Wiki Guy de Rambaud
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                                       Joseph II Le Proust de La Sellounière

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Joseph Leproust gouverne l’Hôpital des Pestiférés de Poitiers.

Son cousin, le P.Ange Le Proust qui va être cannonisé.

Père Ange Le Proust.

Joseph Le Proust, seigneur de La Sellounière, La Silonnière à Ciran (Touraine), deuxième de nom, est né vers 1553 à Poitiers. Il est décédé le 14 février 1603 au Blanc.


Le plus ancien Le Proust connu est un forestier des forêts d'Hervé III de Léon (1203 -1240/1241), marié à Marguerite de Châteauneuf (1210/15 - 1253). À la fin du Moyen Âge, deux branches de cette famille bretonne viennent s’établir l’une à Loudun (Anjou), l’autre dans le comté du Maine. Quelques ouvrages anciens sur le Poitou font d'eux des Poitevins, alors qu'ils sont Angevins. Certes beaucoup de membres de cette famille deviennent Poitevins un temps, mais du fait des persécutions contre les protestants on retrouve ma branche au Blanc, puis à Trois-Rivières ou Saint-Gaultier, et finalement à Versailles et aux Antilles.

Joseph II Le Proust est bourgeois, échevin, conseiller du Roy et élu de Poitiers, seigneur de La Sellounière (Le Blanc), selon l'Inventaire analytique des archives du château de La Barre, d'Alfred Richard[1]. Il est gouverneur de l’Hôpital des Pestiférés de Poitiers[2].

Joseph II Le Proust est un élu, c'est à dire un officier de l'Etat qui perçoit l'impôt dans les pays d'élection. Il n'a pas été nommé à ce poste, mais son grand-père, Étienne-Jacques Le Proust de la Chauvière, a acheté cette charge à son père[3]. Ces charges se transmettent par héritage.

A partir de 1576, deux échevins gouvernent l'hôpital des pestiférés de Poitiers, mais, pendant l'épidémie de 1584-1586. Gaucher de Sainte-Marthe, son cousin, est seul à leur succéder. Il est remercié en 1587 du bon devoir et office qu'il a faicts en lad. charge. Joseph Leproust, sr de la Sellonnière, élu pour le roi et bourgeois de Poitiers, le remplace jusqu'en 1592. Après lui, viennent de nouveau deux échevins auxquels s'adjoignent deux bourgeois, entre 1617 et 1621[4]. En 1592, son père est déjà décédé.

Son oncle est médecin. Sa cousine germaine est mariée à Jacques de Sainte-Marthe de Chandoiseau, Médecin des Rois Henri II, François II et Henri III[5].

Les Le Proust sont une famille poitevine, d'origines bretonnes, très pieuse. Certaines branches, dont les de La Sellounière, comptant des médecins du roi, et alliées à des familles de maires de Poitiers d'origines nobles très anciennesn, vont choisir la réforme. Persécutés ils vont devoir fuir, notamment dans le Berry, remplacés par es bourgeois papistes.

Joseph, son père, est veuf d'Anne Herbert (1553 - 1579), fille du maire de Poitiers, nommé Jacques Herbert, sieur de l'Isle, intérieurement huguenot, pendu par Jacques d'Albon de Saint-André, car calviniste, le 7 août 1562 et remplacé par le lieutenant de police.

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La ville du Blanc vers 1900.

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SA FAMILLE[]

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Hôtel des Fumé à Poitiers.

Un certain nombre de Le Proust deviennent des notables de Poitiers, parfois célèbres ou alliés à des familles célèbres (Forest, Rogier, Mayaud de Poitiers... ). Ils sont en effet apparentés avec de nombreux maires de Poitiers, dont les Sainte-Marthe, les Fumé, les Herbert, les Vernou, les Gervain, Claveurier... Ces familles de vieille noblessse, étant devenues protestantes, sont remplacées par d'autres familles, des petits bourgeois partisans de la contre-réforme.


¤ Article détaillé : Nicolas Fumé de La Perrière


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Ses ancêtres[]

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¤ Article détaillé : Famille Le Proust - Le Proux

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Des forestiers des Vicomtes de Léon[]

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Vue de la rivière de Morlaix et des restes de la forêt de Cuburien depuis l'ancien site fortifié de Castel an Trebez.

Sceau d'Hervé de Léon, seigneur de Châteauneuf, d'après dom Morice.

