Wiki Guy de Rambaud
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                                                   Marcel Zoude


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Marcel Zoude.

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Quelques-uns de ses cousins germains : Marguerite Zoude-Jacquot, un de ses frères jumeaux, et sa soeur Anne Marie Zoude avec son mari.

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Marcel Zoude devant la maison de sa soeur à Manchester (New Hampshire).

Marcel Zoude, Marcel Georges, est né le 3 juillet 1898, au 72 rue d'Amiens à Beauvais[1] et est décédé le 7 novembre 1969, 16, rue Saint-Nicolas, dans la même ville.


Marcel Zoude est un membre de la Famille Zoude, des industriels belges qui sont au niveau de certaines branches anoblis. Les Zoude de Tournai, puis de Valenciennes s'installent dans le Nord et à Beauvais, avant qu'on les retrouve un peu partout dans le monde. Son grand-père, Adolphe Zoude, installe des raffineries, usines et même une école d'ingénieurs un peu partout dans le monde. Son père est négociant en gros. Très jeune ingénieur, Marcel est incorporé le 17 avril 1917 au 82e régiment d'artillerie lourde. Il y est canonnier servant. Le 10 février 1918, il passe au 289e régiment d'artillerie lourde à tracteurs et combat dans de nombreuses batailles en Picardie[2]. Il n'est renvoyé dans ses foyers que le 30 mai 1920. Entre les deux guerres Marcel crée un garage avec un cousin germain, Robert Zoude, ingénieur comme lui. Marcel Zoude, en 1937, est chef d'exploitation de Lumière (Le Triphasé), 3 rue de Messine, Paris[3].

Le 2 septembre 1939, du fait de la Guerre, il est affecté spécial, mais à son domicile. Il n'est considéré comme démobilisé de fait que le 25 juin 1940, juste après l'armistice[4]. Pendant l'occupation il n'est ni résistant, ni pétainiste. Du fait de son patronyme et de son physique il est soupçonné d'être juif, bien que catholique pratiquant. Il n'est dégagé de toutes obligations militaires que le 15 avril 1945.

Marcel Zoude devient sous-directeur d'EDF pour le département de l'Oise le 10 juin 1953[5].

Sa soeur, Yvonne Zoude (1893 - 1960) se marie, avec Jean-Noël Pozier (1887 - 1951), propriétaire du Château de Marseille-en-Beauvaisis, fils d'Anna Elisabeth, soeur de Frédéric Schumacher, le célèbre designer et industriel américain, fondateur de la F. Schumacher & Co.. Comme sa famille part s'installer à Manchester (New Hampshire), puis à Trois Rivières, Marcel Zoude fait de fréquents séjours en Amérique du Nord et y fait même des conférences[6].

Marcel est un passionné de chasse. Il pêche à la mouche et en mer, dans différents pays, notamment l'Irlande, la Finlande, le Canada... C'est un fin gastronome qui choisit comme épouse la cuisinière du restaurant où il déjeune avant-guerre. Il aime aussi les jolis objets, les belles gravures, les meubles anciens... et les jolis tissus pas seulement de Schumacher & Co.. C'est un homme cultivé, un humaniste chrétien, soucieux du sort des pauvres, qui aime les enfants même si hélas il n'en n'a pas.


Cousin et parrain de l'auteur de l'article. Bernard Pozier m'a fourni quelques photos de son grand-oncle, comme un cousin Zoude pour notre famille commune dans le Nord. La maison de Marcel Zoude est 16, rue Saint-Nicolas, mais l'autre façade et le sous-sol sont boulevard Antoine Loisel. Enfant ou ado, je ne savais pas que cet Antoine Loisel, jurisconsulte, est mon ancêtre par les femmes, côté paternel.

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SA FAMILLE ET SA JEUNESSE[]

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Très beau catalogue d'Anna Cassano sur la cristallerie Zoude.

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L'usine Zoude à Valenciennes.

