de Marolles est l'un des chefs du soulèvement. Les gendarmes, le 11 mars 1796 (21 Ventôse An IV) se sont ...

...transportés... au Rabry, commune d'Heugnes, maison de La Vieille-Marolle et à la métairie d'Heugnes, appartenant au citoyen Beauvilliers, pour y faire la recherche et arrestation du curé de Saint-Flovier, dans lesquels endroits sus énoncés n'y avons trouvé aucun citoyen suspect.

Cela ne plaît pas aux habitants de la paroisse. Une vingtaine de jeunes paysans principalement d'Heugnes attaquent une douzaine de gendarmes à Pellevoisin, retranchés dans le cabaret de la veuve Sarrazin. Ceux-ci doivent fuir sans leurs chevaux à Buzançais. Deux d'entre eux sont blessés, et quatre autres sont faits prisonniers. Après cette victoire les jeunes paysans d'Heugnes avec d'autres insurgés libèrent Palluau, où l'enthousiasme est général, passent à Villegouin et prennent Ecueillé.

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Pellevoisin de 1815 à 1876[]

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Bardin (Charles, vicomte de), frère d'un émigré avec son fils mort en Westphalie le 9 août 1798, capitaine d’infanterie habitant à Pellevoisin, mort à Velles le 2 vendémiaire an XI. Représenté par ses neveux. Indemnité de 35.493 francs, absorbés par le passif. 1825-1829[109].

Hilaire (Jacques d’), comte de Joviac, né le 29 juin 1754. Réclamant par lui-même pour les terres de Chambon, Jeu-Maloches et la Jarrie (Chambon, Jeu, Argy, Pellevoisin et Gehée). Indemnité de 123.650 francs réduite à 26.687 francs. 1825-1829[110].

Maussabré de Villablin (Joseph de), colonel d’infanterie en retraite, mort à Pellevoisin, le 27 septembre 1816, est représenté par Isidore-François qui suit : Louis de Maussabré ; Marie-Suzanne, épouse de Philippe Dorsanne, et Louise Fortunée, épouse du Baron de Chamans. Indemnité de 10.800 francs pour le domaine de la Grande-Cimetière (Pellevoisin), et la moitié du domaine de Bascout (Gehée)[111].

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Les émeutes de la faim en 1847[]

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Les trois jours d’émeute à Buzançais et ses environs.

Les moulins sont pillés comme les châteaux et les maisons des bourgeois.

Les émeutes de 1847 gagnent les brandes d'Heugnes.

Un véritable climat de peur s'installe dès octobre 1846. L'effervescence des esprits est attisée par l'attitude de certains propriétaires qui attendent que les cours s'élèvent encore pour vendre leur blé. Des émeutes sont liées donc aux renchérissements des denrées alimentaires – le prix du pain est multiplié par deux – et au chômage qui sévit pendant l’hiver, se produisent[112].

Le 13 janvier 1847, la maladie de la pomme de terre provoque des troubles de grande ampleur dans le Berry. Plusieurs domiciles sont dévastés, un meunier qui fait feu sur la foule est tué après avoir tué un émeutier. Un chargement de blé est accaparé à Buzançais par le peuple. La foule s'empare du grain, fixe un prix et le vend. Cette vente forcée va être le début de la Jacquerie de Buzançais et de sa région, les 13, 14 et 15 janvier 1847.

Avant l'arrivée des troupes une partie des insurgés monte vers le nord par Argy, Pellevoisin, Heugnes, d'où la révolte se réactive et s'étend sur la canton d'Écueillé (16, 17 et 18 janvier). Des bandes de cent cinquante à deux cents émeutiers parcourent la campagne aux cris :

Le blé à 3 F le double décalitre[113].

Tour à tour, Pellevoisin et Villegouin, le 16 ; Jeu-Maloches, Heugnes et Selles-sur-Nahon, le 17 ; Gehée et Frédille, le 18, imposent cette tarification aux grands propriétaires[114].

Des châteaux sont pillés. Pour calmer les esprits, le conseil municipal à Heugnes encadre des ventes forcées de grain. Ce qui va lui valoir d'être suspendu par le préfet[115].

Le maire d’Écueillé refuse. Pour le faire fléchir, le 19 janvier, certains habitants de Heugnes marchent à travers les brandes, où ils sont rapidement dispersés. Dix personnes sont condamnées à plusieurs années d’emprisonnement. Étienne Moreau, garde champêtre, décéde, un an plus tard, à la centrale de Fontevraud. Le seul mort connu issu de ces frondes rurales[116].

Cela se traduit par des pillages, des destructions de moulins, et surtout de machines à battre et de charrues, accusés de supprimer des emplois agricoles[117].

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Les émeutes de la faim en 1847 à Buzançais concernent aussi Peevoisin et Heugnes.

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APPARITIONS MARIALES (1876)[]

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Quand Estelle Faguette annonce sa guérison imminente personne ne veut la croire.

Suite à un phénomène miraculeux dans les années 1870, Pellevoisin accueille un pèlerinage Catholique à Notre-Dame de la Miséricorde, en septembre de chaque année.

Une confrérie est créée (1877). Des travaux importants sont réalisés dans l'église paroissiale (1888). La Santa Casa est à l'origine d'un monastère construit dans le village (1893). Mais aussi sont construits aussi le Grand Hôtel Notre-Dame de Pellevoisin (1901), qui accueille les pélerins et le sanatorium-orphelinat des Besses (1902).

En 1923 c'est la création de l’Association des Amis des Ouvrières, pour offrir à des ouvrières parisiennes pieuses une semaine de vacances. La maison prend rapidement le nom de Béthanie. Quelques années plus tard, l’association élargit son activité et organise, jusqu’au milieu des années 40, des colonies de vacances pour les enfants des ouvrières, puis en 1949 la maison Béthanie, se transforme pour y accueillir des ouvrières âgées...[118].

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Estelle Faguette[]

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Vitrail de l'église de Nangis représentant l'apparition de la Vierge à Estelle Faguette.

Estelle Faguette (1843 - 1929) est née à Saint-Memmie (Champagne), et décédée le 23 août 1929 à Pellevoisin. Ses parents sont des exploitants de carrière et aubergistes ruinés. Une chute lui entraîne un handicap physique important qui l'empêche d'être religieuse.

En 1865, elle entre au service de Claire de Montbel, comtesse de La Rochefoucauld, au départ comme simple domestique, puis comme femme de chambre de la comtesse. Dès lors, elle suit les allées et venues de ses employeurs, de Paris au château de Montbel. Elle fait venir ses parents très pauvres et âgés à Pellevoisin.

En 1875, Estelle Faguette (1843 - 1929) a une péritonite tuberculeuse, un handicap au genou suite à sa chute, la phtisie (tuberculose pulmonaire)[119]. Le 29 août 1875, le professeur Bucquoy, de la faculté de médecine de Paris, la déclare irrémédiablement perdue. Après l'avoir soignée sur Paris, il la fait renvoyer au château de Montbel. Le Dr Bernard, consulté dans les premiers jours de septembre 1875, n'est guère plus optimiste que son confrère parisien[120].

Marie-Luce de Montbel, qui a épousé en 1854 le comte Arthur, a apporté en dot le château de Poiriers-Montbel. Elle est l'unique héritière de Charles-Joseph de Montbel. Les malheurs de sa femme de chambre la désole. Vu le caractère incurable de sa maladie, elle lui achête une concession au cimetière de Pellevoisin.

Estelle Faguette (1843 - 1929) écrit, avec un cœur d’enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge. Elle lui demande d’intercéder auprès de son divin Fils pour obtenir sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés. Elle dépose cette lettre à la grotte de Montbel, près du château des La Rochefoucauld pour qui elle travaille.

La Vierge Marie répond à cette lettre par quinze apparitions de février à décembre 1876, au cours desquelles elle éduque Estelle à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde. Estelle raconte :

Elle se retourna vers moi et me dit doucement : “Ne crains rien, tu sais bien que tu es ma fille. Courage, prends patience, mon Fils va se laisser toucher. Tu souffriras encore cinq jours, en l’honneur des cinq plaies de mon Fils. Samedi, tu seras morte ou guérie” [121].