Le plus ancien Le Proust connu est un forestier des forêts d'Hervé III de Léon (1203 -1240/1241, marié à Marguerite de Châteauneuf (1210/15 - 1253).

Hervé V de Léon, en 1301, passe ainsi un accord à Morlaix avec ses forestiers au sujet de la forêt de Cuburien. Guiomar Le Proust est le père d'un autre Guiomar, forestier, qui est cité dans un acte d'accord passé en la cour séante à Monrelais (Morlaix), en 1301, selon Pierre-Hyacinthe Morice de Beaubois (1693 -1750) :

relativement aux différends qui s'étaient élevés entre Hervé de Léon, seigneur de Châteauneuf, et ses forestiers Eon de Kaeranrous, Benoît de Coetserchou, écuyer, et Guiomar, fils de Guiomar le Proust, sur les droits d'usage de ces derniers dans la forêt de Comburien. Donné tesmoin nostre scel duquel nous usons aux contrats de Monrelaes, о les sceaux auxdits Eon et Benoit о le sceau Alain du Chasteu mês à la requeste doudit Guyomar, le Mercredy emprès les houitaines de la Purification Nostre Dame, lan de grace mil trois cent et un[6].

La forêt de Cuburien est située sur la rive gauche de la Rivière de Morlaix, à environ 2 km de la ville de Morlaix le Monastère de Saint-François de Cuburien y est fondé en 1458 par Alain IX de Rohan. En cette forêt, note un mémoire produit, en 1479, par le vicomte de Rohan :

sont les plus grandes, belles et plaisantes chasses de tout le pays de Basse-Bretagne... ez quelles forests y a bestes noires et rousses... .

La forêt de Cuburien, qui s'étend alors depuis Saint-Martin jusqu'à la terre de Pennelé et de Lanneguy, possède le château-fort de Trebez, bâti sur un roc escarpé, à l'entrée de la rivière.

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La branche d'Anjou, du Poitou...[]

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Blason Le Proust (Poitou), Berry.

Étienne-Jacques Le Proust, apothicaire et élu est seigneur de La Chauvière (XVIe siècle), en Anjou.

Les Le Proust ont une belle lignée, nous dit Le bulletin des recherches historiques de la Société des études historiques du Québec[7].

Quelques ouvrages anciens sur le Poitou font d'eux des Poitevins, alors qu'ils sont Angevins. Certes beaucoup de membres de cette famille deviennent Poitevins un temps, mais du fait des persécutions contre les protestants on les retrouve au Blanc, puis à Trois-Rivières ou Saint-Gaultier, et finalement à Versailles et aux Antilles.


¤ Article détaillé : François Le Proust de La Sellounière
¤ Article détaillé : Joseph II Le Proust de La Sellounière
¤ Article détaillé : François II Le Proust du Ronday
¤ Article détaillé : Étienne Le Proust des Varennes
¤ Article détaillé : Pierre Éloy Le Proux de La Rivière
¤ Article détaillé : Les Forest, des monnayeurs
¤ Article détaillé : Le Commissaire Général Louis Melchior Mottet

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Ses parents[]

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Le fief de La Sellounière, La Silonnière à Ciran, au sud de la Touraine, pas très loin du Bas-Berry et du Poitou, appartient à Jacques de Ponard, en 1790[8]. Il est vendu comme bien national. Bernard Turville-Constable-Maxvell, futur lieutenant des Gardes Écossais est né dans la résidence domaniale en 1940[9].

Un des descendants de la famille de sa mère, les Forest, Henri-François-Lucrécius Armand de Forest, marquis de Blacons, capitaine de dragons, Député de la noblesse de la province de Dauphiné.

Joseph Le Proust (1530 - 1590), seigneur de La Sellonnière - ou Sillonnière - élu en Poitou, se marie à Judith de Forest (1545 - 1631), membre de la famille Forest, que l'on ne trouve à Poitiers qu'au XVIe siècle. Elle est marraine à Saint-Cybard le 1er février 1592 et déjà veuve.

¤ Pierre II de Forest (1535 - 1620) est monnayeur à Poitiers comme ses ancêtres. Il se marie à Louise Ciquart de Boiscoutault, une protestante, qui hérite de la maison noble de Boiscoutault. La seigneurie appartient depuis le XVe siècle aux Ciquart[10]. Ils ont au moins deux filles :

¤¤ Barbe de Forest (1550 - 1622), Dame de Boiscoutault (Chey, Deux-Sèvres). Son mari, Pierre Maubué est seigneur de la Touche, de la Libaudière, de la Vulpaudière, et de Boiscoutault. Les Maubué demeurent propriétaires de Boiscoutault jusqu'en 1786.

