Wiki Guy de Rambaud
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                                  Clotilde Mottet de La Fontaine

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Cette peinture est de l'artiste anglais Sir Thomas Lawrence (1769 - 1830), président de la Royal Academy. Le portrait est celui de Lady Russell (née Clotilde Mottet de La Fontaine), et son nom est écrit au bas de la plaque.

Sir Henry Russell père engage William Atkinson pour rénover en profondeur sa demeure seigneuriale achetée en 1820, Swallowfield Park, de 1824 à 1826. Swallowfield Park en 1850.

Clotilde (robe blanche) visitant la nouvelle maison de campagne de la sœur d'Henry II Russell de Swallowfield, Henrietta, Wittington Hall, à Lancs.

Marie Clotilde Mottet de La Fontaine est née le 3 juin 1794 à Pondichéry, dans un des palais de son père, commissaire ordonnateur des établissements français de l'Inde. Elle est décédée le 31 janvier 1872 au château à Swallowfield Park (Comté royal du Berkshire) et est enterrée dans le cimetière de la paroisse à Swallowfield[1].


Clotilde Mottet de La Fontaine (1794 - 1872) est une aristocrate française[2], nous dit L'histoire du Parlement (2009), membre de la famille Mottet, qui est connue dès le XIe siècle. Son enfance se passe au milieu d'une nombreuse fratrie et de dizaines d'employés, serviteurs ou esclaves. Son père est le baron Benoît Mottet de La Fontaine, gouverneur de Pondichéry[3]. Sa mère est la fille d'un marquis, et la nièce de Camille-Charles Le Clerc de Fresne, Gouverneur général de l'Inde française de 1789 à 1792. La famille Mottet de La Fontaine vit à cette époque dans deux palais à Pondichéry.

En 1816, durant un congé en Europe de ses fonctions de British Resident de l'État princier autonome d'Hyderabad, Henry II Russell de Swallowfield rencontre cette fille du gouverneur français de Pondichéry, Marie-Clotilde Mottet de La Fontaine[4]. Il en profite pour se marier en Picardie, à Compiègne, avec Marie Clotilde, le 13 novembre 1816. Il devient donc le gendre du baron Benoît Mottet de La Fontaine, effectivement gouverneur de Pondichéry du temps des Britanniques et au début de la Restauration[5].

Russell est payé 20.000 livres sterling par an (500.000 francs-or, soit 17 fois la solde d'un maréchal d'Empire), avec un palais magnifique comme résidence, et la domesticité d'un riche prince indien. Lui et Clotilde vivent dans un beau pays, avec l'un des plus beaux climats de l'Inde[6][7]. Considéré comme trop dépensier, pour sa Russell's Brigade, Henry II Russell de Swallowfield doit donner sa démission et repart en Angleterre le 26 décembre 1820.

Lui, sa femme qui est enceinte, et leur fils, font escale à Sainte-Hélène pour essayer de rencontrer l'empereur, mais ils veulent s'adresser à l'Empereur en respectant l'étiquette et le bras droit d'Hudson Lowe leur interdit.

Au Royaume-Uni, du fait du caractère de son père et du sien, Russell déménage souvent et vit dans les châteaux de ses proches. Si Sutton Park sert à aiguiser l'appétit de Henry Russell père pour une vie sédentaire en tant que gentilhomme campagnard anglais, c'est l'achat de Swallowfield en 1820 qui concrétise finalement cette aspiration familiale[8].

Finalement, en 1828, Henry Russell s'installe à Swallowfield Park. En 1836, à la mort de son père, il devient le 2e baronnet de Swallowfield. Il écrit de nombreuses lettres, gère ses biens, soulage la misère des pauvres, fréquente de nombreux intellectuels et les grands seigneurs locaux, son voisin et ami Wellington...

Henry II Russell de Swallowfield est le deuxième baronnet, le père deux suivants et l'ancêtre des autres baronnets Russell de Swallowfield et de nombreux membres de l’aristocratie britannique parfois célèbres. Actuellement certains d'entre eux sont cousins avec la famille royale britannique.


Article détaillé : Henry Russell de Swallowfield

Article détaillé : Famille Russell de Swallowfield

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La Résidence britannique à Hyderabad, dessinée en 1813, du temps d'Henry II Russell de Swallowfield et Clotilde Mottet de La Fontaine. Le Nizam et Russell partant pour une visite officielle, accompagnés d'une nombreuse escorte à cheval et de gardes à pied.

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Sommaire

SA FAMILLE, SES PARENTS, SA JEUNESSE[]

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Les Mottet, Armorial de la France 1875, par Louis de Magny[9].

Benoît Mottet de La Fontaine.

Les Motet/Moetetus/Moteti/Mota sont souvent Consuls d'Arles. Un Motetus est consul d'Arles en 1197 et 1206. Arnulfus Motetus (ca 1180 - après 1237) l'est en octobre/juin 1197 et en 1221. Poncius, luil'est en 1245[10]...

Les Mottet sont donc d’Arles avant d'être de Tarascon. Le blason est le même et nous retrouvons les personnages chez les Motet, Mottet ou Mota d'Arles et chez les Motet, Mottet de Tarascon, ou selon Mistral Mouttet...

Une branche s'installe en Île-de-France, alors que d'autres restent en Provence. Une sous-branche de ceux de Paris, Mantes, Compiègne, Versailles part aux Indes. C'est les Mottet de La Fontaine .


L'enfance et la jeunesse de Clotilde Mottet de La Fontaine (1794 - 1872) se passe au milieu d'une nombreuse fratrie, des cousins et des dizaines d'employés, serviteurs ou esclaves. Son père est le baron Benoît Mottet de La Fontaine, gouverneur de Pondichéry[11]. Sa mère est la fille d'un marquis, et la nièce de Camille-Charles Le Clerc de Fresne (1741 - 1797), gouverneur général de l'Inde française de 1789 à 1792. La famille Mottet de La Fontaine vit à cette époque dans deux palais à Pondichéry.


Article détaillé : Famille Mottet


Article détaillé : Benoît Mottet de La Fontaine


Article détaillé : Camille-Charles Le Clerc de Fresne


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Façade du Gouvernement de Pondichéry.

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SON MARI AUX INDES (1797 - 1820)[]

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Son mari est British Resident[]

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Son ami, James Kirkpatrick, le British Resident (1798 - 1805) fait construire la British Residency.

Une vue de Darbar Hall dans l'ex résidence britannique.

La carrière de Russell doit beaucoup au gouverneur général Wellesley, frère de Wellington, qui est gouverneur général de l'Inde entre 1798 et 1805 et sert l’East India Company (Honorable Compagnie de l'Inde Orientale ou H.E.I.C.). Il doit rentrer en Grande-Bretagne, comme Russell par la suite. Wellesley est marié à une très belle française, Hyacinthe-Gabrielle Roland. C’est peut-être elle qui va donner envie à Henry d’épouser une française catholique... mais pas comédienne.

Henry II Russell s'enrichit très vite. Il va revenir encore jeune en Angleterre avec £ 85.000, soit plus de 2.000.000 de francs-or de l'époque. Avec toutes ses dépenses ou presque de payées et £ 20.000 de revenus annuels. Russell n'a pas besoin de se faire verser des commissions, comme le racontent des calomniateurs. D'ailleurs, les débats au sein de l'East India House, en 1825 et les archives d'Hyderabad démontrent que cette rumeur est totalement infondée[12].

Russell est payé 20.000 livres sterling par an (500.000 francs-or, soit 17 fois la solde d'un maréchal d'Empire), avec un palais magnifique comme résidence, et la domesticité d'un riche prince indien. Lui et Clotilde vivent dans un beau pays, avec l'un des plus beaux climats de l'Inde[13][14].


Article détaillé : Russell's Brigade


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Sceau de Sir Henry II Russell, monté en fermoir, daté de 1219 AH (1804). L'émeraude, qui a été montée comme élément d'un fermoir, est de couleur vert pomme et présente peu d'imperfections. Il est gravé d'une inscription de trois lignes nasta'liq Intizam al-Mulk I'timad al-Dawlah Henry Russell Na'ib Jang Bahadur 1219 (le vaillant, l'administrateur du royaume, le pilier de l'état).

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Henry II Russell et ses femmes[]

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Outre sa solde énorme, Russell a une famille riche et il se marie avec des femmes qui ont des dots importantes.

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Khair-un-Nissa (1805)[]

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Khair-un-Nissa.

Mémorial de James Achilles Kirkpatrick à l'église Saint-Jean, à Calcutta.

Les enfants de Kirpatrick et Khair, en 1806, par Chinnery. Cette toile va se retrouver à Swallowfield Park du temps d'Henry II Russell.

Henry Russell a une relation en 1807 avec la Princesse Khair-un-Nissa, veuve de son ami le Resident General James Kirkpatrick.

En 1804, Russell se charge des intérêts de la femme de Kirkpatrick, la princesse moghol Khair-un-Nissa (1776 - 1813), la plus admirable d'entre toutes, petite-nièce du premier ministre de l'État princier autonome d'Hyderabad et descendante directe du prophète. En 1806, au mois d'avril, Russell va à Calcutta car il est donc l'exécuteur testamentaire de James Kirkpatrick[15]. Khair-un-Nissa n'a que 19 ans.

Puis à l'automne de la même année, après un an de deuil, la jeune Khair-un-Nissa décide de faire un voyage épique à dos d'éléphant. Elle fait un millier de kilomètres à travers l'Inde, pour aller pleurer sur la tombe de son mari à Calcutta. Solitaire et désespérée et loin de chez elle, elle est finalement séduite par le seul homme qu'elle connait à Calcutta, l'ancien assistant de James, Henry Russell. Russell séduit donc la jeune Khair-un-Nissa, veuve de son ami, l'ancien British Resident, un mélange de Lolita et Lady Butterfly, descendante du Prophète, pendant l'hiver 1806-7.

Dans les Russell Papers, une lettre du 26 janvier 1807 laisse à penser qu'Henry fait un enfant à Zora, l'esclave de cette Bégum (princesse)[16]. En tous les cas il a un enfant avec une bibi (maîtresse indigène), de basse extraction. Son fils ne peut, pour cette raison, jouer avec les deux enfants de Kirkpatrick et de la Bégum[17]. Par contre, sa relation avec une bibi ne choque pas Khair-un-Nissa. Kirkpatrick a comme tous les hommes musulmans un harem.

Russell et Khair-un-Nissa louent un immeuble à Chowringhee (quartier du centre de Calcutta où une rue porte désormais le nom de son père). La princesse est une très riche héritière. Elle se déplace avec une amie, des membres de sa famille, de nombreux domestiques et esclaves.