Le 19 février 1876, Estelle est entièrement guérie et va vivre jusqu'à 86 ans. Une fois guérie, elle reprend son service de domestique et poursuit sa vie dans la discrétion. Toutefois elle demande à l’Église, et obtient la création du scapulaire du Sacré-Cœur, ainsi que d'une confrérie de fidèles. Elle dit aussi avoir eu des apparitions après sa guérison.

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La confrérie (1877)[]

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Estelle Faguette.

Au printemps 1877, le pape Pie IX (1846-1878) approuve le projet d’une confrérie en l’honneur de Notre-Dame de Pellevoisin, sous le titre de « Mère toute Miséricordieuse ». Cette confrérie est instituée le 28 juillet de la même année. Le 5 décembre 1878, Mgr La Tour d’Auvergne ouvre une enquête canonique sur les apparitions, de nombreuses personnes ayant été témoins des extases d'Estelle dans sa chambre. Mais le décès de l'évêque l'année suivante, avant la fin des travaux de la commission, met fin à l'enquête.

En 1899, le nouvel archevêque, Mgr Servonnet, ordonne une nouvelle enquête, mais celle-ci n'est pas menée à terme.

La reconnaissance en 1983 du caractère miraculeux de la guérison de la voyante, Estelle Faguette, aménent certains auteurs à anticiper une reconnaissance officielle[122].

Notre-Dame de Pellevoisin, communément appelée Notre-Dame de Miséricorde, est le vocable aujourd'hui utilisé couramment pour désigner la Vierge Marie telle qu'elle serait apparue à Estelle Faguette, jeune femme de 32 ans atteinte d’une maladie incurable, dans le village de Pellevoisin (Indre) à quinze reprises au cours de l'année 1876. À la troisième apparition, du 16 février, Marie s'était présentée à Estelle comme « toute Miséricordieuse » ; l’Église retiendra ultérieurement le vocable de "Notre Dame de Miséricorde" quand il s'agira de nommer "Notre Dame de Pellevoisin" : c'est celui retenu pour le scapulaire [123].

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Restauration de l'église (1888)[]

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En 1888, de nouveaux travaux importants sont réalisés dans la paroisse : une chapelle est construite sous le clocher à la demande du comte Arthur de La Rochefoucauld qui en assure le financement. La même année, une seconde chapelle formant transept est construite à la demande et aux frais de deux Pellevoisinois, Fernand Delaistre et Caroline Paris, son épouse[124].

L'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul possède une façade datée de 1758, tandis que l'intérieur a été fortement restauré dans les années 1870. L'installation des vitraux de cette église a fait l'objet de plusieurs campagnes. La première a été confiée aux ateliers Lobin (Tours), qui ont réalisé les vitraux du chœur (baies 0 à 4) et de la nef (baies 8 et 9) entre 1867 et 1875, la seconde correspond aux vitraux de la chapelle nord, signés H. Baboneau et datés de 1894 (baies 5 et 7), tandis que la verrière de la chapelle sud (baie 6) est issue de l'atelier de J.P. Florence (Tours, 1895). Les autres baies de la nef et de la tribune, non étudiées ici, comportent des compositions géométriques non datées (baies 10, 11 et 12)[125].

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La Santa Casa (après 1876)[]

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Presbytére, église, maison des apparitions (1876).

Les Dominicaines qui s'installent à Pellevoisin acceptent avec joie de demeurer provisoirement dans la Santa Casa, maison des apparitions de Notre-Dame. A peine arrivées, les saintes filles reçoivent les encouragements paternels et une bénédiction spéciale de Mgr l'archevêque de Bourges :

Qui, a dit le Pontife , je bénis la pieuse communauté qui priera pour sa bienfaitrice et pour tout le diocèse.

Qu'elle est cette bienfaitrice dont parle Mgr Boyer ? Dans son pieux voyage de Châtellerault à Pellevoisin, le nouvel essaim est accompagné d'une autre fille de notre Bienheureux Père, unie à la famille dominicaine par les liens du Tiers-Ordre. Première dépositaire en un sens des révélations de la Vierge de Pellevoisin, puisque c'est dans sa maison qu'ont lieu les apparitions, Claire de Montbel, épouse du comte Arthur de La Roche foucault médite, depuis longtemps, le projet d'y établir un couvent de religieuses contemplatives. La fondation dominicaine de Pellevoisin est donc l'oeuvre de sa pieuse et noble générosité. Elle espère que le ciel la bénira et qu'il lui permettra de donner bientôt à ses so

eurs en religion une maison conforme aux règles de leure Ordre et assez grande pour abriter de nombreuses postulantes qui, plus tard, deviendront de ferventes professes. Elle porte dès maintenant le nom de la Mère toute miséricordieuse qui est celui sous lequel la sainte Vierge veut être honorée à Pellevoisin[126].

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Le couvent (1893)[]

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Le couvent de Pellevoisin (cpa AD Indre).

L'installation d'un couvent de dominicaines dans la maison de l'apparition, l'accueil de pèlerins et l'organisation de pèlerinages contribuent à développer une dévotion à un niveau local. Le sanctuaire de Pellevoisin annonce que dès la première année des apparitions, un grand pèlerinage diocésain et même régional s'est rassemblé, presque chaque année, dans le sanctuaire[127].

Dès cette année, après la guérison miraculeuse de la voyante, Monseigneur Charles-Amable de La Tour d'Auvergne-Lauraguais, archevêque de Bourges, autorise l'installation d'un oratoire dans la chambre dite des apparitions, pour une dévotion privée[128].

La maison, située dans le village, appartient en effet au comte Arthur de La Rochefoucauld-Montbel, branche de la prestigieuse Maison de La Rochefoucauld. Madame la comtesse s'investit sans compter dans la création du sanctuaire et du développement des premiers pèlerinages. On lui doit l'installation du couvent des sœurs contemplatives dominicaines dès 1893, qui resteront à Pellevoisin jusqu'à l’installation de sœurs de la Communauté Saint-Jean, en juin 1998, par Mgr Pierre Plateau, archevêque de Bourges.

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Estelle Faguette âgée.

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PELLEVOISIN AU XXe SIÈCLE[]

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La guérison d'Estelle est officiellement déclarée miraculeuse, le 8 septembre 1983, par Mgr Paul Vignancour, alors archevêque de Bourges. Cette déclaration fait suite à tous les actes favorables et marques de bienveillance des souverains pontifes et des archevêques de Bourges à l'égard de Pellevoisin depuis plus d'un siècle.

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Le Grand Hôtel Notre-Dame (1902)[]

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Le Grand Hôtel Notre-Dame est construit dès 1902 et achevé en 1921.

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Hôtel pour pélerins (1901 - 1940)[]

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Le Grand Hôtel Notre-Dame de Pellevoisin.

Cette impressionnante bâtisse à l'entrée sud de Pellevoisin est construite entre 1902 et 1921. Tout au long de l'année 1902, la société immobilière du Grand Hôtel, dirigée par des amis de Pellevoisin, notemment Joseph Motte, industriel de Tourcoing, et Édouard Geelhand, industriel d'Anvers, surveille la construction de cet hôtel pour y héberger les centaines de pélerins qui séjournent et prient près du sanctuaire marial[129].

La façade arrière conserve l'inscription d'origine Grand Hôtel Notre Dame. Quand il n'y a pas de pélerins des commerciaux et des retraités le fréquentent. Le curé Salmon demande sa retraite et obtient de la mener jusqu'à sa mort dans son cher Pellevoisin. C'est au Grand Hôtel de Notre-Dame qu'il finit ses jours, errant la nuit dans les couloirs pas chauffés. Après la guerre de 14 éclate une violente dispute entre les associés de la Société du Grand Hôtel. Mgr Bauron s'emporte contre M. Motte.

Il y a aussi à Pellevoisin un hôtel de la Poste et un hôtel du Cheval Blanc et à peu de distance se dresse un magnifique calvaire encore en construction.


