Wiki Guy de Rambaud
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                      Benoît de Rambaud dans l'océan Indien


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Uniformes des Volontaires de Lauzun.

Benoît de Rambaud doit beaucoup à Pierre-André de Suffren qui est à l'origine de son avancement rapide, de sa croix de Saint-Louis 20 ans avant l'âge normal d'obtention. Il est témoin à son mariage et le fait nommer Commandant particulier du Sénégal.

Benoît de Rambaud dans l'océan Indien'. Le futur écuyer, Benoît de Rambaud, ingénieur-géographe[1][2][3][4], chevalier de l'Ordre de Saint-Louis[5][6], lieutenant-colonel, Commandant particulier au Sénégal, Benoît de Rambaud est le fils d'un membre de la famille Rambaud appartenant à la bourgeoisie de Marseille, selon l'Armorial de la ville de Marseille : recueil officiel dressé par les ordres de Louis XIV (1864). Son père, un grand négociant avec l'outre-mer[7] est aussi officier et corsaire. Il meurt pour la France quand il a dix ans[8].

Benoît, dès l'âge de 14 ans, devient Aide de port[9] et élève ingénieur-géographe (fin 1763 - 1770) à La Martinique, du fait de son beau-frère, Georges Pléville Le Pelley, futur amiral et ministre pour Victor-Thérèse Charpentier d'Ennery, Gouverneur de la Martinique en 1765, et en 1768 gouverneur des Antilles françaises[10].

Benoît de Rambaud, à la suite des milices, passe en Corse dès le début de l'année 1770[11]. Il est employé par une commission particulière de Monsieur le Duc de Choiseul en qualité d'ingénieur-géographe à la carte topographique de cette île jusqu'en mars 1778[12][13]. Il est ingénieur-géomètre en Corse 45 mois et lève 30.000 arpents[14][15].

En 1784, Benoît de Rambaud est fait lieutenant-colonel pour effectuer une mission spéciale en Inde, mais cela ne se fait pas[16].

Pour ses compétences, ses actes de bravoure, du fait de ses blessures, et du soutien de tous ses chefs de l'océan Indien Benoît de Rambaud devient chevalier de Saint-Louis bien avant le tems (14 août 1784 - 33 ans - huit années de service au lieu de 20)[17].

Sa Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine figure sur la liste des régiments français de la Guerre d'indépendance américaine, du Comité d'Histoire de la Société des Cincinnati.


Voir article détaillé : Benoît de Rambaud


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LA LÉGION DE LAUZUN[]

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Lieutenant d'artillerie[]

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Armand Louis de Gontaut (1747 - 1793), duc de Lauzun.

Son frère, Jean Michel Rambaud (1738-1792) et son beau-frère, Georges Pléville Le Pelley, combattent l'un aux Antilles, l'autre comme capitaine de vaisseau dans la flotte de l'Amiral d'Estaing. Le 1er septembre 1778, Benoît Rambaud est fait lieutenant de la Compagnie d'artillerie de la Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine, du colonel colonel-baron, François Auguste d'Agoult[18][19][20][21][22].

Les Archives nationales d'Outre-mer ont un dossier sur Benoît Rambaud comme : lieutenant des Volontaires étrangers de la Marine (1er novembre 1778)[23].

Armand-Louis de Gontaut Biron, duc de Lauzun (1766) et deux de ses légions des volontaires étrangers prennent part à la guerre d'indépendance des États-Unis de 1780 à 1783. Deux légions du corps des Volontaires étrangers de la marine tiennent garnison à Morlaix sous les ordres du colonel Pierre Duchemin[24]. Ce corps des Volontaires de la marine, dont fait partie Benoît se compose d'infanterie, d'ouvriers et de hussards. Il est destiné à l’Île de France (Mauritius), et doit s'embarquer sur l'escadre de Charles-Henri-Louis d'Arsac, chevalier de Ternay, nommé commandant de l'Île de France (maintenant Mauritius) et l'Île-Bourbon (Réunion).

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Morlaix, départ pour l'océan Indien[]

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Carte des Indes orientales. De Castries, qui veut y accentuer la guerre, y dépêche en 1781 la plus forte escadre que la France ait jamais eu dans la région, celle de Suffren.

Commémoration de la campagne des Indes Orientales.