Russell va à des dîners du Gouvernement de Calcutta, car il espère trouver un poste pour ne plus être le secrétaire particulier du British Resident, Thomas Sydenham, qui détruit tout le travail accompli par Kirkpatrick et celui de Russell.

L'amitié de Russell avec Khair-un-Nissa est un secret connu de tous à Calcutta, et le nouveau général en chef, Barlow, s’en inquiète. Quand le portrait de Khair est fait, en 1807, Henry s'empresse de dire qu'elle est mille fois plus belle que toutes les autres femmes. Comme un jeune homme amoureux, il met une copie de ce portrait en couverture de ses mémoires. Sa maison appartient à Russell et un immense portrait de ce jeune officier scandalise les invités. Il écrit à son frère Charles :

Tu dois la considérer comme une sœur aînée.

Néanmoins Russell est un homme très différent de James Kirkpatrick (1764 - 1805) et il refuse de l'épouser. Russell demande à son frère Charles Russell d’annoncer à Khair-un-Nissa qu’il se marie avec Jane Casamajor (1789 - 1808), le 20 octobre 1808, à Madras.

Lorsque la nouvelle de la liaison de Khair-un-Nissa par Russell parvient à Hyderabad, elle est bannie et envoyée dans une ville côtière déchue où elle attend en vain que Russell la rejoigne. Khair, le cœur brisé, sombre dans une grave dépression. La Begum Khair-un-Nissa ressent ce mariage comme une trahison. La jeune femme songe au suicide. Russell ne va pratiquement plus parler d'elle dans ses nombreuses lettres[18].

Elle est autorisée à retourner à Hyderabad en 1813 pour y mourir, cette ville où elle a autrefois été si heureuse. Khair-un-Nissa et sa mère y retournent, mais là-bas Russell la fuit. Pourtant, durant l’été 1813, Lady Mary Hood, femme de l’amiral Samuel Hood, visitant Hyderabad demande à rencontrer quelques femmes de la ville d'Hyderabad de haut rang. Henry Russell, en tant que Lord Resident, demande à Khair-un-Nissa de venir à sa résidence. Il lui parle pour la première fois depuis cinq ans.

Mais la Begum meurt dans les mois qui suivent de chagrin. Le père du British Resident a interdit à ses fils d’épouser des indiennes. Cette attitude va se généraliser chez les Britanniques après 1850.

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Jane Casamajor de Egmore (1808)[]

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Au château de Potterells se trouvent Mme Justinian Casamajor et huit de ses enfants, mais aussi les auteurs de la branche de la famille Casamajor de Madras.

James Archibald (1787 - 1864) rejoigne l'EIC à son tour...

Monument funéraire de Jane.

Henry II Russell de Swallowfield demande à son frère Charles Russell d’annoncer à sa maîtresse depuis 1807, la riche princesse Khair-un-Nissa, qu’il se marie avec Jane Casamajor (1789 - 1808), le 20 octobre 1808, à Madras. Henry n'ose pas annoncer non plus à son père son mariage avec une jeune fille qui a une grand-mère malaise[19].

Justinian Casamajor vit dans les Caraïbes, mais le réseau familial élargi des Casamajorss'étend vers l'est. Son oncle, Noah Casamajor (1700-1746), s'est établi comme marchand à Madras au milieu des années 1700, et son fils, James Henry Casamajor (1745 - 1815), rejoint l'EIC en tant qu'écrivain à Madras, montant au conseil en 1791. Bien que son fils James Archibald (1787 - 1864) rejoigne l'EIC à son tour, ce sont les mariages de ses filles qui catapulte les Casamajors dans les plus hauts échelons de l'élite de l'EIC ; Jane Amelia (1789 - 1808) à Henry Russell (1783 - 1852), fils de Sir Henry Russell (1751 - 1836), juge en chef du Bengale ; Amelia (1791 - 1872) au troisième fils du gouverneur général Lord Minto (1751 - 1813); Louisa (vers 1801 - 1878) à Charles Farquharson (1795 - 1862), fils de William Farquharson (1758 - 1813), EIC Bengal

Henry II Russell de Swallowfield fait la connaissance de Jane, fille de James Henry Casamajor de Egmore (1745 - 1815), écuyer, membre du Conseil de Madras et d'Elizabeth Campbell of Invernell (1763 - 1839)[20]. James Henry Casamajor est un riche marchand, vice-président très écouté du Council (Conseil) de Madras[21]. Les Casamajor sont une famille d'origine espagnole. Ils possèdent des archives prouvant qu’ils sont des descendants de la maison royale de Castille et Leon[22]. Établis à Bristol et dans les colonies, ils deviennent de riches négociants, des planteurs, ou des administrateurs[23].

Russell écrit avec sa modestie habituelle dans une lettre à son frère Charles qu'elle est la plus grande beauté de Madras et lui le meilleur parti[24].

Jane Amelia Casamajor et Russell se marie le 20 décembre 1808 à Madras. Elle décède un mois plus tard, le 29 janvier 1809, à l'âge de 19 ans, à Madras[25].

Russell, lors de son séjour en Angleterre, en 1819, emploie John Bacon à exécuter une sculpture qui est placé sur la tombe de sa femme à Madras. Les portraits sont ceux de Russell, de son ex-femme, de sa belle-mère et de ses deux belles-sœurs.

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Clotilde Mottet de La Fontaine (1816)[]

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Clotilde Mottet de La Fontaine est déjà mariée avec le Baronnet Henry II Russell de Swallowfield, Résident Général du royaume d'Hyderabad, donc ce portrait date d'après 1816.

Jean-Baptiste de Warren, père de l'une de ses belles-sœurs.

En 1816, durant un congé de ses fonctions de British Resident de l'État princier autonome d'Hyderabad, Russell en profite pour se marier en Picardie, à Compiègne, avec Marie Clotilde Mottet de La Fontaine (1793 - 1872), membre de la très ancienne famille Mottet, le 13 novembre 1816. Il devient le gendre du Baron Benoît Mottet de La Fontaine, gouverneur de Pondichéry[26].

Selon William Dalrymple, Clotilde détrône une autre bibi, Luft-un-Nissa, peut-être cousine de Khair[27].

Au départ cette union avec une Française qui plus est catholique est un obstacle à l'établissement d'Henry en tant que gentleman anglais au milieu de l'élite gouvernante au pays. Henry annonce la nouvelle de son deuxième mariage à son père avec une combinaison caractéristique de bravade et de chantage émotionnel Sir Henry en octobre 1816 :

Mon mariage n'affectera guère le montant de ma fortune, ou m'obligera, à ce titre, à rester plus longtemps en Inde que je n'aurais dû le faire autrement. Mais quand je constate que vous vous êtes éloignés, et que ta porte se fermera contre moi[28]. Mais, une partie des membres de cette famille Mottet vont se retrouver officiers au service du Nizam ou des Britanniques. Car les établissements français des Indes ne sont que des poussières d'empire. Clotilde Mottet de La Fontaine est la belle-sœur du général John Doveton et de George Chaplin Holroyd[29][30][31][32], mais aussi de la fille du gouverneur Ernest William Fallowfield, d'Elizabeth de Warren, descendante de la très ancienne et illustre Famille de Warren.

Dès son arrivée à la Résidence, malgré son jeune âge, la fille du gouverneur-baron Benoît Mottet de La Fontaine montre qu'elle est habituée à commander une nombreuse domesticité et tenir une maison. Elle décide même de surveiller la traite des bufflonnes qui ravitaille les occupants de la résidence. Son but est de vérifier le respect des règles d'hygiène. Mais les bufflons peu habituées à voir des blancs la chargent et l'obligent à se réfugier dans les cuisines[33].

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Départ des Indes (1819)[]

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À Hyderabad, Henry collectionne des œuvres d'art indiennes, y compris ce portrait d'un jeune noble du Deccan.

Henry II Russell de Swallowfield, Clotilde et leur premier enfant quittent précipitamment la résidence d'Hyderabad en 1819, emmenant la collection d'œuvres d'art indiennes d'Henry). Ils anticipant le limogeage d'Henry par l'East India Company pour une flagellation brutale qui laisse parait-il deux Indiens morts.

Mais c'est surtout que considéré comme trop dépensier pour sa Russell's Brigade, Henry II Russell de Swallowfield doit donner sa démission et repart en Angleterre le 26 décembre 1820, où la rumeur va être démentie.

Son ami, Charles Metcalfe (plus tard Lord, gouverneur général des Indes, gouverneur de la Jamaïque et gouverneur général de la Province du Canada), le remplace. Il affirme que Russell est trompé par la banque Palmer et Cie., et qu'il est le plus à même de connaître les faits. Metcalfe le 17 mars 1821, parle des emprunts fait à cette banque comme d'une nécessité et dit qu'ils peuvent aider à assurer la prospérité d'un pays et que les intérêts de la compagnie n'ont pas été concernés par les prêts destinés à moderniser l'état princier[34].

L'hon. Douglas Kinnaird, dans son livre sur les journaux d'Hyderabad, déclare :

Dans les dépêches suivantes, on trouvera des preuves suffisantes du caractère de M. Russell en tant qu'homme et de ses talents d'homme d'État.

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Portrait d'Henry II Russell de Swallowfield, par Rai Venkatchellam, artiste de la Cour, sous le règne de Nizam Ali Khan d'Hyderabad (1761 - 1804). Comme son père et son frère aîné, Henry fait fortune en Inde. En tant que résident de la Compagnie des Indes orientales à Hyderabad, il acquiert des goûts de luxe.

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SAINTE-HÉLÈNE (1821)[]

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Sir Henry II Russell de Swallowfield.

Fanny Dillon, femme du Général Bertrand, est une amie de Clotilde Mottet de La Fontaine.

Timbre de Sainte-Hélène en l'honneur de Sir William Webber Doveton (1753 - 1843).

En rentrant en Angleterre de l'Inde, le navire de Russell et de sa femme fait escale à Sainte-Hélène le 1er mars 1821. Le Gouverneur Lowe s’inquiète de leur présence, car Clotilde Mottet de La Fontaine est née Française et est amie avec Fanny Dillon, la femme du Général Bertrand. Il les fait surveiller par son chef de la police[35]. Clotilde Mottet de La Fontaine constate que c'est ce Thomas Reade qui est le vrai gouverneur de l'île.

Son frère, Charles Russell (1786 - 1856) a pu observer l'empereur, grâce au père du général John Doveton, le mari de l'une de ses nièces, qui est l'un des rares proches anglais du souverain en exil et un notable célèbre qui est désormais timbrifié[36].