Après la déclaration de guerre de 1939, la ville de Strasbourg est déclarée zone militaire par l'État-major français et évacuée d'office. Les hospices civils sont évacués principalement dans la cité-sanitaire de Clairevivre dans la région de Salagnac. Le Grand Hôtel Notre-Dame de Pellevoisin est réquisitionné et transformé en hôpital pour y accueillir les grands malades incurables de l'hospice général de Strasbourg. Ils y restent de septembre 1939 à septembre 1940[130].

Après l'Armistice de juin 1940, les nazis annexent l'Alsace-Lorraine. Le retour des Hospices civils de Strasbourg en Alsace est réalisé du 1e septembre au 21 octobre 1940 en utilisant 7 trains spéciaux rapatriant 1 735 personnes et tout le matériel dans 166 fourgons.

D'après les personnalités internées à Pellevoisin qui vont les remplacer, le 22 septembre, les chambres sont sales, sans rideaux, sans chauffage central et la nourriture froide et mauvaise.

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Internement administratif (1940)[]

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Les internés administratifs de Pellevoison sont là pour âtre chatiés et vont l'être à Riom.

Le Grand Hôtel Notre-Dame de Pellevoisin va devenir une prison d'Etat du 22 septembre au 31 décembre 1940.

C'est ainsi que de septembre à décembre 1940, 16 hommes allaient y connaître la vie de prisonniers dans des chambres transformées en cellules. Il s'agissait de Paul Reynaud (président du Conseil), Vincent Auriol (futur président de la République), Marx Dormoy, Georges Mandel, Charles Pomaret, le sénateur Schrameck, le député Salomon Grumbach, Eugène Montel, Raymond Philippe, P.L.Weiller, Devoitine, Singer, Marcel Bloch/Dassault, Sokolowski, Jacques Moutet (arrêté à la place de son père). Ils furent transférés de Pellevoisin à Aubenas, puis à Vals, dans l'Ardèche.

Puis en prison d’État, un an plus tard, pour des hommes politiques français tels que Vincent Auriol, Paul Reynaud, Marcel Dassault, Max Dormoy ou encore Georges Mandel par exemple.

Considérées par le régime de Vichy comme "individu[s] dangereux pour la Défense nationale et la sécurité publique", seize personnalités sont internées à Pellevoisin du 22 septembre au 31 décembre 1940 entre les murs du Grand Hôtel Notre-Dame, transformé en « prison d'État ».

Parmi elles, un ancien Président du Conseil, Paul Reynaud ; Vincent Auriol, futur premier président de la IVe République; quatre anciens ministres : Marx Dormoy (sénateur Maire de Montluçon, ancien ministre de l'Intérieur du gouvernement Blum), Georges Mandel (ancien ministre des colonies), Jules Moch (ministre des Travaux publics et des transports du 2e cabinet Blum) et Charles Pomaret (ancien ministre de l'intérieur) ; des anciens parlementaires : le sénateur Abraham Schrameck, le député Salomon Grumbach ; Eugène Montel (ami de Léon Blum), Jacques Moutet (fils de l'ancien ministre Georges Moutet) ; des hommes d'affaires et des industriels : Raymond Philippe, Paul Louis Weiler, Emile Devoitine, Marcel Singer, Marcel Bloch-Dassault ; enfin, un ancien collaborateur de Laval, Wladimir Sokolowski.

Considérées par le régime de Vichy comme "individu[s] dangereux pour la Défense nationale et la sécurité publique", seize personnalités sont internées à Pellevoisin entre les murs du Grand Hôtel Notre-Dame, transformé en « prison d'État ».

Trop près de la ligne de démarcation, les internés de Pellevoisin sont transférés début janvier 1941 à Aubenas puis à Vals en Ardèche.

Le 16-11-1940, Pétain fait transférer son prédécesseur Paul Reynaud avec Mandel de Chazeron à Pellevoisin pour y etre interné Administratif.

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Moissons Nouvelles (1969)[]

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Pendant une vingtaine d'années, le Grand Hôtel Notre Dame resta occupé par les gardes mobiles.

Ensuite, c'est l'association Le Caducée qui gére pendant près de dix ans le Centre de Rééducation Médico-Psycho-Pédagogique.

En 1969, Moissons Nouvelles prend en charge l'établissement. Cette association nationale à but non lucratif a son siège à Paris. Créée en Algérie en 1942 jusqu'à l'indépendance de ce pays, elle a géré de nombreux établissements pour jeunes en difficultés, mais aussi une école d'éducateurs. Lors de l'indépendance de l'Algérie, elle s'est organisée en France et a ouvert son premier établissement en Moselle dès 1961. Actuellement, l'Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique (ITEP) de Pellevoisin accueille en internat des jeunes de 6 à 18 ans souffrant de troubles du comportement.

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La gare (1902)[]

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La gare de Pellevoisin et le Grand Hôtel Notre-Dame (cpa datant d'après 1902).

Départ du dernier train de voyageurs en gare de Pellevoisin, le 21 septembre 1980 (Photo : Serge Baliziaux).

Pellevoisin attire les passionnés de matériel ferrovière et de machinisme agricole anciens.

La gare de Pellevoisin est mise en service en 1902.

En 1868, le premier projet de ligne reliant Le Blanc à Argent-sur-Sauldre. La construction de la voie ferrée de 191 km, avec des rails DC 25 (double champignon sur coussinets avec coins) commence en 1901. La ligne comporte 40 gares ou haltes.

¤ 16/12/1901 : livraison de la section Salbris - Romorantin = 30 km.

¤ 15/05/1902 : livraison de la section Salbris - Argent-sur-Sauldre = 41 km.

¤ 06/10/1902 : livraison de la section Romorantin - Écueillé = 47 km.

¤ 17/11/1902 : livraison de la section Écueillé - Le Blanc = 73 km (et donc la gare de Pellevoisin).

La gare de Pellevoisin est construite dans le style Blanc-Argent, avec un bâtiment voyageur et une halle accolée. Sa mise en service intervient probablement vers 1902, peu après la livraison de l'infrastructure de la ligne, entre la gare d'Écueillé et la gare du Blanc, le 17 novembre 1902.

C'est une gare désormais de la Société pour l’Animation du Blanc Argent (SABA) desservie par la ligne touristique Train du Bas-Berry. Le Train du Bas-Berry est un chemin de fer touristique1 géré par la société pour l'animation du Blanc-Argent (SABA), qui fait circuler des trains historiques sur la ligne, à voie métrique, d'Argy à Valençay, section de l'ancienne ligne du Blanc Argent. La ligne évolue de villages en villages en traversant la campagne du Berry.

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Les Besses (1902)[]

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Les oeuvres de Mlle Bonjean, 167, rue de Rennes. Fond. et dirigées par Mlle Bonjean. — Direction laïque, cath. ont pour but de secourir la misère particulièrement de l'enfance et de la jeunesse la plus délaissée[131]. Les Besses est un lieu-dit situé à environ deux kilomètres du centre-bourg en direction d'Ecueillé. C'est à la fois un sanatorium et un orphelinat.

Depuis 1987, après une quinzaine d'années creuses, les lieux sont repris par l'Association Saint Jean-Espérance qui œuvre pour la réinsertion d'hommes de 18 à 35 ans victimes de la drogue.

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Le sanatorium et orphelinat (1902)[]

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Le sanatorium-orphelinat des Besses.

Le sanatorium-orphelinat des Besses.

Le lieu-dit des Besses constitué d'une ferme, déjà répertoriée au cadastre napoléonien de 1835, et d'une grande bâtisse associée à un prieuré, construite probablement dans la seconde moitié du XIXe siècle, est la propriété de la Congrégation des Petites Soeurs du Coeur Sacré de Jésus.

En 1902, ce lieu devient un centre d'accueil pour enfants de la région parisienne en grande précarité sociale, sanitaire et psychique sous l'égide de l'Oeuvre de Mademoiselle Bonjean créée en 1898. A cette époque, le centre a une triple vocation : pouponnière (moins de 2 ans), sanatorium et orphelinat (garçons de 1 à 5 ans et filles jusqu'à 21 ans). Incertitude : est-ce un orphelinat ? est-ce un sanatorium ? En faveur du sanatorium, il y a quelques cartes postales ou quelques allusions, trouvées dans des courriers, à une santé fragile. En faveur de l'orphelinat, on note la difficulté qu'ont beaucoup de veuves de guerre d'assumer totalement l'entretien de leurs enfants. Des amis, cousins germains natifs de Pellevoisin, se sont retrouvés dans ce centre, mieux traités que dans leurs familles par des dames de la bonne société venues de Paris.