Marcel Zoude est un membre de la Famille Zoude. Les Zoude de Tournai, puis de Valenciennes s'installent dans le Nord et à Beauvais, avant qu'on les retrouve un peu partout dans le monde. D'ailleurs, son grand-père, Adolphe Zoude, installe des raffineries, usines et même une école d'ingénieurs de l'Indonésie à l'Argentine, en passant par les Antilles et la Francee. Marcel Zoude est le petit-fils d'Adolphe Zoude, et Elodie Delgrange, de Valenciennes.


Voir aussi :


Voir article détaillé : Famille Zoude

Voir article détaillé : Les sous-branches des Zoude

Article détaillé : Sébastien Zoude (1707 - 1779)

Article détaillé : Descendance de Sébastien Zoude

Article détaillé : Louis Zoude (1787 - 1854)

Article détaillé : Les Zoude de Tournai, puis de Valenciennes

Article détaillé : Adolphe Zoude


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Bernard de Barsy devient maître de la seigneurie de Courrière, et du Trieu d'Avillon, en 1725. Avec sa seconde épouse, Anne-Barbe de Give, ils les vendent, en 1737, à Georges Zoude, maître de forges. Vers 1750, Georges Zoude rénove l'ensemble et donne au château-ferme son aspect actuel.

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Sa famille[]

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Jeanne-Marie Zoude, sa tante, jeune.

Adolphe Zoude et Elodie Delgrange (1835 - 1884) ont plusieurs enfants, dont :

1. Jeanne Marie Zoude (1861 - 1955) épouse en 1892 à Valenciennes (Nord) Pierre Frotin (1850 - 1925), capitaine adjudant major. Ils sont les parents de :
1.1. Marie-Louise Frotin (1893 - 1985), mariée en 1922 à Beauvais (Oise) avec Henri Coëffet (1888 - 1970), industriel et négociant, responsable des Œuvres de Saint-Vincent de Paul, dans le IXe et le XVIIIe. Il est parent avec Jean-Baptiste Coeffet. Ils ont deux enfants : Pierre Coëffet, dentiste, marié à Colette Duclos, dentiste, et Françoise Coëffet, secrétaire de Jean Borotra, mariée à Michel de Rambaud, cadre commercial, mon père, fils de Gérard de Rambaud.


Article détaillé : Pierre Frotin


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Schumacher

Frédéric Schumacher, dont une soeur est mariée à Adolphe II Zoude (1862 - 1927) et l'autre à un Pozier, beau-père d'Yvonne Zoude.

2. Adolphe II Zoude (1862 - 1927), est né à Valenciennes, comme ses frères et sa soeurIl est constructeur. L'oncle Adolphe, comme l'appelle Marcel Zoude épouse en 1892 Berthe Schumacher, soeur de Frédéric Schumacher, Parisien fondateur de F. Schumacher & Co. en 1889. Venu à New York avec la société textile française Passavant & Co. il ouvre F. Schumacher & Co. au 22 Street et à Broadway dans le Ladies Mile Historic District. Alors que l’âge doré bat son plein en 1893, Schumacher devient un fournisseur de textiles et vend des tissus décoratifs à de nouveaux hôtels et manoirs américains, dont le Waldorf-Astoria et le Vanderbilt. En 1895, la société achète une usine de fabrication de tissus au pays, l’usine Waverly à Paterson, dans le New Jersey. L'usine par la suite produit aussi des parachutes et d'autres équipements militaires pendant les guerres mondiales. Ils sont les parents de :
2.1. Jean Zoude (1895 - après 1977) qui est admis en 1922 au concours de l'Institut catholique des arts et métiers de Lille et reçoit la légion d'honneur en 1954.

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F. Schumacher et Co., West 20th St., en 1911.

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Geneviève Dremaux (1866 - 1949).

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André Zoude (1893 - 1943).

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Usine des Jacquot à Fourmies.

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Maison des Jacquot à Fourmies.

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Une des usines des Dervaux à Tourcoing.