Bien sûr, l'objet principal de leur visite est de voir Napoléon; ce désir, commun à tous les visiteurs de l'île, étant accentué par le fait que Clotilde Mottet de La Fontaine est Française. Pendant deux ou trois ans après son arrivée, Bonaparte a reçu presque tout le monde, mais il refuse désormais de voir de nouvelles personnes[37]. Toutefois, le général Bertrand et sa femme disent à Sir Henry et à Lady Russell que Napoléon va leur accorder un entretien.

Clotilde Mottet de La Fontaine écrit :

Notre première visite aux Bertrand a duré plus de trois heures et a été des plus intéressantes. Bertrand est un assez vulgaire, de taille moyenne grandeur, mat de peau. Ses manières sont peu élégantes. Mme Bertrand a quelque chose de très remarquable dans son apparence. Sa silhouette est grande, gracieuse, et digne ... Elle a été élevé en Angleterre chez sa mère dès l'âge de 7 à 10 ans, et parle anglais presque aussi bien qu'une Anglaise.

Le couple Russell mange chez les notables de l'île qui leur racontent ce qu'est la vie de l'Empereur.

Inespéré privilège, le général Bertrand et sa femme disent à Sir Henry et à Lady Russell que Napoléon va leur accorder un entretien. Cependant Clotilde certes royaliste, est aussi Française et noble et son mari respectueux des usages. Ils ont le tort d'informer le colonel Thomas Read, qu'ils veulent lui donner le titre d'empereur. D'ailleurs, le général Bertrand leur dit que c'est obligatoire. C'est l'étiquette ! Thomas Read, influent bras droit du Gouverneur Lowe, leur interdit. Donc ils décident de ne pas le rencontrer pour ne déplaire au gouvernement britannique, à Wellington, et aussi déplaire à un ancien souverain qui mérite le respect.

Henry dit au revoir à la famille de Sir Doveton, père de John Doveton, beau-frère de sa femme, et quitte l'île n'ayant pu s'entretenir avec celui qu'il considère un peu comme un usurpateur, mais qui a été officiellement Empereur. D'ailleurs dans les écrits de sa femme et de sa bru, Swallowfield and its owners, on devine néanmoins une réelle fascination pour le grand homme. Mais dans les écrits de sa femme et de sa bru, on devine néanmoins une réelle fascination pour le grand homme. Son frère, Charles Russell (1786 - 1856) peut le rencontrer, grâce au père de John Doveton qui est un proche de l'empereur en exil et un personnage célèbre de l'île qui est désormais timbrifié[38].


Article détaillé : John Doveton


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William Doveton, beau-père de l'une sœurs de Clotilde, est l'un des rares Britanniques à l'enterrement de Napoléon.


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LES RUSSELLS DE THE EAST INDIA COMPANY AT HOME[]

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Joseph Entangled. Henry Russell n'a rien à voir avec ce genre de marchand enrichi aux Indes. C'est un aristocrate et un brillant intellectuel.

The East India Company at Home, 1757-1857, projet de recherche de 3 ans financé par Leverhulme Trust et basé au Département d'histoire de l'Université de Warwick (2011-2012) et de l'University College London (2012-2014), affirme que :

Depuis son développement dans les années 1760, l'image du nabab a figuré dans la caricature britannique en tant qu'individu possessif par excellence. L'histoire de la famille Russell montre cependant la fausseté de ce stéréotype. Plutôt que d'être consommé par les besoins individuels, accro aux goûts indiens et incapable de se débarrasser des origines commerciales, la correspondance Russell révèle que Sir Henry, sa femme et ses deux fils aînés ont été des collaborateurs clés dans une entreprise familiale collective dans laquelle les cultures asiatiques et européennes mélangé[39].

La gravure à droite est une illustration d'une édition de 1861 du Vanity Fair de William Makepeace Thackeray. Il représente Joseph Sedley, un fonctionnaire de la Compagnie des Indes orientales, en proie à une relation avec une jeune femme. Remarquez comment l'illustration met en valeur la stature corpulente et la tenue raffinée de ce personnage. Sedley est l'archétype du nabab - bien habillé, bien nourri, oisif, frivole et gâté[40].

Henry II Russell de Swallowfield est un homme aux capacités éminentes et d'une grande érudition, auxquelles il ajoute une grande courtoise dans sa façon d'être.

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Contrairement à son ami Kirkpatrick Henry Russell n'est pas vraiment un Moghol blanc. Certes il s'habille à l'oriental, a le titre chez les Indiens de Sabit Jung, mais il ne se marie pas avec une princesse musulmane et contribue à renforcer l'influence du protectorat britannique à Hyderabad.

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LA RECHERCHE DU CHATEAU FAMILIAL DES RUSSELLS[]

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Trouver une maison de campagne illustre à vendre à un bon prix, au bon endroit ... ce n'est pas si facile. La famille Russell acquiert l'expérience et les connaissances nécessaires pour finaliser leur achat[41].

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Une partie de la famille recherche le futur château familial dès 1804[]

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Lady Anna Barbara Witworth Russell et son fils Henry II Russell, par George Romney.

Charles Whitworth, 1st Earl Whitworth, et son neveu Henry II Russell.

Lady Anna Barbara Witworth Russell, sa mère s'établit successivement à Londres, Bath, Tunbridge Wells, Douvres et Walmer pour accueillir ses cinq filles et ses trois plus jeunes fils pendant leur scolarité en Angleterre. Entre 1804 et le retour de Sir Henry, son mari, en 1813, Lady Anne acquiert une vaste expérience des dangers et des joies des maisons de campagne anglaises grâce à ses séjours répétés dans des propriétés locatives. Du fait de cette expérience, elle devient une experte des demeures à la campagne[42].

Au printemps 1806, aidée par son frère Charles Whitworth, 1st Earl Whitworth, sa mère prend un bail prolongé sur une maison à Hookwood, dans le Surrey, entourée de plusieurs acres de jardin.

Une autre maison à Park Lane est louée pour permettre à la fille aînée des Russells, Anne (décédée en 1808) d'être présentée à la Cour, une étape essentielle dans le projet de la famille pour assurer son statut au sein de la haute noblesse. La fortune de ses plus jeunes fils est bâtie en s'assurant qu'ils sont proches de leur oncle, Charles Whitworth, 1st Earl Whitworth, important diplomate et homme politique britannique, en étant placés dans des écoles près de sa demeure seigneuriale dans le Kent[43].

Dans les années 1810, après le retour de Sir Henry d'Inde en Angleterre (1813), les Russells commencent à réfléchir sérieusement aux implications financières que l'achat d'une maison de campagne. À ce stade, la famille a déjà acquis une grande expérience de ce qu'implique la possession et la gestion d'une maison de campagne[44].

Henry II Russell, est cependant réticent à retourner en Angleterre depuis Hyderabad jusqu'à ce qu'il puisse s'assurer un revenu annuel de 3.000 £, qui, selon lui, nécessite un investissement foncier de 80.000 £. Mais, le désir de richesse rivalise avec l'ambition sociale dans les calculs d'investissement de Henry. Le rendement des obligations d'État est plus élevé que celui de la terre, cependant l'agrégation par la Landed gentry - à la haute noblesse, celle des baronets, barons et pairs-propriétaires terriens - l'intéresse plus que les seuls profits, alors qu'Henry envisage à son retour en Angleterre. Il écrit à on père, Sir Henry Russell de Swallowfield, en 1815 :

J'aurais préféré avoir 3.000 par an en propriété foncière, que 5.000 dans les fonds[45].

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Knole Castle, Seven Oaks, Kent où meurt Anna et son frère, Charles Whitworth, 1st Earl Whitworth, Lord Lieutenant d'Irlande.

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Somerhill (1816)[]

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Somerhill, Tonbridge.

Tour de l'horloge, Somerhill.

Au début du XIXe siècle, l'achat ou la construction d'un château à la campagne représente un investissement colossal. Plutôt que d'essayer d'acheter des domaines séparés, la famille Russell décide de combiner leur patrimoine afin d'acheter en commun un grand domaine. Dès 1813, Sir Henry Russell de Swallowfield, écrit à sa femme son intention de collaborer avec ses fils pour acheter des propriétés foncières. Il propose de payer 100.000 £, son fils Henry 60.000 £ et Charles 40.000 £, les loyers étant répartis proportionnellement. 200.000 € cela correspond à 5 millions de franc-or du XIXe siècle, prix de la reconstruction dz l'énorme château de Pierrefonds par Viollet-le Duc.

Après la fin des guerres napoléoniennes, du fait de la dépression agricole subséquente, couplé à l'effondrement de la banque Tonbridge en 1812, Woodgate est déclaré en faillite en 1816. Cette année-là, ce Woodgate propose Somerhill au duc de Wellington, qui refuse de l'acheter car la chasse au renard n'est pas à son goût[46]. Wellington est l'ami du fils ainé de Henry Russell de Swallowfield qui est aussi depuis son arrivée aux Indes aussi très apprécié par le frère du vainqueur de Waterloo, le marquis Wellesley, Gouverneur Général de l'Inde entre 1798 et 1805. Sir Henry Ier envisage d'acheter ce domaine de Somerhill (près de Tunbridge Wells, l'un des nombreux lieux de repos de sa femme lors de son passage à travers la ville et la campagne à son retour en Angleterre) pour 125.000 £, mais il décide finalement ne donne pas suite[47]. James Alexander, le nouveau propriétaire, obtient un tableau de son château par Turner. La peinture est probablement l'exemple le plus exquis de la transformation par Turner de la tradition du portrait de maison topographique[48].

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Somerhill House.

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Gosfield Hall[]

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Château de Gosfield Hall, en 1817.

Henry Russell de Swallowfield cherche également cherché à négocier l'achat de Gosfield Hall, dans l'Essex pour 120.000 £, mais le duc de Buckingham ne veut pas céder ce domaine à moins de 150.000 guinées (150.000 € et 150.000 shillings... 157.500 €), et cette vente échoue.

C'est pourtant l'ancienne résidence du roi Louis XVIII, mais personne n'apprécie ce Roi chez les Russells et encore moins chez les Mottet, du fait de son attitude avec Louis XVII et la cousine germaine de Clotilde, Agathe Mottet-de Rambaud, qui l'a élevé jusqu'à son emprisonnement au Temple.

En 1817, le ministère des Affaires étrangères commande à Melling, devenu peintre paysagiste de la chambre et du cabinet du roi des vues représentant les châteaux de Hartwell et Gosfield Hall, demeures de Louis XVIII lorsqu'il est en exil en Angleterre (1807 - 1815).

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Gosfield Hall.

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Henry et Clotilde à Sutton Park House (1822 - 1823)[]

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Sutton Park House ne ressemble pas à l'ancien manoir détruit par un incendie en 1825.

General John Burgoyne, c. 1766.