¤¤ Judith de Forest (1545 - 1631) se marie à Joseph Le Proust (1530 - 1590), seigneur de la Sellonnière, élu en Poitou. Elle est déjà veuve et marraine à Saint-Cybard le 1er février 1592. Avant cela, le 14 février 1589, on a une sentence de Simon Le Blanc, Pierre Pidoux, Joseph Le Proust, Jean Du Rivau et Daniel Guygard, président et élus de Poitiers, rejetant la demande en décharge formée par Mathurin Boureau, contre les fabriqueurs et habitants de Clessé, et le maintenant sur les rôles de la grande taille de la paroisse, pour 3 écus, avec proportion pour les aides et crues[11]. Joseph Le Proust est un élu, c'est à dire un officier de l'Etat qui perçoit l'impôt dans les pays d'élection. Il n'a pas été nommé à ce poste, mais son père, Étienne-Jacques Le Proust de la Chauvière (1480 - 1541), lui a acheté cette charge. Il est apothicaire à Loudun de 1528 à 1541)[12]. A partir de 1576, deux échevins gouvernent l'hôpital des pestiférés de Poitiers, mais, pendant l'épidémie de 1584-1586. Gaucher de Sainte-Marthe, son cousin, est seul à leur succéder. Il est remercié en 1587 du bon debvoir et office qu'il a faicts en lad. charge. Joseph Leproust, sr de la Sellonnière, élu pour le roi et bourgeois de Poitiers, le remplace jusqu'en 1592. Après lui, viennent de nouveau deux échevins auxquels s'adjoignent deux bourgeois, entre 1617 et 1621[13].

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Renée Le Proust en 1591 est propriétaire du château de Chandoiseau[14].

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SA PREMIÈRE ÉPOUSE (1576)[]

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Anne Herbert (1553 - 1577)[]

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Catherine Herbert, dame de Sigon, sa cousine, est la belle-mère de Louise de La Béraudière du Rouhet.

Sa première femme, Anne Herbert (1553 - 1577) n'est pas officiellement protestante comme lui. Sa cousine Catherine Herbert, dame de Sigon, lui fait don de ses robes et bijoux le 11 août 1560[15].

Catherine Herbert, sa cousine, est veuve de Pierre de Chabannes et de d. d'armes des ordonnances du Roi et gentilhomme ordinaire de Jean d'Amboise, fille de François, sgr de Bellefont, et de Catherine Daviau[16]. Elle est la seconde épouse de René de la Béraudière et donc la belle-mère de Louise de La Béraudière du Rouhet. On prête des aventures avec des rois de France à cette dame d'honneur de Catherine de Médicis Elle est la mère, entre autres, de Charles III de Bourbon (archevêque de Rouen), fils d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre [17]. Catherine Herbert, dame de Sigon, est la mère de François de La Béraudière, évêque de Périgueux de 1614 à 1646.

Anne Herbert (1553 - 1577), sa première épouse, est donc d'une famille de prélats, mais en partie acquise à la Réforme.

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Jacques Herbert de Lisle, maire pendu de Poitiers[]

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Blason des Herbert de l'Isle (Poitiers).

Les Herbert.

Poitiers.

Jeanne d'Albret (1528-1572) (© S.H.P.F.)

Le Maréchal Jacques d'Albon de Saint André fait pendre le beau-père de Joseph[18].

Jacques d'Albon, maréchal de Saint-André, reprenne la ville à la suite d'un assaut. Il fait pendre Jacques Herbert de Lisle et quelques autres protestants.

La ville subit un autre siège en 1579.

Les Herbert sont maintenus nobles par sentence du 24 septembre 1667. Ils portent :

de gueules à trois besants d'argent, au chef de même, chargé de trois hures de sanglier de sable, mirées d'argent et languées de gueules.

Anne Herbert (1553 - 1577) est la fille de Jacques Herbert de Lisle (1510 - 1562), lui-même fils de François Herbert (1480 - 1544), second du nom, seigneur de la Couture, de Jaunay et de Bellefont, qui épouse Bernardine Vernon, fille de Yves Vernon, échevin de Poitiers en 1523, à la place de son oncle Simon, décédé le 12 mars de la même année. François Herbert (1480 - 1544) doit être identifié avec le François Herbert qui fait l'inventaire des titres de la ville, en 1506, pendant la mairie de Nicolas Claveurier. Il est licencié es lois et procureur général de la commune. Il est assisté dans cette opération par Yves Vernon, grand-père de Jacques, lui-aussi licencié ès-lois et en outre greffier de la commune.