Chaque Légion de Lauzun est composée de huit compagnies : une de grenadiers, une de Chasseurs, deux de fusiliers, une d’artillerie, deux de hussards et une du génie. La Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine est commandée par le colonel-baron, François Auguste d'Agoult, colonel du régiment de l'île de France, mort à Gondelour en 1782. Le porte drapeau est M. Chanterenne, les Capitaines, de la Martellière, La Renaudie... les Lieutenants, Rambaud, Thénin... les Sous lieutenants, de Montfort, de Quincy...[25].

Benoît Rambaud devient, du fait de ses connaissances en mathématiques et géométrie, de traditions familiales devient lieutenant d’artillerie dans la Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine. Dans cette légion, seuls 36 % des officiers sont Français. Toutefois, chez les artilleurs, à la différence de la cavalerie et de l’infanterie, la moitié des hommes de troupe sont Français. L’artillerie française à cette époque est considérée comme la meilleure du monde. Rambaud fait des hommes de sa compagnie d'excellents artilleurs qui vont être remarqués par tous les chefs militaires commandant la campagne française aux Indes, nous dit son dossier militaire. Il instruit cette compagnie de son corps absolument neuve à la chose et qui a été si utile sur mer et sur terre à l'artillerie et au génie[26].

Le 4 mars 1779, la Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine, et son colonel, de Cheneville, partent défendre les établissements français de l’océan Indien et ceux des Hollandais. Ces troupes sont spécialement mises sur pied pour combattre aux côtés des marins sur leurs vaisseaux et pour débarquer sur les territoires bloqués ou bombardés, afin d'y créer un embryon d'organisation, puis repartir vers de nouveaux objectifs. .

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La Légion de Lauzun (1779 - 1785).

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L'ISLE DE FRANCE (1779 - 1781)[]

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Le voyage[]

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Benoît Mottet de La Fontaine.

Durant le long voyage, Benoît de Rambault, lieutenant de la compagnie d’artillerie, mange à la table, aux frais du Roy, sur le Sévère, capitaine de La Pallière. Ce vaisseau de 64 canons est parti de Lorient, le 4 mars 1779, pour l’Isle de France[27][28].

Rambaud voyage sur ce vaisseau de 64 canons avec l’oncle de sa future femme, Benoît Mottet de La Fontaine, et les autres officiers de sa Légion. Le voyage dure cinq mois. Ils rejoignent l’Isle de France (Mauritius), en juillet 1779.

Le Sévère va être incorporé dans l'escadre de Suffren[29]. Benoît Mottet de La Fontaine, futur Commissaire-ordonnateur des établissements français de l'Inde, doit s’acquitter d’une mission impossible : ravitailler la flotte de Suffren et les armées de Bussy, commandant en chef aux Indes. La Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine est là pour défendre l’île contre les Anglais.

Les magasins manquent de tout, car le ravitaillement venant du Cap n’arrive plus du fait la maîtrise anglaise des mers. Cette petite troupe, composée de 441 volontaires, n’est plus payée et de plus en plus indisciplinée[30].


Voir article détaillé : Benoît Mottet de La Fontaine


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Ingénieur-géographe de la Marine (1780 - 1781)[]

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Plan d'une partie de la Cote de l'Isle de France (Mauritius), levé par Benoît de Rambaud.

Le Vicomte François de Souillac.

Ce plan est attribué à Benoît Rambaud. Il l'a signé.

Pour Gallica et les Archives nationales d'Outre-mer d'autres plans, ceux des forts de Trinquemalay et d'Ostembourg sont de Benoît de Rambaud et pas de Desroys, comme le raconte un contributeur anonyme sur Wikipédia. D'ailleurs ils sont eux-aussi signés par son vrai auteur.

Les duels dans cette île entre officiers sont fréquents et les aventures avec les belles créoles se multiplient. Les militaires sont rationnés alors que les magasins des négociants sont bourrés d’objets de luxe ou d’utilité. L'armée est décimée par le scorbut. Le quart des effectifs y laisse la vie.

En septembre 1780, Benoît Rambaud n'est en rien inactif. Il est sous les ordres de des Roys, ingénieur en chef à l'île de France, commandant à Trinquemalé, colonel d'infanterie (1777/1814), en tant qu'ingénieur-géographe de la Marine. Rambaud est employé en 1780 par le vicomte de Souillac, gouverneur général des Mascareignes, à la carte militaire de l'Isle de France (Mauritius). Il passe un an à dessiner une carte de cinq lieues de côtes de l'île avec les grands ports. Pour lui, lever un plan est certes un travail intéressant, mais pénible et dispendieux pour un officier[31][32]. Il remet cette carte au gouverneur François de Souillac, en septembre 1781.