Sir John Burgoyne (1604).

Sir Gilbert Elliott-Minto.

Henry quitte l'État princier autonome d'Hyderabad, va au Bengale et de là, part en Angleterre avec sa femme, son fils Henry (1819 - 1847) et sa fille Anne, qui est née le 4 septembre 1820. Clotilde Mottet (1795 - 1872) a donné naissance à quatre enfants en succession rapide en Inde, dont seulement deux vont survivre du fait du climat et des maladies.

A l'époque de leur retour Russell père achète Swallowfield Park. Avant que la famille Russell ne s4installe finalement Swallowfield Park, la jeune génération de la famille a déjà la chance de vivre les plaisirs de la vie dans la campagne anglaise. À Henry et Clotilde rejoignent la noblesse terrienne, ne serait-ce que par procuration, lorsqu'ils prennent un bail à Sutton Park, Bedfordshire en 1822.

Siège de la famille Burgoyne, Sutton Park est lié à la fois à l'empire qu'il soit nord-américain ou indien. Le septième baronnet, Sir John Burgoyne (1739-1785), par exemple, est officier de cavalerie en Inde dans les années 1780, se mariant et mourant président de Madras. La location de Sutton Park à Sir John Burgoyne, neuvième baronnet, aide Henry II à se métamorphoser en un véritable gentleman anglais[49]. Il écrit à un ami resté à Hyderabad :

La place que nous avons prise appartient à la famille des Burgoynes... depuis des générations. Ils sont l'une des plus anciennes familles d'Angleterre : la salle du château est bordée de portraits de leurs ancêtres.

Ne coûtant à Henry que 300 £ par an, la maison est en plus idéalement placée pour préserver ses liens avec les familles qui lui ont fourni un puissant patronage politique en Inde. Son emplacement, près de la Great Northern Road, fait de Sutton Park un relais pratique pour la famille de feu Gilbert Elliot-Murray-Kynynmound, 1st Earl of Minto (1751 - 1814), gouverneur général de l'Inde entre juillet 1807 et 1813 - qui a promu Henry à la résidence d'Hyderabad, et dont le fils John Elliott épouse Jane Casamaijor, soeur d'Amelia, première épouse d'Henry - lors qu'ils voyagent entre Londres et leur siège familial dans les Scottish Borders.

En 1822, Henry décrit à Robert Pitman avec fierté comment :

La douairière Lady Minto, lorsqu'elle arrivait ici, passa en fait devant le parc, ne pensant pas qu'il était possible d'avoir un tel endroit pour un loyer aussi bas qu'elle savait que je payais.
Les habitudes de la vie à la campagne ressemblent beaucoup plus à celles de l'Inde, et je ne les aime pas un peu moins à cause de cela, conclut-il avec satisfaction.

Sutton Park sert à aiguiser l'appétit d'Henry II Russell pour une vie sédentaire en tant que gentilhomme campagnard anglais, mais c'est l'achat par son père de Swallowfield, en 1820, qui finalement concrétise cette aspiration[50].

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Sutton Park.

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SWALLOWFIELD PARK (1820)[]

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Clotilde Mottet de La Fontaine écrit le manuscrit de Swallowfield and its owners et Constance Lennox le complète et le fait éditer.

Swallowfield House a une histoire bien plus intéressante que la plupart des demeures seigneuriales. Elle est la demeure de nombreux grands hommes. Des poètes et des hommes d'État la visitent.

Elle joue un rôle curieux dans l'histoire de l'Angleterre. Son histoire vaut la peine d'être racontée, et Clotilde Mottet de La Fontaine et sa bru, Constance Lennox le font dans Swallowfield and Its Owners[51].

Lady Constance Lennox fait un récit continu en de l'histoire de ce lieu en soulignant ses connections avec la formation de l'État anglais et une succession de rois, reines et hommes d'État. Swallowfield Park devient en effet une résidence royale du XIe, au XVIe siècles[52].

Au XVIIIe siècle Swallowfield House devient une maison de nabab, rénovée par John James pour Thomas Pitt c.1720-22. Au d&but du XIXe siècle, William Atkinson la remanie pour Sir Henry Russell de Swallowfield[53]. De Thomas Diamond Pitt (1653 – 1726), au début du XVIIIe siècle, à la famille Russell, au XIXe siècle, Swallowfield sert de point nodal dans le Réseau East India Company du Berkshire.

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Swallowfield Park (Royal Berkshire).

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Achat de Swallowfield Park (1820)[]

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Swallowfield Park : croquis de la demeure seigneuriale en 1825, avant modification, montrant la forme originale des façades.

Timothy Hare Earle, haut shérif du Berkshire, mène grand train à Swallowfield Park. Son fils, Timothy Hare Altabon Earle, hérite de Swallowfield en 1816. Le jeune Earle, dont la richesse repose sur les Caraïbes plutôt que sur l'empire indien, souffre de plus en plus de la dépréciation des biens antillais au début du XIXe siècle[54].

Les terres de Swallowfield sont fermées en 1817 , une stratégie agraire calculée pour augmenter les profits de son propriétaire (Pour plus d'informations sur les enclos dans le Berkshire, visitez le Site Web du Berkshire Record Office et enquêter sur leur projet « New Landscapes »)[55].

Mais en 1820, la fortune déclinante d'Earle et son style de vie extravagant l'obligent à vendre le domaine aux Russell. Earle se retire à 'The Elms', une maison près de Wokingham, où il meurt en 1836. Il vend Swallowfield Park en 1820 à The Right Honourable Sir Henry Russell[56][57].

Henry Russell déménage avec sa famille pour Reading, puis Brighton, pendant que d'importantes rénovations sont entreprises à Swallowfield entre 1824 et 1826[58].

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Swallowfield Park en hiver.

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Henry (père) Russell rénove Swallowfield Park[]

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Samuel William Reynolds : Le très honorable Sir Henry Russell, 1751 - 1836. Juge indien.

Swallowfield Park: élévation par William Atkinson.

Swallowfield Park où va vivre Clotilde.

Swallowfield et Arborfield en 1790.

Une habitation existe à l'emplacement de Swallowfield Park depuis les temps les plus reculés.

The spectator, du 22 juin 1901, nous dit que Swallowfield House a souffert, comme d'autres demeures anciennes de mauvais remaniments. Cependant la destruction opérée au XVIIe siècle par Lord Clarendon est vengée au XIXe par la suppression des ajouts de Clarendon, par Henry Russell[59].

Lorsque Sir Henry Russell de Swallowfield achète Swallowfield, des modifications considérables sont effectués dans la maison, sous les directives de William Atkinson. Russel-père emploie cet architecte pour entreprendre de nombreuses adaptations et modifications à la maison.

William Atkinson en fait la maison extrêmement confortable qu'elle est maintenant. Le toit haut est abaissée et partiellement dissimulée par un parapet. L'ancienne maçonnerie est recouvert de ciment romain. William Atkinson fait ce que il appelle une très belle façade grecque. Le centre est flanqué d'ailes en saillie, chacune de 2 travées. La façade nord-est est généralement similaire mais sans porche et comporte des niches entre les fenêtres. Le front sud-est compte 9 baies; le centre 3 travées se projette légèrement avec 4 pilastres doriques et un entablement.

En interne, peu des remaniements du contrôleur des travaux Talman survit à la suite de ces changements. Un nouvel escalier est installé, ce qui entraîne la suppression d'une corniche sculptée pour le comte de Clarendon, par Grinling Gibbons, célèbre sculpteur.

Les écuries de la grande maison de campagne deviennent des appartements résidentiels. Un porche dorique grec avec des piliers d'angle et un entablement est reporté sur des paires de colonnes.

Il y a à Swallowfield un très beau grand vase doré sur un piédestal, offert à Sir Henry Russell par ses subordonnés et amis en Inde.

Sir Henry Russell de Swallowfield, après son retour de l'Inde, effectue plusieurs visites en France et en Italie, d'où il rapporte de nombreux tableaux et meubles actuellement à Swallowfield. A la retraite, il accroit ses collections de mobiliers, portraits, et œuvres d'art en Europe continentale dans les années 1820 et 1830.

Russel s'intéresse à l'amélioration de sa propriété, à laquelle il ajoute des terres en achetant la plus grande partie du manoir d'Arborfield et le terrain portant le nom de Kenny.

Entre autres modifications, Sir Henry comble le canal qui apparaît dans les anciennes estampes de Swallowfield, qui va du bassin de l'écluse près de l'église au pont Bow ; et il construit les deux ponts à l'extérieur du parc et le Church Lodge. Les deux rivières, la Loddon et la Blackwater, se rejoignent à Swallowfield Park. Le Loddon, sujet de la fable du pape Lodona, s'élève près d'Aldershot et entre à Berks dans la paroisse de Swallowfield. Il traverse la route de Wokingham et Reading à Loddon Bridge et tombe dans la Tamise près de Wargrave[60].

Henry Russell va passer ses années restantes qu'en partie à Swallowfield Park, même s'il meuble le château avec goût. Il semble avoir passé la plupart de son temps à son domicile de Londres au 62 Wimpole Street, où Ugo Foscolo, le poète italien, ami de sa fille Caroline, est régulièrement son invité[61]. Henry Russell père reçoit des fermages de Swallowfield, mais à la différence d'Henry Russell de Swallowfield, un de ses fils y vit rarement.

D'ailleurs, Sir Henry Russell de Swallowfield, premier baronnet, est mort à Londres chez lui, 62 Wimpole Street, le 18 janvier 1836, âgé de quatre-vingt-quatre ans, même s'il est enterré à Swallowfield avec sa femme.

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Les armes d'un ancien propriétaire, le deuxième comte de Clarendon, au plafond dans le vestibule ovale de la maison principale.

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LE MARI DE CLOTILDE A SWALLOWFIELD PARK (1828 - 1852)[]

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Ce sont Henry II et Clotilde Russell – ainsi que leurs six enfants survivants – qui vont faire de Swallowfield House leur demeure maison familiale.

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Henry Russell IIe et Clotilde s'installent à Swallowfield Park (1828)[]

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Finalement, en 1828, Henry II Russell de Swallowfield s'installe à Swallowfield Park.

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1828 - 1836[]

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Clotilde Mottet de La Fontaine avec Swallowfield Park en arrière plan.

Table de service en acajou et en laiton George IV vendue à Sir Henry II Russell pour Swallowfield House.

L'empereur Akbar regardant un combat d'éléphants. Peinture acquise par Henry II Russell, entre 1800 et 1820.