3. Jules Adolphe Zoude (1863 - 1913) est industriel chaudronnier et fabrique des cuves en cuivre pour les brasseries. Zoude fils est installé avenue du Général Harne, à Valenciennes[7]. Il est marié en 1892 avec Geneviève Dremaux (1866 - 1949), croix de guerre, médaille des déportés. Ils sont les parents de :
3.1. André Zoude (1893 - 1943), ingénieur brasserie. Il reprend l'affaire de son père. André Zoude est déporté au camp de représailles de Holsminden, en 1917, pour avoir caché des armes. Il est tué lors du bombardement en 1943, de La Madeleine, à Lille. Il est marié avec Renée Marguerite Marie Baligant, née à Fournine. Il est le père de Henri Gaston Marie Adolphe Zoude, né le juillet 1940, mari à Aude Toury, gérant de société bâtiment, parents de *** Zoude.
3.2. Robert Zoude (1893 - 1976), jumeau premier de André Jules Adolphe, est admis en 1909 au concours de l'Institut catholique des arts et métiers de Lille. Il est ingénieur ICAM, associé avec son cousin germain, Marcel Zoude. Ingénieur SNCF, il se marie à Courbevoie à Mireille Dupret tuée par une balle allemande le 28 août 1944, dans sa 40e année, à son domicile 8 rue Aristide Briand, à Ecouen, en langeant le dernier né. Leur fille, Monique, se marie, avec Xavier Lemau de Talancé, ingénieur, descendant d'un secrétaire du roi en 1750, dans le Lyonnais, selon l'ANF. Leurs fils, Bernard Zoude, né en 1931, part âgé d'une vingtaine d'années au Venezuela. Il vit à Edo Yaracuy Venezuela ??? et a la médaille du civisme et du dévouement comme combattant Algérie Maroc et Tunisie. Un autre fils Michel Zoude (1942 - 2016 Rueil-Malmaison), diplômé HEC 1966, travaille au Mexique et en Argentine, père de Cyrille et Stéphanie.
3.3. Marguerite Zoude (1901 - 1991) se marie, en 1927, avec Paul Jacquot (1893 - 1978), héritier de Jacquot père & fils & Cie. Son usine à Fourmies, La Sans Pareille, produit à la Belle Epoque le fil de laine le plus fin du monde, mais les filatures du nord ont déjà de grosses difficultés avant 1927. Il reste de cette époque une jolie maison en brique et pierre bleue, 6 rue Baligand. Le temps des médailles d’or et des diplômes de la maison Jacquot aux expositions de Paris en 1878, de Melbourne en 1881 et d’Amsterdam en 1883, est bien révolu[8].
3.4. Anne Marie Zoude (1905 - 1998) se marie, en 1927, avec Paul Dervaux, industriel dans le textile, à Tourcoing. C'est l'une des familles les plus cotées de la région. Wattinne-Dervaux de Tourcoing, maison de négoce de laines dès la première partie du XIXe siècle, continuée ensuite sous la raison sociale Wattinne-Bossut, aujourd'hui par ailleurs adonnée à la filature de coton[9]. L'actuelle usine MCR Prouvost est édifiée en 1861 pour la société Dervaux-Lamon, le bâtiment est à l’origine un peignage de laine. L’entreprise se diversifie et procède à partir de 1891 au lavage de la laine puis s’agrandit en 1899. L’entreprise continue ses activités jusqu’en 1963 puis est rachetée par la société MCR Prouvost. Le couple Dervaux-Zoude a cinq enfants. Les Dervaux, aujourd'hui oubliés, sont à la base des familles Masurel et Wattinne, les Duvillier, les Duforest, d'autres encore. Mais ils ont un grand nombre d'enfants, ce qui divise le patrimoine[10].
3.5. Jean Zoude (1904 - 1991) Ingénieur ICAM en chef adjoint de la Cie française des chemins de fer, Croix de guerre, Chevalier de la légion d'honneur, Instructeur à l'école des sous-officiers. Il se marie en 1932 à Marguerite Elmyre Marie Ghislaine Badines (1913 - 1962), fille d'Alphonse Bernard Badines.
3.6. Pierre Zoude (1907 - 1999), étudie à l'Institut catholique des arts et métiers, 28e promotion. Il est au concours de juin 1925. Il devient ingénieur commercial pour le retraitement des déchets. Aviateur. Croix de guerre. Chevalier de la légion d'honneur. Il part en Afrique Noire, finit Colonel, adopte un fils Frédéric qui habite à Chaville.