Florence D'Souza dans Lorient, XVIIIe siècle, Numéro 2 de Cahiers de la Compagnie des Indes, nous remarque une réflexion de Benoît Rambaud sur ce travail :

Pour Benoît Thérèse Rambaud officier employé en 1780 par le vicomte de Souillac, à la carte militaire de l'Isle de France, lever un plan est certes un travail intéressant, mais sans danger, long, pénible et dispendieux pour un officier[33].

On trouve sur Gallica :

Plan Topographique de la partie de la Cote de l'Isle de France Comprise Depuis La Batterie & la Reine du Grand port Jusque a l'Embouchure de la Riviere du Poste / Levé par Mr Rambaud, Officier d'Artillerie au Corps des Volontaires Etranger de la Marine. Auteur : Rambaud, Benoît Thérèse de (1750 - 1787 ; ingénieur-géographe). Cartographe notice. date : 1781 Sujet : Maurice, Île Type : document cartographique manuscrit Type : carte : 130 x 112 cm Ancien possesseur : Thoreau de La Martinière, Paul René (1747 -1801-1802) ; Ingénieur).

Ce plan est cité par de nombreux ouvrages[34][35][36].

Une copie de son travail est envoyé par le gouverneur, le vicomte de Souillac, envoie la carte au ministre de la Marine et des Colonies, le 27 mars 1782[37]. Bien entendu le chevalier et ingénieur de La Martinière conserve l'original à Port-Louis et il figure de nos jours numérisé sur Gallica.

Florence D'Souza dans Lorient, XVIIIe siècle, Numéro 2 de Cahiers de la Compagnie des Indes constate à propos de Benoît :

L'expérience, les années passées dans le corps d'armes des Indes, valaient plus pour le titre d'ingénieur à défaut de brevet, que des connaissances approfondies en mathématiques et en géométrie. On trouve ainsi dans le dossier du lieutenant Benoît Thérèse Rambaud une note de ses supérieurs qui semble le confirmer. En 1786, cet officier a servi successivement dans l'infanterie et le génie[38].

La Revue historique des Mascareignes écrit :

Rambaud écrivait dans un "Mémoire pour servir à la carte topographique et militaire' de l’Île de France qu'il faudrait quatre ou cinq années pour dresser le plan général de l'île en y employant seulement quatre ingénieurs pour une dépense de près de deux cents mille livres[39].

Du fait des guerres incessantes avec l'Angleterre ce genre de travaux passe au second plan[40].

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COMBAT SUR LA BELLONE ET A NEGABATAM[]

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La Bellone (1781 - 1782)[]

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Combat entre La Bellone et un vaisseau anglais.

Rencontre de Pierre-André de Suffren de Saint-Tropez (1729 - 1788) avec Haidar Ali (1728 - 1782), quelques mois plus tard, à Gondelour, le 26 juillet 1782.

Le 1er décembre 1781, Benoît Rambaud et sa compagnie d'artilleurs embarquent sur la frégate de 32 canons La Bellone[41]. C'est un joli bâtiment, doublé en cuivre, l'un des meilleurs voiliers de l'escadre de Suffren[42].

Le 15 février 1782, l'escadre se présente devant Madras. L'armée anglaise est embossée sous le canon de la place. Suffren ne juge pas prudent de l'attaquer dans cette position.

Selon la Revue maritime et coloniale, Suffren fait alors voile vers Pondichéry, et donne l'ordre au commandant de La Bellone d'aller croiser par le travers de Paliacate. En quelques jours, la frégate prend, brûle ou rançonne quinze navires chargés de riz.

Au lever du soleil, le 1er mars, comme la frégate longe la côte de Coromandel, dans l'intention de rallier l'escadre, elle aperçoit à petite distance un bâtiment étranger. Couverte de voiles, elle est bientôt par le travers de la jolie corvette le Chasseur, de 18 canons de 6 en batterie. Le capitaine Parr résiste quelque temps à l'attaque des Français, mais il finit par céder à la supériorité de leur artillerie[43]. Benoît de Rambaud participe a la prise de la corvette Le Chasseur sur laquelle il passa commandant un détachement et croisa[44]. Le lieutenant d'artillerie et ingénieur vraisemblablement commande une corvette, mais il est vrai qu'il est d'une famille de capitaines corsaires.