Cette même œuvre caritative crée à la même époque une école ménagère rurale pour jeunes filles de plus de 12 ans à la Métairie de Naix. Cette activité perdure jusqu'au début des années 70 avec l'orphelinat.

Après la Grande Guerre, le sanatorium de Pellevoisin, dans l'Indre, appartient à une oeuvre de Mademoiselle Bonjean, peut-être, pour tourner les lois laïques sur les congrégations, le faux nez d'une association religieuse, qui patronne d'autres établissements à Tours. Quoique, dans la course aux orphelins qui s'est engagée dès 1914 entre les cléricaux et les laïques, nul n'a intérêt à cacher sa bannière.

On ne peut guère se faire une idée précise de la vie à l'orphelinat à partir des courriers retrouvés. Il ne reste que des cartes postales éditées par l'institution qui montrent le cadre champêtre dans lequel vivent les petites pensionnaires. Celles-ci posent sagement devant des bâtiments élégants, d'allure rurale. Les plus jeunes, proprement habillées d'une petite robe chasuble claire, un chapeau de paille sur la tête l'été, une courte pèlerine avec capuche l'hiver, se donnent la main. Les plus âgées portent la même robe, mais serrée à la taille. Toutes ces gamines paraissent en bonne santé : s'il s'agit réellement d'un sanatorium, l'air campagnard de l'Indre a fait des miracles… Les deux cousins disent qu'ils n'ont plus connu la misère comme dans leurs familles. C'est certainement pour leur éviter cela qu'ils ont été accueuillis dans cet orphelinat.

Le préventorium Asile des Besses à Pellevoisin est pour enfants entre trois et huit ans, comte 50 lits, coûte 3 francs ...[132]. Pour s'inscrire au Sanaturium de Pellevoisin, il faut aller 167, rue de Rennes à la Fondation de Mlle Bonjean. Le sanatorium a entre 60 à 70 places est destiné aux filles jusqu'à 21 ans, ou aux garçons jusqu'à 6 ans. Il faut être cath. Le prix est variable[133].

La Pouponnière de Pellevoisin (Indre) dépent de l'oeuvre de Mlle Bonjean, 167, rue de Rennes. Elle est destinée aux enfants pauvres, orphelins ou abandonnés, de 1 à 5 ans (garçons), de tout âge (filles). Prix : 25 fr. par mois, 50 fr. d'entrée. Grat. pour un certain nombre[134].

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La réinsertion des drogués (1987)[]

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Le prieuré Sainte-Marie-Madeleine.

Dans le diocèse de Bourges, on trouve le prieuré Sainte-Marie-Madeleine au milieu des champs à quelques encablures du village de Pellevoisin. Les 8 à 10 frères qui le composent vivent sur le site avec une dizaine de jeunes hommes souhaitant sortir de la toxicomanie[135].

En 1987, des jeunes toxicomanes demandent au Père Jean-Philippe, frère de Saint-Jean, d’ouvrir une maison familiale aux Besses pour eux, pour se refaire une santé physique, mentale et spirituelle, mais aussi, pour certains, découvrir Dieu.

A la suite d’une neuvaine rue du Bac, le Père Jean-Philippe ouvre une maison d’accueil pour toxicomanes à Pellevoisin sur les hauteurs à l’écart du village. Dans ce village berrichon, proche de Châteauroux, il découvre un sanctuaire marial consacré à Marie, mère toute miséricordieuse. C’est ainsi que la Sainte Vierge, la mère de Jésus, déclare :

Je choisis les petits et les faibles pour publier ma gloire.

Frappé de la lumière que ce message de Marie donnait à son action, le père Jean-Philippe n’hésite pas à confier à Marie la maison qu’il vient d’ouvrir, pour qu’Elle puisse y accueillir ses pauvres. C’est ainsi que tous ceux qui le désirent peuvent désormais entamer une démarche spirituelle de découverte ou de re-découverte de la foi.

L’association Saint Jean Espérance est une œuvre commune entre religieux et laïcs. Cette maison ouvre avec l’aide des Frères de Saint-Jean mais aussi avec le soutien de nombreux laïcs pour le financement, l’encadrement et la structure juridique de l’Association.

En 1989 une autre maison d’accueil ouvre : la Bretèche, près d’Angers. En 2014, les Soeurs Apostoliques de Saint-Jean ouvrent une maison pour les filles à Méobecq (sud de Chateauroux).

C'est là la première mission des frères, dans le cadre de l’association Saint Jean Espérance : accompagner ces jeunes dans leur chemin de libération tout au long des 18 mois de leur séjour[136].

La deuxième mission est l'animation du sanctuaire marial situé dans le village depuis la Vierge Marie, vénérée sous le titre de Notre-Dame de la Miséricorde. Le sanctuaire reçoit environ 20.000 visites chaque année. Enfin, les frères ont la responsabilité pastorale de la paroisse (5500 habitants répartis sur 10 communes)[137].

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Historique de l'Ehpad Béthanie (1923 - ????)[]

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En 1923 c'est la création de l’Association des Amis des Ouvrières, pour offrir à des ouvrières parisiennes pieuses une semaine de vacances. La maison prend rapidement le nom de Béthanie. Quelques années plus tard, l’association élargit son activité et organise, jusqu’au milieu des années 40, des colonies de vacances pour les enfants des ouvrières, puis en 1949 la maison Béthanie, se transforme pour y accueillir des ouvrières âgées...[138].

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Les calvaires sont des relais mysthiques.

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UN VILLAGE LITTÉRAIRE[]

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Pellevoisin est problablement l'un des villages les plus littéraires de France. La guérison d'Estelle Faguette, la jeune malade moribonde, comme l'internement de dirigeants de la IIIe république ont fait couler beaucoup d'encre. Les rues Georges Bernanos et Jean Giraudoux se croisent. La mère de Georges Bernanos (1888 - 1948), le grand romancier, est de Pellevoisin. Il y passe une partie de son enfance. Sa sépulture est au cimetière de Pellevoisin. Le père de Jean Giraudoux (1882 - 1944), écrivain, est percepteur à Pellevoisin.

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Georges Bernanos[]

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François Moreau, grand-père maternel de Georges Bernanos.

La mère de Bernanos, Marie-Clémence Bernanos, plus communément appelée Hermance, (1858-8 mars 1930), fille de François Moreau et d'Hermance Pennin.

La mère de Georges Bernanos et ses enfants à Pellevoisin.

Sa deuxième maison de vacances : Fressin.

Fressin rend hommage à Georges Bernanos.

La tombe de Bernanos, de sa mère, et de son épouse, descendante du frère de Jeanne d'Arc.

Le Dialogue des Carmélites (1983)

Sa famille descend d'un Pierre Burnanos (1520 - 1612), militaire de l'armée de Charles Quint, installé en Lorraine. Sans doute de petite noblesse, comme beaucoup d'Espagnols après la Reconquista, son descendant Jean Bernanos, né à Metz le 6 mars 1648 est capitaine de cavalerie avant de s'établir à la côte de Saint-Domingue dans les années 1670. Capitaine flibustier, puis corsaire et planteur, il est promu par ordre du roi major de Port-de-Paix à Saint-Domingue. Il meurt glorieusement au combat, en juin 1696. Un parent de Jean Bernanos, Claude Bernanos, devient aussi capitaine flibustier, à Saint-Domingue, au début du XVIIIe siècle

Georges Bernanos, auteur de La Joie, Nous autres Français, du Journal d'un curé de campagne, de la Nouvelle Histoire de Mouchette, Les Grands Cimetières sous la lune, Dialogue des Carmélites ou encore d'Écrits de combats, passe ses vacances à Pellevoisin durant son enfance et repose aujourd’hui dans le cimetière aux côtés de sa mère depuis 1948. François Moreau, le grand-père maternel de Georges Bernanos, est cultivateur à Pellevoisin. Cette famille, quoique très modeste, appartient à cette vieille paysannerie française que Bernanos considére comme l'alliée naturelle de la noblesse :

C'étaient des gens de l'ancienne France, c'étaient des gens qui savaient vivre, et s'ils sentaient un peu fort la pipe ou la prise, ils ne puaient pas la boutique, ils n'avaient pas ces têtes de boutiquiers, de sacristains, d'huissiers, des têtes qui ont l'air d'avoir poussé dans les caves. Ils ressemblaient plus à Vauban, à Turenne, à des Valois, à des Bourbons, qu'à M. Philippe Henriot par exemple — ou à n'importe quel autre bourgeois bien-pensant...[139].