Du temps où ils sont résidents britanniques à Hyderabad dans les années 1810 les frères Russell Henry (1783 - 1852) et Charles (1786 - 1856) apprennent à créer une décoration aristocratique dans une demeure. La résidence de leur père, Sir Henry Russell de Swallowfield, à Calcutta fonctionne comme un centre d'échange pour les marchandises envoyées par ses fils ou à ses fils dans le sud de l'Inde. C'est par ce canal qu'Henry et Charles reçoivent des articles à la mode de leurs parents en Angleterre, et par ce canal aussi que les frères envoient des cadeaux de luxe exotique à leurs mécènes politiques en métropole[62].

Équiper ses fils de biens domestiques appropriés alors qu'ils établissent leur carrière impériale est une tâche que Sir Henry Russell de Swallowfield prend au sérieux. Lorsque Charles est nommé à un poste subalterne à Hyderabad en 1804, son père lui envoie des articles ménagers par mer depuis Calcutta. La liste de ces biens souligne les ambitions des Russell d'accéder à un statut distingué : elle comprend une table d'écriture, une commode, un support pour un chillumchee (lavabo pour se laver les mains), un miroir, des étagères à livres et des livres de langue et d'histoire[63].

Toutefois, en 1828 quand naît son fils, George Russell, Henry vit au château familial de Swallowfield Park. Russell prend, à la mort de son père, le titre de baronnet. Il va vivre jusqu'à sa mort au château de Swallowfield Park, aménagé par son père. Il gère son patrimoine. Leurs enfants, du fait du climat, de l’hygiène et de la qualité des soins médicaux britanniques, vont vivre.

La partie plus ancienne de Swallowfield Park est principalement construite par le deuxième comte de Clarendon, Henry Hyde, en 1689/90. Talman est le contrôleur des travaux et le roi Guillaume III d'Angleterre, prince d'Orange (1650 - 1702), en est l'architecte.

Le château est, paraît-il, hanté par le fantôme d'un soldat cavalier royaliste mort pendant la guerre civile. Clotilde Mottet de La Fontaine a-t-elle peur des revenants ?

Elle offre en 1841 le thé à Kitty Kirkpatrick, la fille de l'ami de son mari et de Khair-un-Nissa. Celle-ci veut récupérer le portrait d'elle et son frère par Chinnery. Certes Henry n'est pas là, mais à sa mort elle en hérite[64].

Russell ramène à Swallowfield Park de ses voyages en France et en Italie un grand nombre d'objets datant de l'antiquité, des meubles et surtout des toiles.

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Après la mort de son père (1836)[]

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Soupière Paul Storr de la collection d'argent Russell.

En 1836, à la mort de son père, Henry Russell de Swallowfield, Henry Russell de Swallowfield devient le 2e baronnet de Swallowfield. Il écrit de nombreuses lettres et articles (notamment The Letters Of Civis On Indian Affairs: From 1842 To 1849 (1850), gère ses biens, soulage la misère des pauvres, est ami et hôte de nombreux intellectuels et son voisin Wellington...

Sur la soupière Paul Storr de la collection d'argent Russell, les armes sont celles des Russells cantonnant Whitworh, Shelley, Gage et autres, pour Sir Henry Russell, 2e baronnet, (1783 - 1852). Le côté droit montre les armes françaises de Marie Clotilde Mottet de la Fontaine, que Sir Henry épouse en 1816. L"union des deux familles, l'une anglaise, l'autre française est à l'origine de la famille Russell de Swallowfield.

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Swallowfield : l'intérieur[]

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Le salon de Swallowfield Park et une partie de la collection de tableaux des Russells par des peintres célèbres.

La bibliothèque des Russells à Swallowfield Park.

Leur père fournit sa richesse accumulée en Inde pour l'achat de Swallowfield. La nature des achats assure un ameublement luxueux et à la mode de la maison de campagne. Cette maison de campagne est considérée comme le projet familial important qui rétablit des liens et crée un sentiment d'appartenance. Soigneusement conçu, ce sentiment d'appartenance cohésif exige l'exclusion des étrangers et leurs récits familiaux alternatif. A travers les générations successives qui vivent à la résidence Russell effacent les mauvais côtés de l'Inde anglaise à plusieurs reprises.

Leur but est la création d'un intérieur de maison de campagne à la mode à Swallowfield, calculé pour soutenir leurs nouvelles prétentions à une lignée aristocratique vénérable. Alors que les deux frères sont au cœur de l'achat et de la décoration de Swallowfield, d'autres membres du clan jouent également des rôles clés.

Henry Russell à Charles Russell, 15 août 1838. De Paris, peu avant le retour de la famille dans leur maison, Henry écrit à Charles en août 1838 pour lui demander les dimensions des canapés en ébène datant de leur père :

Clotilde a les dimensions des sièges des petites chaises circulaires, et elle pense qu'une partie de la soie à fleurs jaunes qu'elle a achetée à Gênes, fera l'affaire pour les couvrir, mais nous aurons besoin de quelque chose de riche pour couvrir le canapé... Si ce n'était pas trop cher, la tapisserie de Beauvais s'accorderait admirablement avec le tapis et les rideaux, et serait beaucoup plus solide et plus durable que la soie[65].

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Swallowfield : l'extérieur[]

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Petite allée menant au jardin clos.

Lady Russell écrit :

Le jardin est peuplé de toutes sortes d'arbustes sucrés qui parfume l'air. La distribution aussi des quartiers, des allées et des parterres est excellente ; les pépinières, le potager, pleins des plantes les plus désirables ; deux orangeries très nobles, bien meublés ; mais surtout le canal et les étangs, l'un alimenté d'une eau blanche, l'autre d'une eau courante noire, alimentés par une rivière rapide et rapide, si bien et abondamment approvisionnés en poissons que pour le brochet, la carpe, la brème et la tanche je n'ai jamais rien vu s'en approcher.

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Le parc de Clotilde Mottet de La Fontaine-Lady Russell, l'incomparable amie des derniers jours, est ouvert à la chaise roulante de Mary Russell Mitford.

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LONDRES - LES AMIS INTELECTUELS[]

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St James Square, Westminster (Recensement de 1841)[]

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Charles Russell (1786 – 1856).

Clotilde Mottet de La Fontaine- Lady Russell - habite en 1841 Charles Street, une rue de St James's dans le quartier de Westminster au centre de Londres.

Dans un Census (recensement HO107-736), le 7 juin 1841, elle vit à cette adresse chez son beau-frère Charles Russell (1786 - 1856), écuyer, ex-chef de la Garde du Lord Resident à Hyderabad, député de Reading, futur Président de la Great Western Railway en 1851. Le recensement le dit âgé de 50 ans, il en a 55 et est né aux Indes.

Clotilde Mottet de La Fontaine n'a pas 40 ans en 1841, mais 47. Elle est née Foreign (à l'étranger), plus précisément à Pondichéry. Le recensement précise que le seul enfant de Clotilde présent, Priscilla, a dix ans et n'est pas né en Angleterre, ce qui est là encore faux. Priscilla est née le 19 janvier 1830 à Swallowfield Park, dans le Berkshire.

Le recensement parle de trois domestiques ce qui est peu comparé aux 60 domestiques et esclaves dans les deux palais de son père à Pondichéry ou la domesticité encore plus nombreuse à la Résidence générale de son mari à Hyderabad, mais aussi les 18 serviteurs de Swallowfield House, en 1851. Clotilde Mottet de La Fontaine ne vit pas à Londres. Elle y séjourne parfois chez son beau-frère qui est presque inséparable de son mari.

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Wilkie Collins, en Italie, du temps des parents (1838)[]

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Scènes des grottes d'Ulysse à Sorrente, William Collins (durant son voyage en Italie avec les Russells).

Portrait de Clotilde Mottet de La Fontaine, en 1834, par George Richmond.

En septembre 1836, le célèbre peintre William Collins (1788 - 1847) quitte Londres pour le sud de l'Italie, où il reste jusqu'en 1838, avec sa famille, et donc Wilkie Collins (1824 - 1889). Les Russell de Swallowfield sont ses nouveaux amis :

Mardi 23 janvier 1838. - Nous sommes allés avec nos compagnons d'hier, sir Henry Russell, Clotilde Mottet de La Fontaine - Lady Russell et leur fils Henry, à Vietri. De là, dans un bateau, nous sommes allés jusqu'à Amalfi. Le lendemain, nous nous sommes rendus à la vallée des moulins, puis à Ravello, en revenant par Scala. L'ensemble de ce petit tour a été très impressionnant : je n'avais jamais vu de si beaux paysages auparavant: la Vallée des Moulins présente une image à chaque pas; les bâtiments pittoresques, les hauts rochers et les vieux châteaux en ruines sont des plus romantiques : la route de Ravello pleine de beauté et de grandeur[66].

Contrairement à ce qu'affirment un biographe, Henry Russell c'est Henry II Russell de Swallowfield (1783 - 1852) et pas son père. Lady Russell c'est son épouse, Clotilde Mottet de La Fontaine (1794 - 1872). En 1838 la mère de Henry II Russell de Swallowfield est décédée depuis 25 ans et son père depuis 1836. Leur fils aîné, Henry (1819 - 1847) décède en 1847 au Caire.

Selon Constance Lennox, Wilkie Collins va écrire Moonstone du fait de Thomas Pitt (1653 – 1726), gouverneur de Madras, connu sous le surnom de Diamond Pitt car il a découvert et vendu un diamant[67]. Pitt est un temps propriétaire de Swallowfield Park, la demeure seigneuriale des Russell de Swallowfield[68].

Caroline Russell-Fortescue (1792 - 1869), belle-sœur de Clotilde a une relation avec Ugo Foscolo (1778 - 1827), écrivain italien, révolutionnaire et poète, en exil en Angleterre, ami de son père, Henry Russell de Swallowfield. Elle se rend souvent en France, certainement du fait du mariage de son frère Henry II Russell de Swallowfield avec Clotilde, fille du gouverneur de Pondichéry, le baron Benoît Mottet de La Fontaine[69].

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Wellington se plaint de Lady Russell (20 septembre 1839)[]

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Agathe Mottet-de Rambaud.

Le duc de Wellington (1839), portrait de la Chambre des communes.

Le duc de Wellington écrit dans sa bibliothèque-bureau et chambre au château de Walmer.

La Duchesse de Berry et son fils le Duc de Bordeaux, par François Pascal Simon Gérard.

Clotilde Mottet de La Fontaine a une cousine germaine, Agathe Mottet-de Rambaud, qui est le fille du Commissaire Général Louis Melchior Mottet, responsable des colonies au Ministère de la Marine, veuve très jeune du colonel Benoît de Rambaud, chevalier de Saint Louis, écuyer, Commandant particulier au Sénégal (Gouverneur). Agathe Mottet-de Rambaud est de ce fait la belle-sœur de l'amiral Georges Pléville Le Pelley, ancien ministre de la Marine et des Colonies.