Jacques Herbert de Lisle (1510 - 1562), son premier beau-père, est un martyr de la foi protestante.

Quand Jeanne d'Albret, en 1561, se rend au colloque de Poissy, elle s'arrête à Poitiers. Comme elle a à sa suite plusieurs ministres, elle fait prêcher publiquement son culte. Elle même préside à une de ces assemblées tenue sous les saules d'une place voisine du château de Poitiers, aux bords du Clain. Antoine de Bourbon, époux de Jeanne, est gouverneur du Poitou. Il ne met donc aucune opposition à ce que les papistes appellent un scandale. Et ils attribuent cette faveur par une raison plus naturelle encore au maire de Poitiers, Jacques Herbert de Lisle, qui est huguenot et ne s'en cache point.

Au mois de janvier 1562 se tiennent plusieurs assemblées publiques et des réunions secrètes, quoique les unes et les autres soient défendues par les édits. Une tolérance trop évidente les y encourage et, outre que le maire, Jacques Herbert de Lisle, n'y reste pas étranger.

Ces horribles saturnales s'étant prolongées le 27 et le 28 mai, le 30, Grammont délivre la ville de sa présence et de ses soldats[19].

Sainte-Gemme y demeure deux mois encore avec les siens, jusqu'à ce que, le 1er août, Jacques d'Albon, maréchal de Saint-André, reprenne Poitiers à la suite d'un assaut. Il fait pendre Herbert et quelques autres :

juste châtiment d'un traître qui avait livré ses concitoyens, et de ses complices qui avaient aidé au massacre de leurs frères et à la spoliation de leurs autels[20].

Dans la réalité, le seul crime de Jacques Herbert, aux yeux du maréchal de Saint-André, est de ne pas ouvrir les portes de la ville aux assiégeants. Ce qu'il ne peut pas faire, dit la chronique :

les clefs étant chez le maire précédent, sire Jacques Lebreton, procureur au présidial[21].

La ville de Poitiers est abandonnée à la fureur de la soldatesque, qui se livre au pillage et au plus effroyable massacre. Les femmes, sans distinctions de condition, d'âge, ni de religion, sont violées, torturées, assassinées par la soldatesque catholique.

Après le meurtre de Jacques Herbert, maire de Poitiers, pendu le 7 août 1562, l'armée du maréchal, composée d'aventuriers mal disciplinés et mal soldés, suscite l'indignation de la population honnête. Le maréchal Saint-André ne fait même pas signe de modérer ces débordements sanguinaires. Un autre chef de guerre catholique, Laurent de Maugiron, fait la guerre en se faisant suivre par quatre bourreaux.

Jacques Herbert de Lisle est remplacé à la mairie par le lieutenant de police. 103 personnes fuient Poitiers. Le présidial rend ordonnance de prise de corps.


François et Jacques Le Proust sont les fils de feu Joseph II Le Proust et d'Anne Herbert, sa première femme, en 1604[22].
Françoise Le Proust (1577 - avant 1604).

La première épouse de Joseph II Le Proust décède en 1578. Que sont devenus leurs enfants en cette période où les réformés sont massacrés ?

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La ville de Poitiers au XVIe siècle.

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SA SECONDE ÉPOUSE (1579)[]

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Le Proust veuf à 25 ans se remarie en 1579 se remarie avec une Maubué, famille qui vit à Poitiers et au Blanc, petite ville à la limite du Poitou et du Berry.

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Françoise de Maubué[]

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Blason des Maubué.

Joseph Le Proust se remarie avec Demoyselle Françoise de Maubué, fille de Martin Maubué de Vernay, natif du Blanc. Elle est d'une famille probablement originaire du Blanc, où elle apparaît dés le début du XVIe siècle. Bien que la filiation ne soit pas suivie, elle semble descendre de Jean Maubué anobli par Louis XI en 1471. Nous avons aussi Jehan Mobue, garde scel sur 43 fiefs à Melle, dans le Poitou, en 1392.

Cette maison Maubué se répartit en trois branches : les Boiscoutault, les de La Touche et les des Ageons. Ils acquièrent le fief de La Varenne en 1546, qui va être hérité pas la Famille Le Proust - Le Proux.