Sa mère, Clémence Moreau (1855 - 1930) est une protégée de la comtesse Luce de Montbel, épouse d'Arthur de La Rochefoucauld. Bien qu'issue d'une famille de paysans berrichons pauvres originaire de Pellevoisin elle la marie avec Jean-François Bernanos, prénommé ordinairement Émile, (31 mars 1854-2janvier 1927). Doué d'un goût artistique peu commun et d'un réel sens des affaires, Émile réussit brillamment dans son métier de tapissier décorateur qui travaille parfois pour la famille à Paris et Pellevoisin.

Georges Bernanos garde de son éducation la foi catholique et les convictions monarchistes de ses parents. Il passe donc une grande partie de sa jeunesse à Pellevoisin, puis à Fressin, en Artois. Il écrit en 1939 dans Nous autres Français :

Nous avons été elevés par de trop bonnes mères, trop patientes, trop courageuses, si dures à la besogne, si dures et si douces avec leurs tendres coeurs vaillants, inflexibles[140].

André Malraux écrit dans Bernanos, le dernier Témoin de la pitié sacrée, en 1974 :

Si l’on dit de Georges Bernanos qu’il fut le plus grand romancier de son temps, nul n’est surpris... Dans la charmille de Pontigny, Gide, à qui je disais mon admiration pour Sous le soleil de Satan qui venait de paraître, et qu'il avait feuilleté, me répondit :
— Tout cela, cher, c'est la lignée de Léon Bloy et de Barbey d'Aurevilly[141].

Après les vavances dans la petite longère du Berry, Georges Bernanos à Fressin, enfant puis adolescent, passe des vacances merveilleuses :

J'habitais, au temps de ma jeunesse, une vieille chère maison dans les arbres[142].

C'est à Fressin que Georges Bernanos a principalement puisé son inspiration. Construite sous le premier Empire, cette maison est rachetée par Jean François Bernanos, habituellement prénommé Émile, au baron Raymond Seillère (1845 - 1912), le 1er janvier 1896. Alors tapissier à Paris, le père du célèbre écrivain à peine âgé de 42 ans. Les nouveaux propriétaires ne fréquentent les lieux qu'à la belle saison avant de s'installer définitivement vers 1904.

Après des études au Petit Séminaire Notre Dame des Champs à Paris et au Petit Séminaire à Bourges, il fréquente le collège d'Aire-sur-la Lys ou il décroche ses deux bacs (1904 - 1906). Il se rallie alors aux écrivains de l'Action Française qui défendent la cause monarchique. Il manifeste à Arras et dans la région contre les prêtres et les libres-penseurs, ralliés à la République. On est alors en pleine séparation de l'église et de l'État. De 1906 à 1913, il poursuit ensuite ses études à la faculté de Droit de Paris (faculté catholique) et obtient sa licence en lettres et en droit. Il se mêle à la politique (il est même incarcéré en 1909 à la Santé) et collabore à l'Action Française[143].


En 2018, Pellevoisin s'apprête à commémorer les 70 ans de la disparition de Bernanos. On a seulement de lui des lettres évoquant le Berry dans une biographie publiée par un de ses fils explique Pierre Schmidt, journaliste et inconditionnel de Bernanos. On réfléchit à peut-être faire un musée, ou quelque chose qui permette de remettre en selle cette immense oeuvre et de mieux la faire connaitre aux Pellevoisinois et Pellevoisinoises[144]. On trouve à Pellevoisin la tombe de Bernanos, de sa mère, et de son épouse, descendante du frère de Jeanne d'Arc.

Georges Bernanos est l'une des plus puissantes voix françaises dont l’écho a traversé les aires géographiques et les époques. C'est un antimoderne, avec toutes les ambiguïtés qui s’attachent à ce terme. Chez Bernanos comme chez Péguy, l’indignation est authentique parce qu’elle vient de l’intérieur. C’est leur conscience, corps et âme mêlés, qui s’indigne de ce qu’ils ont sous les yeux. Certes comme Heidegger l’a bien montré : se définir par rapport à ce à quoi on s’oppose, c’est encore adhérer à ce qu’il représente. Georges Bernanos ne s’entête pas à s’inscrire dans des clivages devenus obsolètes, comme le dit Ortega y Gasset. Mais bien sûr, il y a un prix à payer. Les inclassables peuvent faire l’objet de tentatives de récupération de toutes sortes.Bernanos n’y échappe. Pourtant quand il va en Espagne franquiste et écrit révolté Les Grands Cimetières sous la lune, ou quand lui le royaliste s'exile au Brésil du temps de Vichy il y a deux constantes l'amour de la France et du christianisme, France et christianisme qu'il a découvert à Paris et à Pellevoisin.

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Jean Giraudoux[]

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Jean Giraudoux (1882 - 1944) est un brillant élève de l'école de Pellevoisin de 8 à 11 ans.

La mère de Jean Giraudoux habite à Pellevoisin de 1890 à 1893 avec son mari percepteur.

Giraudoux en 1917. Il est blessé en 1914 et en 1915.

Jean Giraudoux, La France sentimentale.

Jean Giraudoux, à qui l’on doit Ondine, La Folle de Chaillot, Pleins pouvoirs (1939), ou encore La guerre de Troie n'aura pas lieu (1934), est arrivé à Pellevoisin en 1890, à l’âge de huit ans, où son père est percepteur durant trois années. Dans les Provinciales, l’une de ses nouvelles s’intitule Sainte Estelle.

A Pellevoisin, le jeune Hippolyte-Jean fréquente l’école primaire où il se montre un excellent sujet et, à onze ans, se classe premier élève du canton à l’examen du certificat d’études[145].

Une fois encore, un an plus tard, la famille Giraudoux doit plier bagages pour s’installer, cette fois, dans le département de l’Allier, à Cérilly (Bourbonnais) où Jean est inscrit au collège[146].

Hippolyte-Jean Giraudoux est né le 29 octobre 1881 dans le Limousin. Il écrit une soixantaine d'années plus tard :

Ma ville natale est Bellac, Haute-Vienne. Je ne m’excuserai pas d’y être né. Je ne m’excuserai pas davantage de n’avoir connu de grande ville qu’à ma majorité et de n’avoir passé ma jeunesse que dans cinq villes dont aucune ne dépassait cinq mille habitants. Les profits de ce stage ont été incalculables. En somme, je n’ai jamais été moins du cinquième millième de chacune des agglomérations humaines dans lesquelles j’ai vécu, et deux fois, moins du millième. Cela assure à un enfant son volume et plus de confiance dans sa vie[147].