Henry II Russell de Swallowfield (1783 - 1852) qui est le Résident anglais à Hyderabad, un royaume aux Indes (l'équivalent de Lyautey aux Indes) est l'ami du Duc de Wellington.

Clotilde Mottet de La Fontaine devient également son amie. Bien que Française et catholique, du fait des origines de la famille Russell-Whitworth, de leurs fonctions importantes aux Indes, de leur richesse, et de leur mode de vie à Swallowfield Park, et de ses propres origines et de ses idées royalistes Clotilde s'intègre très bien à l'élite anglaise et est amie de plusieurs écrivains britanniques. Son père, est dit baron fieffé dans des dizaines d'ouvrages ou revues très aristocratiques anglaises. Baron fieffé cela plaît à ces Lords anglais d'origines en partie normandes ou angevines, et qui connaissent un peu le lexique médiéval et le vocabulaire de la noblesse française. Son enfance dans des palais à Pondichéry avec des des dizaines de domestiques et d'esclaves, et son père gouverneur des Indes françaises - comme Dupleix - plaisent à la noblesse britannique.

Agathe Mottet-de Rambaud, qui a élevé Louis XVII, comme l'écrit Alain Decaux, est invitée aux Tuileries et rencontre la duchesse d’Angoulême et la côtoie à Monfort-l'Amaury, ainsi que la duchesse de Berry dans les châteaux de sa famille dans cette contrée très monarchiste. La duchesse de Berry reçoit Clotilde à Londres, mais il est surtout question du frère de sa belle-sœur, Élisabeth de Warren, qui veut être officier dans l'armée britannique des Indes. La duchesse de Berry aide cet Édouard de Warren à être accepté comme officier dans l'armée britannique des Indes à la demande de la Clotilde Mottet-Russell[70]. Lady Russell essaie bien de lui parler du prétendant, reconnu par sa parente, qui se dit être Louis XVII, mais en vain.

Clotilde Mottet de La Fontaine va essayer de convaincre un autre personnage, lui aussi très célèbre, d'aider le prétendant qui a dû s'exiler à Londres. Je veux parler du vainqueur de Waterloo, Wellington. D'ailleurs c'est avec l'aide du général Wellington, que la duchesse de Berry permet à Édouard de Warren, cousin d’Agathe et de Clotilde, de devenir officier dans l’armée anglaise des Indes.

Certes son mari, Henry est l'ancien protégé du frère du duc, Richard Wellesley, 1st Marquess Wellesley (1760 - 1842). Le duc de Wellington, son voisin, le verrait bien au Parlement, car il trouve qu'il parle bien. Mais, Clotilde Mottet de La Fontaine, qui est convaincu que celui qu’on a appelé Naundorff est Louis XVII retrouvé, n'arrive pas à convaincre le Duc de Wellington. Arthur Wellesley Wellington écrit même à Sir Henry Russell de Swallowfield une lettre dans laquelle il lui demande des explications.

En effet, le duc reçoit en effet, en 1839, une lettre insolente de la personne qui se fait appeler le duc de Normandie. C’est pour cette raison que le [Arthur Wellesley Wellington Premier duc de Wellington (1769 - 1852)], écrit à son ami Russell, de son château de Walmer, le 20 septembre 1839, deux pages dans lesquelles il se plaint autant de cette lettre que de l’attitude de Lady Mottet-Russell. Il regrette que celui qui se fait appeler le duc de Normandie soit au courant d’une conversation supposée entre Madame Russell et moi-même. Il ajoute :

Je n'ai pris aucune note de la lettre.

Ce qui laisse supposer que ce courrier est détruit immédiatement, car il juge compromettant de conserver un courrier de Naundorff/Louis XVII.

Arthur Wellesley Wellington et Henry II Russell de Swallowfield restent très amis, mais le duc est ancien premier ministre et il n'a nul intérêt à s'intéresser au sort d'un prétendant non officiel au trône français.


Article détaillé : Agathe Mottet-de Rambaud


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Mary Russell Mitford (1851 - 1855)[]

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Mary Russell Mitford, son chien et un enfant (Russell ?).

En 1851, Mary Russell Mitford déménage de Three Mile Cross à un cottage à Swallowfield, à trois miles de là, où elle finit ses jours. Elle y meurt le 10 janvier 1855, après avoir été blessée dans un accident de voiture hippomobile au mois de décembre précédent. Elle est enterrée dans le cimetière.

Après la mort de son mari, selon Byways in Berkshire and the Cotswolds, Clotilde devient très amie avec Mary Russell Mitford. Pendant les quatre années où elle séjourne à Swallowfield, l'intimité avec les Russells devient encore plus proche, et il y a rarement un jour où Lady Russell ne lui rend pas visite[71].

Les Russells de Swallowfield sont des voisins bienveillants qui entourent la vieille same de prévenances, de soins :

Le parc de lady Russell, l'incomparable amie des derniers jours, est ouvert à sa chaise roulante, et l'infirme peut jouir jusqu'à la fin de cette nature inspiratrice qu'elle a aimée jusqu'à l'enivrement[72].

Mary Russell Mitford a comme amis des écrivains et des femmes de la haute aristocratie : lady Dacre, lady Russell, et tant d'autres, dont les noms émaillent la correspondance de Miss Mitford[73].

Clotilde Mottet de La Fontaine écrit le manuscrit de Swallowfield and its owners, que sa belle-fille Constance Lennox (1832 - 1925) corrige et fait éditer, en 1901.

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Arborfield Hall[]

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Le manoir d'Arborfield devient une des propriétés des Russells.

Kenny's Farm.

Dans un Census (recensement HO107-1693), du 31 mars 1851, Clotilde Mottet de La Fontaine habite Swallowfield House avec son mari Henry Russell, qui a 67 ans, Baronet & Landed Proprietor. Au niveau de Clotilde ce recensement ne se trompe pas sur son âge et son lieu de naissance. Idem pour Charles Russell de Swallowfield qui est lieutenant à 26 ans. Ann est née le 21 septembre 1820 à Hyderabad.

Sir Henry Russell, après son retour de l'Inde, effectue plusieurs visites en France et en Italie, d'où il rapporte de nombreux tableaux et meubles actuellement à Swallowfield.

La terre d'Arborfield dans les années 1800 appartient à des personnalités de premier plan de la région. Des fermes dans le sud de la paroisse sont achetées par les Russells de Swallowfield Park[74]. Effectivement à Arborfield, New Farm (connue plus tard sous le nom de Bridge Farm, puis de Farley Farms), mais aussi Whites Farm, Bartletts Farm et Ducks Nest Farm, sont des terres d'Arborfield qui vont faire partie du domaine de Swallowfield Park, et sont achetées dans les années 1820 par Sir Henry Russell de Swallowfield[75].

Henry II Russell de Swallowfield devient le propriétaire du manoir d'Arborfield[76]. Sa femme et sa bru nous disent, dans Swallowfield and its owners, qu'il achète aussi la plus grande partie des terres du manoir d'Arborfield Hall, vieux de mille ans.

Selon A History of the County of Berkshire, cela n'est pas exact[77]. C'est son frère Charles Russell (1786 - 1856) qui l'achète à George Pelsant Dawson. Mais ce Charles n'a pas d'enfant et il l'achète peut-être aussi en son nom, mais pour son frère. C'est le fils d'Henry II, George Russell de Swallowfield, qui va en être le seigneur à sa mort.

Henry II achète la terre de Kenny'farm[78]. Kenny's Farm avec ses anciennes douves, dont le chemin rejoint Swallowfield Road à ce qu'on appelle maintenant Magg's Green.

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Russell redevient Civis (1842)[]

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The Letters of Civis on Indian Affairs: From 1842 to 1849.

Henry II Russell âgé, deuxième baronnet de Swallowfield et ex British Résident de l'important État princier autonome d'Hyderabad.

Lieutenant William Alexander Kerr, 24th Bombay Native Infantry, remportant la Victoria Cross, près de Kolapore, juillet 1857.

Un cīvis est un citoyen, concitoyen, compatriote.

En 1842, Sir Henry écrit dans le Times, sous le nom de Civis», une série des lettres des plus intéressantes sur les affaires indiennes. Elle attire beaucoup l'attention des spécialistes des questions coloniales.

The Letters of Civis on Indian Affairs: From 1842 to 1849 (Les lettres de Civis sur les affaires indiennes : de 1842 à 1849) sont une série de lettres adressée au Times de 1842 à 1849, republiées par la suite, signées Civis. Sir Henry Russell (1783-1852) est décrit par le marquis de Wellesley, frère de Wellington, un temps gouverneur général des Indes, comme le jeune homme le plus prometteur qu'il est connu, fait publer ses lettres sous forme de brochure, puis de livre.

Sir Henry reçoit la lettre suivante de Printing House Square (Place de l'imprimerie, bureau du Times) :

Le rédacteur en chef du "Times" présente ses compliments à Sir Henry Russell, et exprimer son espoir que "Civis" favorisera le public avec quelques remarques sur chaque changement successif dans la posture des affaires en Orient.

Sir Henry Russel, en tant que Civis dans le Times, le colonel Hodson, les rédacteurs de la Calcutta Review et les journaux indiens en général, appelent énergiquement l'attention sur l'état alarmant de l'armée . Russel prédit la révolte de l'armée du Bengale[79].

Les lettres suscitent partout en 1850 la plus grande attention et sont des plus précieuses pour inculquer des vues justes sur la politique à suivre à l'égard du puissant empire, dont le public, à cette époque, ne semble que prendre conscience.

Les lettres de Civis sont rapidement reconnues comme étant de Sir Henry Russell, un ancien administrateur civil du Bengale, qui commence sa carrière comme traducteur du persan[80].

La revue des deux mondes, lors de l'insurrection de 1857, rappelle les paroles prophétiques d'Henry Russell-Civis :

Un autre Anglais connaissant parfaitement l'Inde, sir Henry Russell, disait aussi : « Le danger que nous avons le plus à redouter est sous nos pieds. Une révolte bien menée de nos sujets indigènes, ou un grand mécontentement de nos troupes indigènes, voilà l'événement qui menace le plus probablement notre puissance, et la sphère de ce danger est nécessairement agrandie par chaque nouvelle adjonction de territoire. L'accroissement de nos sujets, plus encore de nos troupes indigènes, augmente, non pas notre force, mais notre faiblesse. Entre eux et nous, il ne peut y avoir échange de sentiments. Nous serons toujours des étrangers, et l'objet de la haine et de la jalousie que ne cesse jamais d'inspirer une domination étrangère. Ces avertissements n'empêchèrent pourtant pas le dernier gouverneur-général de l'Inde, lord Dalhousie, de pousser à toute extrémité le système d'annexion, et seulement sous son administration la domination anglaise s'augmenta de treize royaumes ou états indiens comprenant un territoire plus grand que celui de la Grande-Bretagne. Nous accumulons ici les témoignages des Anglais les plus éclairés et les plus compétents, parce qu'ils ont plus d'autorité...[81].