Sa mère, Jeanne Fumé, est la fille de Nicolas Fumé de La Perrière, enquêteur en Poitou, maire de Poitiers en 1546, écuyer, seigneur de Boisferrant. Il est le descendant d'un autre Fumé Nicolas, qui commence la généalogie de cette maison. Il commande une compagnie de cent hommes pour la défense des côtes bretonnes. Il rend aveu de sa terre de La Perriere en 1386 et de celle du Vivier en 1412 au seigneur de Maulevrier. La grand-mère de sa seconde épouse est une Calluau de l'Oisellerie, fille d'une Lambertye.

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Leur descendance[]

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Joseph II Le Proust de La Sellounière et Françoise de Maubué ont sept enfants.

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L’école de chirurgie du Blanc[]

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Les Le Proust, apparentés aux Sainte-Marthe, sont médecins, maîtres chirurgiens, apothicaires... Ils sont à l'origine de l'école de maître-chirurgiens du Blanc.

Leçon d'anatomie de Willem van der Meer, par Jansz van Mierevelt (1617).

Maître chirurgien à cette époque.

Le beau-père, le mari et le neveu de Guillemette Le Proust administrent l’hôpital de Poitiers pendant 50 ans au XVIe[23]. Joseph II Le Proust de La Sellounière est gouverneur de l’Hôpital des Pestiférés de Poitiers[24]. Il est le petit-fils d'Étienne-Jacques Le Proust, apothicaire, élu et seigneur de La Chauvière. Ce Le Proust est un disciple de Paracelse. Même si sa prentèle compte beaucoup de jurisconsultes éminents, d'autres sont apothicaires, médecins, maîtres chirurgiens, alliés à des familles exerçant les mêmes professions.

Son petit-fils, Joseph II a comme oncle Jehan Le Proust de Niriau (ca 1520 - 1583) est médecin et père de Renée Le Proust de Niriau (ca 1535 - 1608) mariée en 1555 à Jacques de Sainte-Marthe de Chandoiseau (1517 - 1587), médecin des rois Henri II, François II et Henri III, fils de Gaucher de Sainte-Marthe, médecin ordinaire de François Ier et des religieuses de l’abbaye de Fontevraud. Joseph est aussi le neveu de Vincent Le Proust, sieur de Renton, chirurgien.

Joseph II Le Proust de La Sellounière est le père de François Le Proust de La Sellounière, Maistre-chirurgien ; Louis Le Proust, Maître apothicaire, beau-père de Jean Mafflard (1630 - 1712), maître chirurgien et grand-père de Jacques-François Le Proust des Jardins, Maître apothicaire, lui-même père de Louis Le Proust des Jardins, Maître chirurgien, cité dans l'acte notarié du mariage de sa cousine Françoise Le Proust en 1675 et par Chantal de la Véronne dans son Histoire du Blanc[25] et père d'Antoine Le Proust, Maître chirurgien, à Angles-sur-Anglin (marié à la fille d'un Maître chirurgien. François Le Proust de La Sellounière est le beau-père de Jean Perrussault Maître chirurgien, et donc le grand-père de trois Perrussault, Maîtres chirurgiens.

Ma famille est donc en partie à l’origine de la création de l’école de chirurgie du Blanc, dont parle Chantal de La Véronne dans son Histoire du Blanc[26]. Même si les chirurgiens sont relativement nombreux au Blanc, et regroupés en une puissante corporation, les Le Proust, Mafflard et Perrussault sont les noms le plus souvent cités. ls font payer leurs élèves entre 120 et 160 livres par an et leur demandent de nettoyer leurs boutiques.

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François III Le Proust de La Sellounière[]

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Blason des Barbarin.

La saga des Perussault : histoire d'une famille du Bas-Berry. Étienne Le Proust des Varennes se marie avec la veuve de Louis Perussault de La Micaude. Les alliances Perussault/Le Proust sont nombreuses.

François Le Proust, Sieur de La Sellounière ou La Silonnière[27] est né le 1er novembre 1580 à Poitiers (Saint-Didier). Il a comme parrain Vincent Le Proust, sieur du Ranton, grand-père d'Ange Le Proust. Il est décédé avant 1638 peut-être à Saint-Gaultier. François est un membre de la Famille Le Proust et le fils de Joseph II Le Proust de La Sellounière. Il épouse vers 1608 Françoise Barbarin, fille Jean III Barbarin, écuyer, sieur du Monteil, Puyfragnoux, la Cour de Bussière. La mère de sa femme est une Barbarin d'une autre branche. François est maître-chirurgien au Blanc, comme beaucoup de membres de sa parentèle. Sa fille est mariée à un Perrussault, maître-chirurgien, et mère de trois maîtres-chirurgiens. Le 20 juin 1620, il vend le tiers des dîmes et terrages de Prigny, fief important de Concremiers).