Jean Giraudoux, nous dit sur Giraudoux, en 1952, Jean Mistler, Secrétaire perpétuel de l'Académie :

... est revenu dix fois sur cette idée que Bellac était le centre de la France... Et Giraudoux insistait sur cette idée que le Limousin, à distance à peu près égale de l’Océan, des Vosges, des Alpes et des Pyrénées, son terroir natal, sans patois, ni dialecte, ni accent, et qui, depuis le temps où Charles VII n’était plus que le roi de Bourges, jusqu’à 1940, avait été préservé de toutes les invasions, n’était pas seulement le centre géométrique de notre pays, mais le cœur vivant de la France[148].
Il simplifiait un peu en réduisant sa généalogie à ses éléments paysans. Du côté de sa mère, il disait vrai, car son grand-père maternel exerçait le métier essentiellement rural de vétérinaire, mais, dans l’autre lignée, on trouvait des fonctionnaires, comme son père, d’abord conducteur des Ponts et Chaussées à Bellac, puis percepteur dans diverses bourgades, telles que Bessines ou Cérilly, ce Cérilly où Charles-Louis Philippe était né, dans l’échoppe de sabotier paternelle[149].
Toute l’enfance de Giraudoux s’est écoulée dans ce pays très fermé... C’est une province plus secrète que le Languedoc ou la Provence, ce terroir où les eaux claires du Vincou et du Nahon courent sur les granits, et où le petit Giraudoux, le soir, voyait les truites sauter dans la Creuse ; tandis que les vitres du château de Gargilesse étaient incendiées par le soleil couchant...[150].
Il avait gardé dans sa sensibilité profonde l’empreinte de ce Limousin rural. Il savait que les villages sont des familles, élargies par les métiers, et qu’ensuite, au-dessus des communes et de leurs mairies, les cadres de l’administration ont créé les cantons et les arrondissements...[151].

Nostalgique de son enfance dans la ruralité, au nord du Massif Central (Limousin, Berry, Bourbonnais), Jean Giraudoux écrit à la veille de la guerre, un important essai politique, recueil d'articles et de conférences : Pleins pouvoirs (Gallimard, 1939), dans lequel il demande notamment l'adoption d'une politique d'immigration, afin ...

non d’obtenir dans son intégrité, par l’épuration, un type physique primitif, mais de constituer, au besoin avec des apports étrangers, un type moral et culturel[152].

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Maria Férès[]

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Maria Férès.

En 1951, le public parisien va enfin la connaitre et la reconnaître.

Maria Férès dans Critique de la presse ...

Maria Férès (1920 - 2004), La combattante artistique, c'est ainsi que se surnomme elle-même Simone Férès, est née à Pellevoisin il y a plus 100 ans. Elle est artiste lyrique (mezzo-soprano), interprète d'opéras, de mélodies, de musique ancienne, de musique contemporaine et de folklore français. Elle écrit plusieurs lettres à Marc Pincherle.

Sa petite enfance se passe à la ferme de ses grands-parents maternels à Pellevoison où elle vit entourée d'animaux pour son plus grand plaisir. Son grand-père maternel, Victor Théret est charpentier à La Biaiserie, originaire de canton. Par contre son père Louis Férès (1890 - 1960) est né le 29 décembre 1890 à Saignes, dans le Cantal, d'une famille auvergnate. Maria Férès, au cours de ses voyages, revient souvent au pays des ancêtres. Sa grand-mère s'appelait Maria Férès. Ceux de Saignes s'en souviennent. C'est un beau nom[153].

Mais son père est nommé facteur à Châtillon-sur-Indre et il lui faut à regret, quitter Pellevoisin à l'age de 13 ans. Ses qualités littéraires et artistiques sont grandes et, à l'issue de la classe de troisième, elle est reçue major au concours d'entrée à l'École Normale de Châteauroux. Son caractère vif et enjoué, sa beauté, ses dons extraordianires lui gagnent les coeurs de ses camarades de classe. Mais, secrètement, son voeu le plus cher reste celui de devenir artiste. Cette moitié Berrichonne-Auvergnate écrit, nous dit sa petite-fille, en parlant d'elle à la troisième personne :

Ah! la france profonde, la fille du facteur sortie de l'EN de Châteauroux comme simple instit, bombardée, pour un ou deux ans, prof de Francais au C.C de Chatillon-sur-Indre...[154].

En 1943, à l'age de 23 ans, elle obtient son exeat : transfert de poste de l'enseignement à Châtillon-sur-Indre à celui de lectrice du courrier au Ministère de l'Intèrieur, rue de Varennes à Paris. Elle écrit dans ses carnets, parlant d'elle même à la troisième personne :

Elle se met en tête de rénover des mises en scènes du lyrique (qu'elle trouve démodées), de faire représenter l'Orphée de Glück à sa façon, ressusciter Lulli puis le Baroque Italien, faire créer des opéras-ballets modernes, etc... d'une naïveté ![155].

Après la libération, l'horizon s'éclaire. Comme le souligne André Aujeu :

En 1951, le public parisien va enfin la connaitre et la reconnaître.

Elle monte de A à Z L'Orphée de Glück pour le théatre des Champs-Elysées en tant que principale interprète mais aussi comme conceptrice des affiches et des costumes et c'est un triomphe. A partir de là, sa carrière devient extrêment dense, mais, hélas, trop courte[156].

Après son installation à Cagnes-sur-mer où elle donne des cours de chant, elle s'implique pendant plus de 10 ans dans une autre production qui lui tient à coeur, mais qu'elle n'arrive pas à terminer faute de santé, de vitalité surtout, dit elle dans ses carnets. Elle décède à l'hopital de Grasse en avril 2004[157].

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Bernanos exilé au Brésil.

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PELLEVOISIN AU XXIe SIÈCLE[]

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Dispositif Itep (2019)[]

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Dispositif Itep.

Le Dispositif de l'institut thérapeutique, éducatif et pédagogique accueille et accompagne des jeunes présentant des troubles du comportement et ou de la personnalité, sans déficience intellectuelle associée. Ils sont un peu plus de 50 en internat et 12 en externat et viennent de l’ensemble du département.

Moissons nouvelles est un havre de paix pour les enfants perturbés... Ils étudient, font du sport, ont des contacts avec les anciens. L’institut thérapeutique éducatif et pédagogique (Itep) de Pellevoisin s’est lancé dans un projet de préservation de nature et de création. Véronique Chauvin et deux autres des éducateurs de Moissons nouvelles ont réinvesti un terrain de la propriété abandonné depuis une quinzaine d’années. Ce terrain se trouve derrière le bâtiment où les jeunes ont un atelier.

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Pèlerinage Marial des mères de famille Pellevoisin.

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]