Le général John Briggs, de l'armée de Madras écrit en 1865 :

En plus de ces notes, je vous envoie une brochure que j'ai écrite à peu près à la même époque que mon vieil ami, Sir Henry Russell (Civis), écrivait au "Times" au sujet du Pendjaub. Nos points de vue ne différaient pas, et je ne conçois pas non plus qu'ils diffèrent beaucoup des vôtres[82].

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Lettre de Gerald Valerian Wellesley à la mort de son mari (1852)[]

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Lettre de Gerald Valerian Wellesley.

Suite et fin de sa lettre à Clotilde Mottet de La Fontaine.

Gerald Valerian Wellesley (1809 - 17 septembre 1882), neveu du duc de Wellington, est doyen de Windsor et l'aumônier personnel de la reine Victoria. Il lui écrit à la mort de son mari (1852) :

Ma chère lady Russell, Nous avons en effet échangé cette année des sentiments de sympathie mutuelle, et je suis sûr que ceux que vous entretenez pour la perte que j'ai subie sont aussi sincères que les miens l'étaient pour vous. En effet, d'après tout ce que j'avais l'habitude d'entendre de mon père et de Charles (une génération maintenant disparue), j'ai toujours considéré Sir Henry comme l'un des anciens héros de l'IndE parmi lesquels il A d'abord atteint une telle célébrité. Je me souviens bien combien de fois le duc a parlé du célèbre discours de sir Henry à son retour, et toujours avec la même remarque: «C'était le meilleur discours que j'aie jamais entendu»[83].
Hélas! nous devons maintenant nous nourrir avec tendresse de souvenirs, mais ils sont assez glorieux. ... Tous les sujets de consolation que vous proposez sont très gentils; le plus douloureux encore pour moi est la rupture soudaine d'une connexion si vénérée et qui faisait tant d'honneur à tous ceux qu'elle embrassait, si lointain soit-elle. Et comme je n'ai jamais rien fait d'autre qu'en vue de son approbation, il me semble avoir perdu le grand objet de la vie à un moment où il est difficile d'en trouver un nouveau. Bien à vous[84].
G. Wellesley.


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Lettre de Wilkie Collins à Constance Lennox (15 septembre 1866)[]

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Lettre de Wilkie Collins à Mlle Constance Lennox, 15 septembre 1866.

Près de 30 ans après son voyage en Italie avec les Russells, en septembre 1866, Wilkie Collins est à Farley Hill Court, à quatre miles de Swallowfield Park, au sud de Reading, pendant environ une semaine. Il retourne à Londres le vendredi 14 septembre 1866, la veille de la rédaction de cette lettre. Il séjourne souvent à Swallowfield Park[85]. Constance Lennox écrit dans Swallowfield and its owners (Swallowfield et ses propriétaires) :

Wilkie Collins était très intime avec les Russells et est souvent à Swallowfield.

Sir Henry II Russell de Swallowfield (1783 - 1852) est décédé en 1852 et son fils - et pas frère - Charles Russell de Swallowfield (1826 – 1883) est l'héritier du titre. Lui et ses frères, Henry (1819 - 1847) et George Russell de Swallowfield, sont des amis de Wilkie Collins (1824 - 1889)[86].

Lors de cette visite, Wilkie rencontre Constance Lennox qui est peut-être une de ses fans, car elle lui demande une photo. À son retour à Londres, il lui écrit une lettre, et lui envoie trois portraits pour qu'elle en choisisse un :

9, place Melcombe Place Dorset. NW 15 septembre 1866
Chère Mlle Lennox, j'ai envoyé des spécimens de trois différents «portraits de gentleman», dans trois états différents de poses photographiques, à Farley Hill, et j'ai supplié M. Elliot de mettre à votre disposition l'un quelconque des portraits que vous pourrez honorer de votre choix.
Avec les plus gentils souvenirs à tous à Swallowfield, croyez-moi Très vraiment à vous. Wilkie Collins à Miss Constance Lennox.

Constance Lennox épouse George quelques mois plus tard, le 5 mars 1867. Wilkie est invité au mariage mais est à Paris. Il s'amuse en participant à un carnaval, rencontre des écrivains, et va au théâtre. Ses proches pensent qu'il est peu probable qu'il soit de retour à Londres à temps pour le mariage de son ami George Russell avec Constance[87].

George Russell, fils d'Henry II, au début de sa vie est membre du Garrick Club. Il devient l'ami de Wilkie Collins, Thackeray, Dyckens, Millais, John Leech et d'autres célébrités. Il conserve leurs lettres, surtout celle de Dyckens[88].

Le chien de Charles Dickens, Bumble, est donné à George et Constance après sa mort (1870), mais c'est Clotilde qui s'en charge. Il est enterré à Swallowfield dans le cimetière des animaux de compagnie.

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MARIAGE ET DESCENDANCE[]

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Russell a déjà trois enfants illégitimes (un fils et 2 filles) avec des Indiennes. Née à Hyderabad (probablement d'une domestique esclave), la fille illégitime et métisse d'Henry (Mary Wilson) est renvoyée chez elle en Angleterre sur un navire toutefois séparé des Russells. Mais Henry II Russell de Swallowfield se soucie de son éducation et paie pour cela[89].

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Mariages[]

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Henry II Russell de Swallowfield écrit :

Parmi toutes les nations du monde les charmes de nos blondes compatriotes sont sans égal. Malheureusement pour nous, dans cette ville nous n'avons que le rebut[90].

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Premier mariage de son mari (1808)[]

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Blason des barons Russell de Swallowfield (1812)[91].

Descent of the family of Casamayorga, or Casamayor, from the royal houses of Castille and Leon, compiled from the archives of the College of arms at Madrid (1871. Université d'Oxford).

Henry est envoyé à Madras. Il y fait la connaissance de Jane, fille de James Henry Casamajor de Egmore (1760 - 1815) et d'Elizabeth Campbell of Invernell (1763 - 1839)[92]. James Henry Casamajor est un riche marchand, vice-président très écouté du Council (Conseil) de Madras[93]. Les Casamajors sont une famille d'origine espagnole. Ils possèdent des archives prouvant qu’ils sont des descendants de la maison royale de Castille et Leon[94]. Établis à Bristol et dans les colonies, ils deviennent de riches négociants, des planteurs, ou des administrateurs[95].

Russell écrit à propos de Jane avec sa modestie habituelle dans une lettre à son frère Charles :

Elle est la plus grande beauté de Madras et moi le meilleur parti[96]. Russell demande rapidement à son frère Charles Russell d’annoncer à sa maîtresse, Khair-un-Nissa, qu’il se marie avec Jane Casamajor (1789-1808), le 20 octobre 1808, à Madras.

Henry n'ose pas annoncer non plus à son père son mariage avec une jeune fille qui a une grand-mère malaise[97].

Jane Amelia Casamaijor et Russell se marie le 20 déc 1808 à Madras. Elle décède un mois plus tard, le 29 janvier 1809, à l'âge de 19 ans, à Madras[98]. Sa jeune femme meurt d'une maladie tropicale le 29 décembre 1808.

Henry fait exécuter en Angleterre un superbe monument à sa femme en 1809, par John Bacon Junior[99]. Il le place sur le mur sud de la cathédrale St. Mary's à Madras[100]. Il y fait graver une dédicace qui parle de son art de vivre et son ars moriendi (art du décès... art de bien mourir). Le chagrin du jeune marié est immense. En Angleterre, il passe son temps à écrire des poèmes à la mémoire de sa femme[101].

La begum Khair-un-Nissa est de son côté choquée par ce qu'elle ressent comme une trahison. La jeune femme songe au suicide. Russell ne va pratiquement plus parler d'elle dans ses nombreuses lettres[102].

Henry revient d'Angleterre et est nommé British Resident de Poona, le 29 juillet 1809. L'ancien résidant est envoyé à Hyderabad[103]. C'est Mountstuart Elphinstone (1779-1859) qui le remplace le 18 février 1811.

Mais dans la réalité, Russell n'est plus à Poona dès début 1810. Lord Mornington le prépare à une fonction qu'il connaît bien, British Resident de l'État princier autonome de Hyderabad. L'empire britannique va lui faire mener une politique totalement différente de ses prédécesseurs, les Moghols blancs.

Amelia, autre fille de James Henry Casamaijor, épouse en 1809 John Edmund Elliot (1788 - 1862), fils de Gilbert Elliot-Murray-Kynynmound, 1er comte de Minto, député.

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Deuxième mariage (1816)[]

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Vitrail à l'église All Saints de Swallowfield placé en 1884 par George Russell de Swallowfield et ses trois sœurs en souvenir de leurs parents et de Charles, leur frère.

En 1816, durant un congé de ses fonctions le British Resident de l'État princier autonome d'Hyderabad, Henry II Russell de Swallowfield en profite pour se marier en Picardie, à Compiègne, avec Marie Clotilde Mottet de La Fontaine, le 13 novembre 1816. Il devient le gendre du baron Benoît Mottet de La Fontaine, gouverneur de Pondichéry[104].

Le deuxième mariage d'Henry II Russell de Swallowfield, avec une femme catholique de l'enclave coloniale française de Pondichéry, semble devoir compliques les projets d'achat d'une demeure seigneuriale par les Russells. Célébré aussi à Hyderabad en 1816, c'est le deuxième mariage qu'Henry contracte sans le consentement de son père. En tant qu'union avec une catholique française, elle représente des obstacles à son établissement en tant que gentleman anglais membre de l'élite gouvernante au pays.

Henry II Russell de Swallowfield annonce la nouvelle de son deuxième mariage à son père avec une combinaison caractéristique de bravade et de chantage émotionnel en octobre 1816 :

Mon mariage n'affectera guère le montant de ma fortune, ou m'obligera, à ce titre, à rester plus longtemps en Inde que j'aurais dû le faire autrement. Mais quand je constate que votre porte se fermera contre moi.


Article détaillé : Henry II Russell de Swallowfield

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Leur descendance[]

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Clotilde Mottet de La Fontaine.

Clotilde Mottet de La Fontaine (1794 - 1872) a quatre enfants en succession rapide en Inde, dont deux (Henry et Anne) survivent et naviguent avec le couple pour l'Angleterre en 1820. Sir Henry père se réconcilie volontiers avec sa belle-fille, car elle lui donne plusieurs petits-fils. L'achat de demeure seigneuriale à la campagne revient au premier rang des ambitions des Russell. Dans les années 1820, la famille fait finalement un achat réussi - Swallowfield Park.