¤ François Le Proust

¤ Étienne Le Proust des Varennes (l'ancien fief des Maubué) marié à Marie Vergne (1622 - 1702), veuve de Louis Pérussault de La Micaude, frère et père de Maîtres-chirurgiens.

¤ Marguerite Le Proust

¤ Françoise Le Proust mariée à Jean Perrussault (1604 - 1670), Maître-chirurgien et sont les parents de trois Maîtres-chirurgiens et d l'honnête homme Syvain Perrussault, sieur des Fontenilles, notaire royal.


¤ Article détaillé : François Le Proust de La Sellounière


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Jacques Le Proust est né le 10 août 1581, à Poitiers (Saint Didier). Il est certainement décédé avant 1584 date de la naissance de son frère Jacques Le Proust de La Sellounière.

Jeanne Le Proust est née le 21 janvier 1582, à Poitiers (Saint Didier).

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Louis Le Proust[]

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L'église Saint-Génitour (Le Blanc).

Louis Le Proust est né le 31 mai 1583, à Poitiers (Saint Didier). Maître apothicaire dans la ville basse du Blanc (Berry), il se marie, vers 1645, avec Dame Jeanne Hérault (ca 1620 - après 1667). Il est décédé au Blanc (paroisse Saint-Génitour), le 21 février 1662, et enterré dans cette église. Ils ont deux enfants, dont :

¤¤ Jeanne Le Proust (1646 - 1681) se marie en 1667 avec Jean Mafflard (1630 - 1712), maître chirurgien, fils de Maître Anthoine Mafflard et de dame Françoise Rabier[28]. Le 16 juillet 1681 est enterrée dans l'église des Révérends Pères Augustins dame Jeanne Leproux décédée dans cette ville.

Un cousin de Jeanne Le Proust, Louis Leproust des Jardins, maître chirurgien, épouse une soeur de Jean Mafflard, Marguerite Maflard.

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Louis Le Proust[]

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La fille de Françoise Le Proust se marie avec René de Bideran, maître des Requêtes de la Reine.

Françoise Le Proust est née le 31 mai 1582 à Poitiers (Saint Didier). Jean Forest, écuyer, sieur des Brosses ou Boësses, membre de la famille Forest, greffier et avocat du Présidial de Poitiers. Le 21 avril 1625, Jean Forest, écuyer, sieur des Brosses, et Françoise Leproust, sa femme, vendent au prieur du couvent et hôpital de la Nativité de Notre-Seigneur, de l'ordre du bienheureux Jean-de-Dieu, les maisons qu'ils possèdent en allant du Quairoux de Montierneuf au Quairoux Millon à main dextre venant de Rochereuil, tenant par le derrière au jardin du château de ceste ville, la rivière entre eux. Le marché est consenti moyennant 3.000 livres données comptant avec l'obligation d'usage, pour l'acquéreur, de payer les cens et rentes [29]. Ils ont plusieurs enfants, tous baptisés à Saint-Cybard :

Anne Forest se marie avec René de Bideran, fils de Louis de Bideran, écuyer, sr de la Martinière, et de Marie Baribault, sa première femme, en date du 28 janvier 1629, contrat signé par Martin et Douadic. René de Bideran, seigneur des Bouchelières, est maître des Requêtes de la Reine par lettres du 26 avril 1655. Il reçoit le collier de l'Ordre de Saint-Michel, le 26 juillet 1660, et nommé conseiller d'État le 26 juillet 1661. Le 30 décembre 1659, nous avons la déclaration de la métairie de Communault (paroisse de Gézay, mouvante de la Touche-Gavaret), rendue à René de Bideran... et à Marguerite de Bideran, sa fille, veuve de Pierre Piot, sieur des Chaumes en 1689[30].

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Jacques Le Proust de La Sellounière[]

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Un Perussaut, Sylvain Perussault (1679 - 1753).

L'hôtel de Venise.