  1. Bibl. de l'Ecole des Chartes, 36
  2. Bulletin de la Société académique du Centre : archéologie, littérature, science, histoire et beaux-arts, Champion (Paris), P. Langlois (Châteauroux). 1897-10.
  3. Les noms de lieux de l'Indre - Taverdet Gérard. Stéphane Gendron, Joué-lès-Tours, 2004. In: Nouvelle revue d'onomastique, n°43-44, 2004.
  4. Contenant les Preuves, & pieces justificatives. Volume 2 de Histoire De Bretagne, Gui Alexis Lobineau composée sur les titres et les auteurs originaux. par Dom Gui Alexis Lobineau. Éditeur Muguet, 1707.
  5. Les noms de lieux de l'Indre - Taverdet Gérard. Stéphane Gendron, Joué-lès-Tours, 2004. In: Nouvelle revue d'onomastique, n°43-44, 2004.
  6. Bulletin de la Société préhistorique française, Volume 78, Numéros 10-12, Société préhistorique française · 1981.
  7. Station Préhistorique Pellevoisin
  8. Dictionnaire historique, géographique [et] statistique de l'Indre, Eugène Hubert, L. Badel, 1889.
  9. Pêcherat (D.) Le site gallo-romain des Sablons à Pellevoisin (Indre). BGHAB, 15, 1983.
  10. Tournaire (J.). Une panne de marteau de forgeron gallo-romain découverte à Pellevoisin (Indre). BGHAB, 15, 1983.
  11. L’église de Pellevoisin
  12. L’église de Pellevoisin
  13. Preuves de l'histoire de la maison de Menou / par A.-F.-J. Borel d'Hauterive ; sous la direction du Cte Jules de Menou, impr. de Firmin Didot frères (Paris) :  1852.
  14. Château du Mée à Pellevoisin
  15. En 1847, le canton se soulève
  16. Paris charitable et bienfaisant / publ. par l'Office central des oeuvres...
  17. À la rencontre de... Pellevoisin
  18. Mémoires de la Société archéologique de Touraine: Série in-80. Société archéologique de Touraine · 1894.
  19. Dictionnaire géographique, historique et biographique ... Jacques Xavier Carré de Busserolle · 1880.
  20. Dictionnaire historique, géographique [et] statistique de l'Indre, Eugène Hubert, L. Badel, 1889.
  21. Dictionnaire historique, géographique [et] statistique de l'Indre, Eugène Hubert, L. Badel, 1889.
  22. Dictionnaire géographique, historique et biographique ... Jacques Xavier Carré de Busserolle · 1880.
  23. Preuves de l'histoire de la maison de Menou / par A.-F.-J. Borel d'Hauterive ; sous la direction du Cte Jules de Menou, impr. de Firmin Didot frères (Paris) :  1852.
  24. Preuves de l'histoire de la maison de Menou / par A.-F.-J. Borel d'Hauterive ; sous la direction du Cte Jules de Menou, impr. de Firmin Didot frères (Paris) :  1852.
  25. Dictionnaire historique, géographique [et] statistique de l'Indre, Eugène Hubert, L. Badel, 1889.
  26. Dictionnaire historique, géographique [et] statistique de l'Indre, Eugène Hubert, L. Badel, 1889.
  27. Pêcherat (D.)- Le site gallo-romain des Sablons à Pellevoisin (Indre). BGHAB, 15, 1983.
  28. La diffusion des silex crétacés dans le centre du Massif central durant la préhistoire (Paléolithique, Mésolithique, Néolithique). Contribution à l’étude de la circulation des matières premières lithiques sur de longues distances. Frédéric Surmely, Patrick Boudon, Danielle Briot and Christian Pin. p. 115-144.
  29. Bulletin de la Société préhistorique française, Volume 78, Numéros 10-12, Société préhistorique française · 1981.
  30. L'Indre, Le Bas-Berry de la préhistoire à nos jours, p. 44.
  31. SOCIÉTÉ PRÉHISTORIQUE FRANÇAISE, 1981 /TOME 78/10-12, Montbel 7, Une station épipaléolithique, sur la commune de Heugnes (Indre), par Léonard et Philippe Cuffez.
  32. Station Préhistorique Pellevoisin
  33. Station Préhistorique Pellevoisin
  34. Station Préhistorique Pellevoisin
  35. Station Préhistorique Pellevoisin
  36. Station Préhistorique Pellevoisin
  37. Station Préhistorique Pellevoisin
  38. Martinet. Sur une carte préhistorique du département de l'Indre. In: Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, II° Série. Tome 11, 1876. pp. 536-549.
  39. BERRY 2018/2019, Petit Futé, Guides régions, Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette. ISBN 9791033191728.
  40. Dictionnaire historique, géographique [et] statistique de l'Indre, Eugène Hubert, L. Badel, 1889.
  41. Le Berry Antique. Atlas 2000. [monographie] Christophe Batardy Olivier Buchsenschutz Françoise Dumasy, Supplément à la Revue archéologique du centre de la France  Année 2001  21.
  42. Querrien Armelle. Parcellaires antiques et médiévaux du Berry. In: Journal des savants, 1994, n°2. pp. 235-366.
  43. Les voies romaines du Berry
  44. Pêcherat (D.) Le site gallo-romain des Sablons à Pellevoisin (Indre). BGHAB, 15, 1983.
  45. Tournaire (J.). Une panne de marteau de forgeron gallo-romain découverte à Pellevoisin (Indre). BGHAB, 15, 1983.
  46. Gallia: fouilles et monuments archéologiques en France ... 1984. p.316.
  47. Pellevoisin haut lieu historique, littéraire et religieux
  48. L’église de Pellevoisin
  49. L’église de Pellevoisin
  50. L’église de Pellevoisin
  51. L’église de Pellevoisin
  52. L’église de Pellevoisin
  53. PELLEVOISIN TUMULUS
  54. Pellevoisin haut lieu historique, littéraire et religieux
  55. La Chenaye-Desbois, Dictionnaire généalogique..., 3e éd. Paris, 1863-1876, tome : 5.
  56. Évêques et pouvoir dans le royaume de Germanie: les Églises de Bavière et de Souabe, 876-973, Geneviève Bührer-Thierry, Picard, 1997, p.50 et 207.
  57. Les fondations scandinaves en Occident et les débuts du duché de Normandie: colloque de Cerisy-la-Salle, 25-29 septembre 2002, Publications du CRAHM, 2005.
  58. Le Berry: du Xe siècle au milieu du XIIIe, Volume 19 de (Civilisations et sociétés), Guy Devailly, Mouton, 1973, pp. 123-124.
  59. Philippe Lauer, Robert Ier et Raoul de Bourgogne, rois de France (923-936), Bibliothèque des Hautes Etudes, 1910 et Châtillon-sur-Indre, 1785-1795, Raoul Quin, Syndicat d'initiative de Châtillon-sur-Indre, 1989.
  60. La Chenaye-Desbois, Dictionnaire généalogique..., 3e éd. Paris, 1863-1876, tome : 5.
  61. L'abbaye exempte de Déols et la Papauté (Xe-XIIe siècles), Jean Hubert, Bibliothèque de l'école des chartes, Année 1987, Volume 145, Numéro 145-1, pp. 5-44.
  62. INVASIONS DES NORMANDS DANS LE BERRY
  63. La Chenaye-Desbois, Dictionnaire généalogique..., 3e éd. Paris, 1863-1876, tome : 5.
  64. L’église de Pellevoisin
  65. Acte n°3585 dans Chartes originales antérieures à 1121 conservées en France, Cédric GIRAUD, Jean-Baptiste RENAULT et Benoît-Michel TOCK, éds., Nancy : Centre de Médiévistique Jean Schneider; éds électronique : Orléans : Institut de Recherche et d'Histoire des Textes, 2010. (Telma). En abrégé, citer : « Charte Artem/CMJS n°3585».
  66. Dictionnaire historique, géographique [et] statistique de l'Indre, Eugène Hubert, L. Badel, 1889.
  67. Abbé Denis 1911, p.138.
  68. Dictionnaire historique, géographique [et] statistique de l'Indre, Eugène Hubert, L. Badel, 1889.
  69. LES INHUMATIONS DANS L’EGLISE de PELLEVOISIN, Par Léonard CUFFEZ
  70. Domaines nationaux du département de l'Indre, Répertoire numérique de la sous-série 2 Q, Eugène Hubert (1914), Marc du Pouget
  71. Château du Mée à Pellevoisin
  72. Mémoires de la Société historique, littéraire et scientifique du Cher, 1901 (SER4,VOL16 (DOUBLE)).
  73. François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, Dictionnaire de la Noblesse.
  74. B.N.-Fonds Châtre de Cangé, n° 4835, Rolle des fiefz de Touraine, rolle de Buzançais, fol. 18.
  75. Contrat de mariage notaire de Châtillon-sur-Indre.
  76. François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, Dictionnaire de la Noblesse.
  77. Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Indre: archives civiles. titres de famille, notaires et tabellions, M. Desplanque, Théodore Hubert, Archives départementales, Imprimerie et librairie administratives de P. Dupont, 1876.
  78. François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, Dictionnaire de la Noblesse.