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20 rue Sadi-Carnot de nos jours, ex-siège de l'entreprise Zoude Frères.

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4. Lucien Paul Zoude (1865 - 19??) est négociant de mercerie à Beauvais, associé avec son frère Pol Frédéric Zoude (1869 - 1932), Maison Zoude frères. Il se marie, le 19 avril 1920, à Trie-Château, avec Jeanne Fernande Weston, descendante d'une vieille famille de marchands de Pool (Dorset), dont le membre le plus célèbre est le député maire Samuel Weston. Ils sont les parents de :
4.1. Maurice Jacques Zoude, s'associe avec son oncle, Pol Frédéric Zoude (1869 - 1932). Il est le père de François Zoude, résistant et déporté.

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5. ??? Georges Zoude (1867), habite Beauvais, témoin à la naissance d'Yvonne Zoude, le 1er novembre 1893.

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6. Pol Frédéric Zoude (1869 - 1932), son père, dont il est question au sous-chapitre sur sa jeunesse.

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Un de ses cousins germains, Robert, et le mariage du son frère jumeau de ce Robert, André, avec Renée Baligant.

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Sa jeunesse[]

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La maison de ses parents.

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Acte de naissance de Marcel Zoude.

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Marcel avec sa soeur, Yvonne Zoude (1893 - 1960), veuve de Jean-Noël Pozier (1887 - 1951).

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Le château des Pozier dans l'Oise.

Son père, Pol Frédéric Zoude (1869 - 1932) part s'installer à Beauvais. Il est négociant. Il se marie, le 16 janvier 1893, à Boulogne-sur-Mer, avec Berthe Louise Henriette Pruvrost (1875 - 1961), fille d'industriels.

En 1902, le domicile des Frères Zoude, négociants, à Beauvais, est relié par téléphone à leurs magasins situés dans la même localité[11].
En 1903, leur magasin est estimé par des acheteurs à 25.000 francs[12].
Prolongation pour le délai d'acquisition, qui a d'abord été fixé au 30 juin prochain pour l'hôtel Morin, et au 1er juillet 1905 pour la maison Zoude.
En 1907 : Mercerie Zoude Frères rue Sadi Carnot. Son frère associé est Lucien Paul Zoude, marié le 18 août 1895 à Jeanne Fernand Weston, originaire de Pool, dans le Dorset.
En 1927 : Société en nom collectif Pol Zoude & Neveu, 20, rue Sadi-Carnot (mercerie en gros). Durée 5 ans. Capital : 100.000 francs. Pol Zoude est associé avec son neveu Maurice Jacques Zoude.

En 1960, on a l'enseigne : Maison Zoude, à Beauvais, rue d'Alsace, n° 13 (ex 17)[13]. Mais il s'agit plus de son père (+ 1932) ou de son oncle, mais d'un cousin.


Marcel Zoude est donc élevé dans une famille de la bourgeoisie aisée du nord de la France. Il fait des études supérieures. Presque tous les Zoude de France, après 1910, sont ingénieurs ou médecins. Marcel est étudiant pour être ingénieur-électricien[14] automobile[15]. Il est de taille moyenne pour l'époque (1.70). Il a les cheveux châtains foncés, les yeux marrons, le front large.

Marcel a une soeur plus âgée, Yvonne Zoude (1893 - 1960), qui se marie, le 21 juin 1917, à Beauvais, avec Jean-Noël Pozier (1887 - 1951), médecin (?), propriétaire du Château de Marseille-en-Beauvaisis et des terres environnantes. Il est le fils d'Octave Pozier, fermier de l'important buffet de la Gare de Creil, et de d'Anna Elisabeth Schumacher, soeur de Frédéric Schumacher, le célèbre designer et industriel américain, fondateur de la F. Schumacher & Co., en 1889. Le frère de Jean-Noël Pozier (1877 - 1952), Pierre Pozier, va devenir le directeur de cette entreprise qui fait d'énormes bénéfices. Marcel Zoude va rendre visite assez souvent à sa soeur installée en Amérique.