Jacques Le Proust de La Sellounière (1584 - après 1643) est né le 10 août 1584 à Poitiers (Saint-Didier). Il a comme parrain Messire Jacques de Sainte Marthe, docteur en médecine, médecin des Rois Henri II, François II et Henri III, mari de la fille de son oncle, Renée Le Proust de Niriau. Il a comme marraine Guillemette Le Proust, veuve de Hilaire Rogier, sieur de Nouzillet, maire de Poitiers. Nous avons vu dans l'Inventaire analytique des archives du château de La Barre, de Alfred Richard, qu'il hérite de Rachel Vernou en 1627. Jacques Le Proust, écuyer, épouse Marguerite Perussault, de Saint-Gaultier. Elle est la fille de Pierre Perussault (ca 1560 - 1618), sieur du Cheval-Blanc et de Pauday Greffier, notaire, procureur, Procureur de la châtellenie d'Argenton, et de Michelle Matheron (ca 1560 - 1591). Ce Jacques, seigneur de Sellonnière, le 8 mars 1643, vend 5 quartiers de vignes, situé au Pied froid à maître Pierre Fontenettes, un avocat, moyennant la somme de 350 livres tournois. Jacques Le Proust et Marguerite Perussault sont les parents de :

Jean Le Proust (ca 1610 - après 1667) est le père de Louis qui se marie avec Fleury Benoît, notaire.
Jacques Le Proust des Jardins (ca 1610 - avant 1663) se marie, en 1638, au Blanc (paroisse Saint Etienne), avec Jeanne Héraudin, d'une famille de tanneurs du Blanc qui se retrouvent propriétaire de l'hôtel de Venise au XVIe siècle, du fait du mariage de l'un des leurs avec son héritière Rose Lamy. Ils sont les parents de :
Louis Le Proust des Jardins (ca 1640 - 1716), Maître chirurgien cité dans l'acte notarié du mariage de sa cousine Françoise Le Proust, en 1675, et par Chantal de la Véronne dans son Histoire du Blanc. Il est chirurgien juré en 1683[31], demeurant en cette ville et paroisse de St-Ciran. Il se marie le 9 avril 1663, avec Marguerite Mafflard, contrat passé devant Maître Benoist, notaire au Blanc[32], soeur de Jean Mafflard (1630 - 1712), maître chirurgien, marié à une cousine de Louis Le Proust des Jardins. Veuf il se remarie avec Bénaise Autixier. Ils ont une fille. Louis Le Proust des Jardins, à nouveau veuf se remarie avec Louise Jeanne Pénissault (ca 1645 - après 1701)? en 1674. Elle est peut-être la soeur de René Pénissault (ca 1640 - après mai 1708) Conseiller du roi, et substitut de Mr le Procureur du roy en la maréchaussée du Blanc, époux de Marie de Lajuventie. Ils ont un fils, Antoine Le Proust, qui suit, et est la tige des LE PROUST A TROIS RIVIÈRES.

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Joseph Le Proust est né le 5 février 1586, à Poitiers (Saint Didier).

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Les progrès de la Connaissance à la Renaissance permettent alors à la chirurgie d’échapper à son statut d’art mineur pour devenir progressivement une discipline à part entière de la Médecine.

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Arnauld Caluau de l'oisellerie
   ∞ ??? 
   │
   ├── André Caluau, échevin
   │  ∞ ???
   │  │
   │  ├── Jean Calueau, évêque
   │
   ├── Jean Caluau
   │
   ├── Guillaume Caluau de l'Oisellerie
      ∞ 1516 Héliette de Lambertye
      │
      ├── François Caluau (1518-1574)
      │  ∞ 1565 Marguerite Royer de La Roque
      │  │  
      │  ├── René de Caluau 
      │    ∞ Marguerite de Lamarthonie
      │    │  
      │    ├── Gaston de Caluau 
      │      ∞ N des Ruaulx
      │      │  
      │      ├── Jean de Caluau, vicomte
      │        
      ├── Héliette de Caluau 
      │ ∞ 1538 Nicolas Fumé de La Perrière
        │
        ├── Jeanne Fumé 
          ∞ Martin Maubué de Vernay   
          │
          ├── Françoise Maubué 
            ∞ 1578 Joseph Le Proust de La Sellounière
            │
            ├── François III Le Proust de La Sellounière 
              ∞ 1608 Françoise Barbarin (branche des Barberini)
              │
              ├── Étienne Le Proust des Varennes 
                ∞ 1646 Marguerite Vergne (1622-1702)
                │
                ├── Jean Le Proust des Varennes (1654 - 1738) 
                   ∞ 1675 Catherine Michel
                   │
                   ├── Pierre Le Proux de La Rivière (1676-1735) 
                     ∞ 1712 Claude Elisabeth Chamion
                     │
                     ├── Pierre Éloy Le Proux de La Rivière 
                       ∞ 1741 Marie Agathe Mora (1720-1802)
                       │
                       ├── Agathe Le Proux de La Rivière
                         ∞ 1763 Louis Melchior Mottet
                         │
                         ├── Agathe Mottet (1764-1853)
                           ∞ 1785 Benoît de Rambaud