  79. François-Alexandre de La Chenaye-Aubert, Dictionnaire de la Noblesse.
  80. Preuves de l'histoire de la maison de Menou / par A.-F.-J. Borel d'Hauterive ; sous la direction du Cte Jules de Menou, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896) Firmin Didot frères (Paris), 1852.
  81. Henri Jougla de Morenas, t.5. p. 40.
  82. Preuves de l'histoire de la maison de Menou / par A.-F.-J. Borel d'Hauterive ; sous la direction du Cte Jules de Menou, impr. de Firmin Didot frères (Paris) :  1852.
  83. Preuves de l'histoire de la maison de Menou / par A.-F.-J. Borel d'Hauterive ; sous la direction du Cte Jules de Menou, impr. de Firmin Didot frères (Paris) :  1852.
  84. Preuves de l'histoire de la maison de Menou / par A.-F.-J. Borel d'Hauterive ; sous la direction du Cte Jules de Menou, impr. de Firmin Didot frères (Paris) :  1852.
  85. Preuves de l'histoire de la maison de Menou / par A.-F.-J. Borel d'Hauterive ; sous la direction du Cte Jules de Menou, impr. de Firmin Didot frères (Paris) :  1852.
  86. Château du Mée à Pellevoisin
  87. Menou Seigneurs du Méez, Pellevoisin, etc. p. 16 à 20
  88. pièces produites au procès remontant à 1448 (7 pièces papier, 1 pièce parchemin, 1779-1785)
  89. Louis Pierre d'Hozier, Armorial général, ou registre de la noblesse de France, Registre V, 2e partie, 1764.
  90. Samuel Guichenon, Histoire de Bresse et de Bugey contenant les généalogies des familles nobles de Bugey, Lyon, chez Huguetan et Ravaud,1650, t.II.
  91. Samuel Guichenon, Histoire de Bresse et de Bugey contenant les généalogies des familles nobles de Bugey, Lyon, chez Huguetan et Ravaud,1650, t.II.
  92. L'Indre - Le Bas-Berry de La Préhistoire à nos Jours, Bordessoules, L'histoire Par Les Documents, 01/05/1991.
  93. EVENEMENTS RELATIFS AU MARIAGE DE MGR LE COMTE D'ARTOIS ET DE LA PRINCESSE MARIE THERESE DE SAVOIE 16 novembre 1773
  94. Les vrais et les faux Titres de noblesse. Liste des titres concédés à des familles de la Touraine, de l'Anjou, du Maine et du Poitou, par Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904). Éditeur : Suppligeon (Tours) 1886.
  95. Almanach de la Cour: Seconde Édition, William Ritchey Newton, William Ritchey Newton, 2020.
  96. Modes et usages au temps de Marie-Antoinette - Volume 1 - Page 152. ‎Gustave Armand Henri comte de Reiset · 1885.
  97. Gautier Jean-Jacques. Les appartements du comte et de la comtesse d’Artois à Versailles. Distribution et décor intérieur (1773-1792). In: Versalia. Revue de la Société des Amis de Versailles, n°13, 2010. pp. 29-54.
  98. Almanach de la Cour: Seconde Édition, William Ritchey Newton, William Ritchey Newton, 2020.
  99. LES INHUMATIONS DANS L’EGLISE de PELLEVOISIN, Par Léonard CUFFEZ
  100. LES INHUMATIONS DANS L’EGLISE de PELLEVOISIN, Par Léonard CUFFEZ
  101. LES INHUMATIONS DANS L’EGLISE de PELLEVOISIN, Par Léonard CUFFEZ
  102. Compte rendu des travaux de la Société du département de l'Indre à Paris, Société du Berry (Paris). 1854 (A2,N2)-1855.
  103. (desservie en Saint-Alman, acte notarié de Urbain Versillé, ADML 5 E 33 295
  104. Bulletin de la Société académique du Centre : archéologie, littérature, science, histoire et beaux-arts, P. Langlois (Châteauroux), 1904/04 (A10,N2)-1904/06.
  105. L'Indre - Le Bas-Berry de La Préhistoire à nos Jours, Bordessoules, L'histoire Par Les Documents, 01/05/1991.
  106. L'Indre - Le Bas-Berry de La Préhistoire à nos Jours, Bordessoules, L'histoire Par Les Documents, 01/05/1991.
  107. Domaines nationaux du département de l'Indre, Répertoire numérique de la sous-série 2 Q, Eugène Hubert (1914), Marc du Pouget
  108. Domaines nationaux du département de l'Indre, Répertoire numérique de la sous-série 2 Q, Eugène Hubert (1914), Marc du Pouget
  109. Domaines nationaux du département de l'Indre, Répertoire numérique de la sous-série 2 Q, Eugène Hubert (1914), Marc du Pouget
  110. Domaines nationaux du département de l'Indre, Répertoire numérique de la sous-série 2 Q, Eugène Hubert (1914), Marc du Pouget
  111. Domaines nationaux du département de l'Indre, Répertoire numérique de la sous-série 2 Q, Eugène Hubert (1914), Marc du Pouget
  112. En 1847, le canton se soulève
  113. En 1847, le canton se soulève
  114. En 1847, le canton se soulève
  115. Le prince, le peuple et le droit: autour des plébiscites de 1851 et 1852, Léviathan (Paris), Frédéric Bluche, Presses universitaires de France, 2000. p. 92.
  116. En 1847, le canton se soulève
  117. Jean Edmond Briaune, 1798-1885: cultivateur, agronome, économiste, Jean-Pascal Simonin, Presses de l'Université d'Angers, 2006. p.58.
  118. https://www.ehpad-bethanie.fr/ehpad Historique de l'Ehpad Béthanie installé près de Châteauroux]
  119. Les apparitions de la Vierge Marie - Entre merveilles et histoire, Joachim Bouflet, Editions du Cerf, 2020. ISBN 2204118230, 9782204118231.
  120. Yves Chiron, Enquête sur les apparitions de la Vierge, Perrin, 2007. (ISBN 978-2-262-02832-9), p. 223-233.
  121. Notre Dame de Pellevoisin
  122. Les apparitions de la Vierge Marie - Entre merveilles et histoire, Joachim Bouflet, Editions du Cerf, 2020. ISBN 2204118230, 9782204118231.
  123. Autorisation de culte
  124. L’église de Pellevoisin
  125. Pellevoisin : église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, verrières
  126. L'Année dominicaine: bulletin du tiers-ordre de Saint Dominique. 1894.
  127. UN SANCTUAIRE DIOCÉSAIN
  128. René Laurentin et Patrick Sbalchiero, , Fayard, 2007, 1426 p. (ISBN 978-2-213-67132-1), p. 713-714.
  129. Estelle Faguette - La voyante de Pellevoisin, Sylvie Bernay, Jerome Beau, Editions du Cerf, 2021. ISBN 220413466X, 9782204134668.
  130. Association pour des études sur la Résistance intérieure des Alsaciens (AERIA) (ill. Christophe Clavel), 2016 (ISBN 978-2-915742-32-9 et 2-915742-32-4, OCLC 1152172696.
  131. Paris charitable et bienfaisant / publ. par l'Office central des oeuvres...
  132. Archives de médecine des enfants - Volume 25 - Page 488. 1922.
  133. Paris charitable et bienfaisant / publ. par l'Office central des oeuvres...
  134. Paris charitable et bienfaisant / publ. par l'Office central des oeuvres...
  135. Pellevoisin
  136. Pellevoisin
  137. Pellevoisin
  138. https://www.ehpad-bethanie.fr/ehpad Historique de l'Ehpad Béthanie installé près de Châteauroux]
  139. Georges Bernanos, Les Grands Cimetières sous la lune. Plon : 01/01/1951
  140. Georges Bernanos, Nous autres Français. Gallimard (5 juillet 1939). ISBN-10 ‏ : ‎ 2070206432. ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2070206438
  141. «Le Figaro littéraire», 28 septembre 1974, n° 1480, p. 11 et 12. André Malraux : Bernanos, le dernier Témoin de la pitié sacrée
  142. Fressin
  143. Fressin
  144. Pellevoisin s'apprête à commémorer les 70 ans de la disparition de Bernanos
  145. Le premier de la classe
  146. Le premier de la classe
  147. Le premier de la classe
  148. Le centenaire de Jean Giraudoux. Discours du Secrétaire perpétuel
  149. Le centenaire de Jean Giraudoux. Discours du Secrétaire perpétuel
  150. Le centenaire de Jean Giraudoux. Discours du Secrétaire perpétuel
  151. Le centenaire de Jean Giraudoux. Discours du Secrétaire perpétuel
  152. Jean Giraudoux, Pleins pouvoirs, Paris, Gallimard, 1939, 211 pages, p. 76. Cité par Jacques Body, Jean Giraudoux, la légende et le secret, Paris, PUF, 1986, 175 pages, p. 36 (ISBN 2-13-039478-7).
  153. L'Auvergnat de Paris : journal des émigrants du Centre / fondateur Louis Bonnet 1952/01/12.
  154. Maria Férès
  155. Maria Férès, Le rossignol du Berry, Andrée Aujeu, La Bouinotte, 2004.
  156. Maria Férès, Le rossignol du Berry, Andrée Aujeu, La Bouinotte, 2004.
  157. Maria Férès, Le rossignol du Berry, Andrée Aujeu, La Bouinotte, 2004.
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