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SA PARTICIPATION A LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE[]

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Voiture-tube d'un mortier de 220 mm et arrière d'une remorque contenant des agrès.

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Mortier de 280 mm français ouvrant le feu sur les positions allemandes, 23 février 1918).

Marcel Zoude fait la Première Guerre mondiale comme artilleur.

Etudiant jute devenu ingénieur - dans son dossier étudiant est rayé - il est incorporé le 17 avril 1917 au 82e régiment d'artillerie lourde. Il y est canonnier servant jusqu'au 10 février 1918. Il est hospitalisé à l'hôpital Saint-Nicolas, à Issy-les-Moulineaux, du 18 au 22 mai 1917 du fait d'une réaction vaccinale. Du 24 octobre au 6 décembre il est à nouveau hospitalisé à l'hôpital Saint-Nicolas, à Issy-les-Moulineaux, du fait d'un mauvais état général suite à une pneumonie gauche. Il est en convalescence 45 jours jusqu'au 21 janvier 1918[16].

Le 10 février 1918, Marcel Zoude passe au 289e régiment d'artillerie lourde à tracteurs. Le 289e R. A. L. T., comprenant 6 Groupes armés et un Groupe de Sections de transport, est constitué à la fin de l'année 1917[17]. Il est canonnier à la 23e batterie y reste affecté jusqu'au 1er juillet 1919. Il a le droit à un certificat de bonne conduite[18]. Son régiment est équipé de mortiers de 220 et 280 mm. La 23e batterie combat et perd des hommes entre autres aux batailles de Guyencourt-sur-Noye, lors de l'Offensive du printemps (30 avril 1918) et d'Esquennoy (9 août 1918)[19].

Marcel Zoude n'est pas démobilisé le 12 novembre 1918. Il reste aux armées. Le 1er juillet 1919 son régiment est dissous[20]. Il passe au 89e régiment d'artillerie lourde. Il n'est renvoyé dans ses foyers que le 30 mai 1920. Mais il reste réserviste[21].

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Zoude participe à la bataille de Guyencourt-sur-Noye, lors de l'Offensive du printemps (30 avril 1918).

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L'ENTRE DEUX GUERRES[]

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Arras : 8 boulevard Carnot.

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En 1931, il habite 68 rue d'Amiens à Beauvais.

Marcel Zoude est propriétaire d'un garage après la guerre, avec son cousin germain, Robert Zoude (1893 - 1976), futur ingénieur à la SNCF. Le 18 août 1928 son adresse est à Arras : 8 boulevard Carnot[22]. Cela correspond de nos jours à un ancien garage.

Le 14 janvier 1931, il habite 68 rue d'Amiens à Beauvais[23], pas très loin de l'ancienne maison de ses parents.

Marcel est un passionné de chasse et de pêche. Il est tellement passionné de chasse qu'il est condamné par le tribunal de Beauvais, le 28 octobre 1933, à cent francs d'amende avec sursis, pour avoir chassé en temps prohibé[24].

Marcel Zoude se marie en 1934 à Paris VIe. Sa femme se nomme Bernadette Pédrot. Elle travaille comme serveuse, mais aussi cuisinière, dans une brasserie parisienne où il déjeune. Ils n'ont pas d'enfants, mais élève la nièce de Bernadette Pédrot. Elle fait d'excellentes études. En 1954, il va accepter d'être mon parrain et être un second père pour moi.

Le 14 janvier 1935, il habite, 22 rue de Paris, à Aubervilliers (de nos jours : 22 rue de la Commune de Paris), dans un immeuble assez joli pour cette banlieue. Il y reste jusqu'au 2 avril 1937[25]. Marcel Zoude est affecté spécial en 1937 en tant que chef d'exploitation de Lumière (Le Triphasé), 3 rue de Messine, Paris[26]. Cette entreprise est crée en 1898 par Auguste Lalance et la Banque Suisse et Française (liée à la Banque de Bâle)[27].