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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

  1. Inventaire analytique des archives du château de La Barre, Alfred Richard, Château de La Barre, C. Reversé, 1868.
  2. L'assistance publique à Poitiers jusqu'à l'an V Rambaud, Pierre, Volume: 2, Œuvres de bienfaisance, Paris : H. Champion 1914.
  3. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, de Société des Antiquaires de L'Ouest, 1907, p.300.
  4. L'assistance publique à Poitiers jusqu'à l'an V Rambaud, Pierre, Volume: 2, Œuvres de bienfaisance, Paris : H. Champion 1914.
  5. Paul de Longuemare, Une famille d'auteurs aux XVIe, XVIIe, et XVIIIe siècles: les Sainte-Marthe, Paul de Longuemare (1970).
  6. Morice, Preuves de l'histoire de Bretagne, t. I, col. 1176; pris sur l'original, à Biein.
  7. Le bulletin des recherches historiques de la Société des études historiques, Archives du Québec (1912).
  8. Dictionnaire géographique, historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine, Tome VI, Carré de Busserolle, Jacques-Xavier (1823-1904), impr. de Rouillé-Ladevèze (Tours) : 1878-1884.
  9. Debrett's Peerage and Baronetage, Kelly's Directories, 2000.
  10. Le pays mellois, Volume 2 de Histoire des communes des Deux-Sèvres, Maurice Poignat, Editions du Terroir, 1982.
  11. Inventaire analytique des archives du château de La Barre, Volume 1, Alfred Guy Richard, C. Reversé, 1868.
  12. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers - Page 761, de Société des Antiquaires de L'Ouest, 1907, p.300.
  13. L'assistance publique à Poitiers jusqu'à l'an V Rambaud, Pierre, Volume: 2, Œuvres de bienfaisance, Paris : H. Champion 1914.
  14. Manoir de Champdoiseau
  15. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest 1891
  16. Beauchet-Filleau, Dictionnaire des familles du Poitou, deuxième édition, tome I, p. 450.
  17. The Making of the French Episcopate, 1589-1661, Joseph Bergin, Yale University Press, 1996.
  18. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, volume 16, 1850.
  19. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, volume 16, 1850.
  20. Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, volume 16, 1850.
  21. Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, Volume 22, 1860.
  22. Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Nos. 1344 à 1867 (Chapitre de Sainte-Radegonde de Poitiers, Chapitre de Saint-Pierre-le-Puellier de Poitiers), Volume 2 Archives Ecclésiastiques, Série G, Archives départementales de la Vienne, Impr. Tolmer, 1960.
  23. Women's Medical Work in Early Modern France, De Susan Broomhall, p.157.
  24. L'assistance publique à Poitiers jusqu'à l'an V Rambaud, Pierre, Volume: 2, Œuvres de bienfaisance, Paris : H. Champion 1914.
  25. La Véronne (Chantal de), Histoire du Blanc des origines à la Révolution de 1789, Poitiers : Société des antiquaires de l’Ouest, 1962.
  26. La Véronne (Chantal de), Histoire du Blanc des origines à la Révolution de 1789, Poitiers : Société des antiquaires de l’Ouest, 1962.
  27. Archives seigneuriales du Poitou. Inventaire analytique des archives du château de la Barre: Table générale des noms de personnes et de lieux, Alfrede Richard, Reversé, 1868.
  28. AD36, cote 2 E 13 380.
  29. L'assistance publique à Poitiers jusqu'à l'an V, Rambaud, Pierre, 1912 Paris: H. Champion.
  30. Généalogie de Bideran : Périgord, Agenais, Quercy, Poitou, par A. de St Saud, Boisserie de Masmontet, R. de Manthé,... Bergerac : impr. de J. Castanet, 1896.
  31. Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, Société des antiquaires de l'Ouest, 1962.
  32. AD36 : 2 E 13376.
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