Henry II Russell et Clotilde Mottet de La Fontaine sont les parents de :

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Henry Russell et Ann Russell[]

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Maison Glenmaroon construite par Arthur Ernest Guinness. Le blason à gauche est celui de la famille Mottet. Marie Clothilde Russell est la fille de George Russell de Swallowfield, frère d'Henry et Ann, et la petite-fille de Clotilde Mottet de La Fontaine.

Henry Russell (1819 - 1847) est né le 9 juin 1819 à Hyderabad, et décédé le 20 janvier 1847 au Caire[105]. Il accompagne ses parents en Italie en 1836. Ils sont amis et voyagent avec le célèbre peintre William Collins (1788 - 1847) et sa famille, dont Wilkie Collins (1824 - 1889), qui devient un de ses amis.


Ann Russell est née le 21 septembre 1820 à Hyderabad et décédée après 1881 à Swallowfield, où elle vit selon un recensement avec son frère Charles Russell de Swallowfield.

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Mary Russell[]

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Uniformes du major Dawson Cornelius Greene of Slyne (1822 - 1897), qui commande des Turcs en Crimée.

Mary Russell est née le 24 septembre 1822 à Sutton Park, Bedfordshire, et décède le 17 avril 1894 à Londres. Elle se marie avec le lieutenant-colonel Dawson Cornelius Greene of Slyne (1822 - 1897), écuyer de Whittington Hall, propriétaire terrien. À la mort de son père, Greenes, en 1872, Whittington Hall passe à son fils aîné, l'officier de l'armée Dawson Cornelius Greene (1822 - 1887), qui se retire pour vivre à Londres.

Ils sont les parents du Henry Dawson Dawson-Greene (1862 - 1912)[106], qui vit à Whittington Hall.

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Charles Russell de Swallowfield[]

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Sir Charles Russell de Swallowfield (à Inkermann, en Crimée, 5 novembre 1854).

Charles Russell de Swallowfield (1826 - 1883), Bt (baronet), VC (Victoria Cross), MP (député), DL (délégué législatif), JP (officier de justice), est le deuxième fils survivant de Sir Henry II Russell de Swallowfield[107].

Charles fait ses études à Eton. Il est le premier des quatre récipiendaires de la Croix de Victoria à être éduqué à Eton[108].

Charles Russell de Swallowfield participe au siège de Sébastopol et aux batailles de l'Alma, Balaclava et Inkerman. Il reçoit un brevet de Major (commandant) à 28 ans. Il obtient la Victoria Cross (VC), lors de la bataille suivante avec son 3e Bataillon des Grenadier[109], et comme quartier-maître général adjoint au sein de la 1re division[110].


Article détaillé : Charles Russell de Swallowfield


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George Russell de Swallowfield[]

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George Russell de Swallowfield.

George Russell de Swallowfield est né le 23 août 1828, juriste, homme d'affaires, député conservateur, 4e baronnet de Swallowfield, épouse Constance Lennox, fille du duc de Richmond en 1867. Sir George est Lieutenant du Berkshire, gouverneur de Wellington College et président de South Eastern Railways. Constance et George ont comme amis, Thackery, Charles Dickens, Wilkie Collins, Millais, Halle, Kingsley ...

Avocat en 1850, George Russell est admis au Barreau du Lincoln's Inn en 1853 et nommé Recorder de Wokingham en 1862. Il est également juge à la Cour du comté de Wokingham de 1874 à 1880. Arrière-petit-fils de Michael Russell Sir George Russell de Swallowfield (1828 – 1898), juge de la cour du comté, essaie de siéger en tant que juge à la Maison-Dieu, comme son aïeul.

Quand il cesse d'être un juge de la Cour de comté (1880), Sir George, se présente comme candidat parlementaire aux élections générales de 1885. George Russell de Swallowfield siège à la Chambre des communes en tant que député conservateur de l'East Berkshire ou Wokingham, de 1885 à sa mort en 1898. Il est toujours intimement lié à ce comté, où se trouve le siège de sa famille, Swallowfield Park, près de Reading.


Article détaillé : George Russell de Swallowfield

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Priscilla Russell[]

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George Brackenbury.

Priscilla Russell (1830 - 1924), fille cadette de Sir Henry Russell, 2e Bt of Swallowfield (voir BURKE'S Peerage) se marie le 25 avril 1865 avec George Brackenbury (1827 - 1895), admis au Lincoln's Inn le 14 avril 1845. Consul par intérim à Cadix 1851, Madrid 1858, en Charente, France 1864. Selon le Burke's Peerage il est British consul aux Philippines (1864 - 1866), Lisbonne (1866).

Selon le Census de 1891 : âgé de 64 ans, retraité Consul, vivant au 19 Tite Street, Chelsea, avec Priscilla Russell (61 ans).

George Brackenbury écrit : The Campaign in the Crimea: an historical sketch, illustré par quarante planches d'après des dessins de William Simpson.


Descriptive Sketches : Illustrating Mr. William Simpson's Drawings of the Seat of War in the East First Series.


The Seat of War in the East, From Eighty One Drawings Made During the War in the Crimea.


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Clotilde Mottet de La Fontaine.

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Descendance des Mottet-Russell[]

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 Louis Mottet de La Motte (1651-1733)
 x (1683) Marguerite Herlaut (1667-1735), parente proche de Nicolas-Jérôme Herlaut
 ¦ +-> Anne Mottet (1685-1765)
 ¦     x (1711) Nicolas Rémond (1678-1727)
 ¦     ¦ +-> Anne Catherine Rémond (1712-1786)
 ¦     ¦      x  (1741) Jean-Michel Chevotet
 ¦     ¦+-> Anne Michelle Chevotet (1743-1807)
 ¦     ¦           x (1765) Jean-Baptiste Chaussard
 ¦     ¦           +-> Pierre-Jean-Baptiste Chaussard
 ¦     ¦+-> Louise Gabrielle Rémond (1720-1804)             
 ¦         x  (1752) Jean Valade
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 ¦+-> Antoinette Mottet (1686-1754)
 ¦      x Pierre II Moreau de Champlieu
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 ¦ +-> Nicolas Mottet de La Motte (1693-1768), baron        
       x (1723) Madeleine Coustant, fille de Charles Coustant de Belle-Assise.    
       ¦+-> Madeleine Mottet (1724-1808).        
       ¦      x (1757) Louis Segoing, 
       ¦ +-> François Mottet (1728-1808)        
       ¦ +-> Louis Melchior Mottet (1735 - 1811)        
       ¦       x (1763) Jeanne Agathe Le Proux de La Rivière (1735-1811)              
       ¦       ¦ +->  Agathe Mottet-de Rambaud
       ¦       ¦      x  (1785) Benoît de Rambaud (1750-1787)  
       ¦       ¦      ¦ +-> Auguste de Rambaud
       ¦
       ¦ +-> Benoît Mottet de La Fontaine
              x (1787) Marie Marguerite Villon de Fécamp 
              ¦ +-> Victorine Mottet de La Fontaine                
                   x (1808) John Doveton
              ¦
              ¦ +-> Édouard Mottet de la Fontaine  
              ¦    x 1828 Georgia Fallowfield (1811-1881)   
              ¦
              ¦ +-> Clotilde Mottet de La Fontaine                
              ¦      x (1816) Henry II Russell de Swallowfield
              ¦      ¦ +->  Charles Russell de Swallowfield
              ¦      ¦
              ¦      ¦ +-> George Russell de Swallowfield
              ¦      ¦      x (1867) Contance Lennox
              ¦      ¦      +-> Clothilde Russell
              ¦      ¦         x (1903) Arthur Ernest Guinness of Iveagh
              ¦      ¦         +-> Guinness-Plunket 
              ¦      ¦            x (1927) Brindsley Sheridan Bushe Plunket
              ¦      ¦            +-> Doon Aileen Plunket 
              ¦      ¦               x James Leveson-Gower cousin de la Reine
              ¦ 
              ¦ +-> Adolphe Mottet de La Fontaine                       
                      x  (1829) Élisabeth de Warren                        
                      ¦ +-> Claire Mottet de La Fontaine
                      ¦      x (1869) Prosper d’Épinay
                             +-> Marie Mauricia d’Épinay                       
                             +-> Georges d’Épinay.


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Swallowfield Park.

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Marie Clotilde Mottet de La Fontaine 1794-1872
  2. Charles Russell (1786 - 1856)
  3. Chroniques de Sainte-Hélène: Atlantique sud, Documents et témoignages, Michel DANCOISNE-MARTINEAU, Thierry LENTZ, EDI8, 2011.
  4. Chroniques de Sainte-Hélène (Français) Broché – 19 mai 2011, Michel DANCOISNE-MARTINEAU (Auteur), Thierry LENTZ (Préface).
  5. Chroniques de Sainte-Hélène: Atlantique sud, Documents et témoignages, Michel DANCOISNE-MARTINEAU, Thierry LENTZ, EDI8, 2011.
  6. Swallowfield and its owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady), Longmans, Green, and co., 1901.
  7. Chroniques de Sainte-Hélène: Atlantique sud, Documents et témoignages, Michel DANCOISNE-MARTINEAU, Thierry LENTZ, EDI8, 2011.
  8. [https://ucldigitalpress.co.uk/Book/Article/39/64/2858/ 10 Swallowfield Park, Berkshire, Swallowfield and its reformation]
  9. Armorial de la France. 1875. Magny, Ludovic de (1826-1914). "Archives de la noblesse" (Paris) : 1874-1875.
  10. Mémoires historiques et critiques, sur l'ancienne république d'Arles, Louis Mathieu Anibert, François Seguin, A. Raspal, François Seguin, 1781, p.255.
  11. Chroniques de Sainte-Hélène: Atlantique sud, Documents et témoignages, Michel DANCOISNE-MARTINEAU, Thierry LENTZ, EDI8, 2011.
  12. The Asiatic journal and monthly register for British and foreign India, China, and Australia, Volume 19, Parbury, Allen, and Co., 1825.
  13. Swallowfield and its owners, Constance Charlotte Elisa Lennox Russell (Lady), Longmans, Green, and co., 1901.
  14. Chroniques de Sainte-Hélène: Atlantique sud, Documents et témoignages, Michel DANCOISNE-MARTINEAU, Thierry LENTZ, EDI8, 2011.
  15. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  16. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  17. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  18. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
  19. William Dalrymple, Le Moghol blanc, Noir sur Blanc 2005.
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