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Marcel Zoude aime beaucoup aller à la pêche, à la chasse et manger ou se détendre en pleine nature.

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1939 - 1969[]

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Du temps de la Seconde Guerre Mondiale[]

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Marcel Zoude n'a pas l'esprit ancien combattant et il ne comprend pas que des Suisses, donc d'un pays neutre, se soient engagés aux côtés des Allemands.

Marcel Zoude est affecté spécial, le 2 septembre 1939, à son domicile, mais n'est considéré comme démobilisé de fait que le 25 juin 1940, après l'armistice[28].

Marcel a le nez rectiligne, mais qui va devenir aquilin avec l'âge. Ce qui fait que pendant la Seconde Guerre Mondiale les nazis croient qu'il est juif et que le patronyme Zoude, c'est une version de Jude-youde. Ce qui n'est pas le cas. La Famille Zoude est catholique pratiquante depuis des siècles.

La fille de sa cousine germaine, Françoise Coëffet (ma mère) est arrêtée trois fois car étant de type juif par la police française. Elle est relâchée in extremis car son père est responsable des œuvres de Saint-Vincent de Paul sur le IXe et le XVIIIe arrondissement de Paris.

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L'après-guerre (1945 - 1958)[]

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Sous-directeur d'EDF pour l'Oise[]

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Marcel Zoude n'est dégagé de toutes obligations militaires que le 15 avril 1945[29].

Marcel Zoude devient Sous-directeur d'EDF pour l'Oise pour le département de l'Oise le 10 juin 1953[30].

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A Manchester (New Hampshire) et au Québec[]

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Marcel Zoude séjourne parfois dans sa famille en Amérique du nord-est où il neige beaucoup.

Le fils de Jean-Noël Pozier et Yvonne, Robert Pozier (1923 - 1984) va hériter de Frédéric Schumacher. Toute sa famille se retrouve en Amérique.

Le 21 janvier 1958, l'association Canado-Américaine, de Manchester, New Hampshire, a la visite de Marcel Zoude, ingénieur-électricien de Beauvais, accompagné de M. Walter-J. Letendre et du docteur Louis-Philippe Gagnon, de Manchester. Le même jour, M. Zoude est l'invité du Club Richelieu-Manchester devant lequel il donne une causerie. Le 12 février 1958, il fait une visite d'adieu à cette association avant son retour en France[31].

Le 27 octobre 1956, sa soeur qui est veuve, Yvonne Lucienne Zoude-Pozier (1893 - 1960) se remarie à Manchester, dans le New Hampshire, avec Walter Joseph Letendre (1905 - 1977), frère de Conrad Letendre (1904 - 1977), organiste, pédagogue, théoricien et compositeur québécois.

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Du temps du Général de Gaulle[]

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Un repas de famille à Beauvais : Michelle, la nièce de sa femme qu'il élève comme sa fille, l'épouse de son neveu, Roger, un petit-neveu, Marcel, Madeleine, Bernard et Bernadette Pédrot, son épouse.

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Les mêmes, sauf sa fille adoptive, sur le perron de sa maison.

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La maison de Marcel Zoude, 11, rue Saint-Nicolas à Beauvais, a changé d'aspect du fait de la construction d'une aile gauche.

Sa soeur décédée le 13 mars 1960 est inhumée seulement le 17 mars, cimetière Mont-Calvaire, pour que son frère Marcel Zoude puisse avoir le temps de venir. Mais finalement il n'a pas pu avoir de réservation d'avion.

Sa mère, Berthe Louise Henriette Pruvrost, est décédée le 9 janvier 1961, à Manchester, Hillsborough, New Hampshire.

Marcel est un passionné de chasse. Il loue un bois avec une cabane à côté de Beauvais.

Il pêche à la mouche et en mer, dans différents pays, notamment l'Irlande, la Finlande, le Canada... mais plus régulièrement dans les petites rivières de son département, l'Oise.

C'est un fin gastronome qui choisit comme épouse la cuisinière du restaurant où il déjeune avant-guerre. Il aime aussi les jolis objets, les belles gravures, les meubles anciens... et les jolis tissus pas seulement de Schumacher & Co..

C'est un homme cultivé, un humaniste chrétien, soucieux du sort des pauvres, qui aime les enfants même si hélas il n'en n'a pas. il élève comme sa fille la nièce de sa femme, Michelle, qui fait d'excellentes études et aime peindre.

Marcel Zoude ne fait pas de politique, même s'il est de droite et catholique. Il méprise surtout Marcel Dassault, qui se fait élire en achetant ses électeurs. Cela va même jusqu'à un abonnement gratuit à son journal : "Jours de France", avec des pages entières de publicités pour les Mirage. Ses voisins d'en face, gaullistes ultra-conservateurs, qui participent à la manifestation contre les soixante-huitards aux Champs-Elysées, et se font brûler leur voiture trois jours plus tard, le rendent très moqueur. Il m'emmène parfois à la très belle piscine de Beauvais qui à cette époque en France est une rareté.

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Saint-Leu-d’Esserent – 60 – Centrale électrique EDF. Marcel Zoude est sous-directeur d'EDF pour le département de l'Oise, à partir du 10 juin 1953.


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NOTES ET REFERENCES[]

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  1. Registre matricule de Marcel Zoude
  2. Historique du 289e régiment d'artillerie lourde à tracteurs, Éditeur : Établissement Eugène Devillers (Belfort) : 1920.
  3. Registre matricule de Marcel Zoude
  4. Registre matricule de Marcel Zoude
  5. Registre matricule de Marcel Zoude
  6. Le Canado-Américain, Volume 1, Association Canado-Américain, 1958.
  7. Annuaire industriel. Répertoire général de la production française - 1938 (ED14,VOL1,201-349).
  8. Le patrimoine des communes du Nord, Editions FLOHIC.
  9. Roy J.-A., Lambert-Dansette J. Le patronat textile du bassin lillois', 1789- 1914 (suite). In: Revue du Nord, tome 39, n°153, Janvier-mars 1957. pp. 21-42.
  10. Roy J.-A., Dansette J.-L. Origines et évolution d'une bourgeoisie : le patronat textile du bassin lillois (1789-1914) (suite). In: Revue du Nord, tome 41, n°161, Janvier-mars 1959. pp. 23-38.
  11. Notice Descriptive et Statistique, 1902
  12. Compte-rendu des séances - Société académique d'archéologie, sciences et arts du département de l'Oise
  13. Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, Partie 1, Publié 1960.
  14. Le Canado-Américain, Volume 1, Association Canado-Américain, 1958.
  15. Registre matricule de Marcel Zoude
  16. Registre matricule de Marcel Zoude
  17. Historique du 289e régiment d'artillerie lourde à tracteurs, Éditeur : Établissement Eugène Devillers (Belfort) : 1920.
  18. Registre matricule de Marcel Zoude
  19. Historique du 289e régiment d'artillerie lourde à tracteurs, Éditeur : Établissement Eugène Devillers (Belfort) : 1920.
  20. Historique du 289e régiment d'artillerie lourde à tracteurs, Éditeur : Établissement Eugène Devillers (Belfort) : 1920.
  21. Registre matricule de Marcel Zoude
  22. Registre matricule de Marcel Zoude
  23. Registre matricule de Marcel Zoude
  24. Registre matricule de Marcel Zoude
  25. Registre matricule de Marcel Zoude
  26. Registre matricule de Marcel Zoude
  27. Les entreprises et leurs réseaux: hommes, capitaux, techniques et pouvoirs, XIXe-XXe siècles : mélanges en l'honneur de François Caron, Mondes contemporains, ISSN 1269-8482, Michèle Merger, Dominique Barjot, Presses Paris Sorbonne, 1998.
  28. Registre matricule de Marcel Zoude
  29. Registre matricule de Marcel Zoude
  30. Registre matricule de Marcel Zoude
  31. Le Canado-Américain, Volume 1, Association Canado-Américain, 1958.
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