Dans la même journée, les vigies signalent les mouches de l'escadre, qui louvoient au large de Porto-Novo. La Bellone, flanquée de ses superbes prises, mouille, quelques heures plus tard, à l'arrière du vaisseau-amiral le Héros. La corvette anglaise et son équipage sont entre les mains de Benoît et de ses hommes, jusqu'au débarquement du 10 mars 1782, à Porto-Novo, port contrôlé par Haidar Alî en Inde[45].

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Combat de Negapatam (6 juillet 1782)[]

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L’Artésien.

Bataille de Négapatam (6 juillet 1782).

Autre aspect de la Bataille de Négapatam (6 juillet 1782).

Suffren.

L'un des objectifs du Bailly de Suffren, chef de l'escadre, est de prendre Négapatam : la plus importante colonie hollandaise sur la côte de Coromandel. Profitant d'un séjour de l'escadre à Gondelour, Suffren s'allie au sultan Hyder Alî - l'un des principaux opposants à l'installation du pouvoir britannique en Inde - afin d'augmenter son effectif[46].

Benoît Rambaud embarque sur le vaisseau de 64 canons l'Artésien, le 28 juin 1782[47]. Le 2 juillet 1782 avant de lever l'ancre, Suffren écrit à Souillac :

J’ai embarqué 700 Européens et 800 cipayes, en voilà bien assez pour attaquer les Anglais, prendre Negapatnam si nous les battons, et secourir Ceylan au besoin. Je n'ai pas voulu embarquer un seul homme sans l’avis du nabab. Je laisse à terre 800 malades ; envoyez-moi du monde et de l'argent, avec cela tout ira bien, mais sans cela rien ne peut aller. La misère est telle dans ce pays que, même avec des marchandises, on trouve difficilement de l’argent.

Suffren embarque la Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine, une poignée de volontaires du régiment de Bourbon et un détachement du régiment d’Austrasie. De l’Espinassy dirige l’artillerie. Ces troupes et cette artillerie contribuent à la victoire de Suffren sur mer, en face de Negapatam. Lors de ce combat, le 6 juillet 1782, Rambaud commande les troupes embarquées sur le vaisseau L’Artésien[48].

Le Bailly de Suffren échoue, en partie à cause de l'indiscipline de ses troupes[49], notamment de certains officiers nommés grâce à leurs relations, parents, familles[50].

Suffren a une solution. Nous savons par un courrier de l’amiral au ministre de la Marine, figurant dans son dossier militaire, que Benoît Rambaud est blessé pendant cette bataille. Suffren demande à Castries, le ministre de la marine des récompenses pour les officiers méritants. Mais, très lucide, il conclut en faisant observer au ministre :

... que j'ai demandé bien peu pour être plus sûr d'obtenir mais que dans l'Inde, par cela seul qu'on est longtemps sans jouir des grâces accordées, que l'on est éloigné de toutes relations, parents, familles [... ] il serait très juste que des récompenses fussent, plus fortes qu'en Europe. Il serait même convenable que les généraux eussent des Croix de Saint-Louis et des brevets en blanc pour récompenser le mérite, ce qui produirait un très bon effet, car l’espérance éloignée d'obtenir au bout de deux ou trois ans, ne saurait exciter l'émulation[51].

Effectivement... après ces deux batailles, Benoît de Rambaud va effectivement attendre 1784 pour être fait chevalier de l'ordre de Saint-Louis, ne parlons pas de ses grades de capitaine, puis de lieutenant-colonel, attribués lors des batailles par ses supérieurs, mais sans cesse contestés à Versailles par les bureaucrates.

Et pourtant Suffren n'a garde d'oublier les modestes et les braves de la bataille :

Grâce demandée par Le Bailly de Suffren, en faveur des officiers blessés dans les combats du 6 juillet 1782, et cela le 3 septembre 1782 à la commission de capitaine. Le sieur Rambaud est le 6e lieutenant de son corps et il n'a le grade d'officier que depuis le mois de septembre 1778. Les lieutenants avant lui ont le grade de capitaines[52].

Le Commandeur observe que :

cet officier est rempli de zèle et de valeur militaire soutenue d'une très bonne conduite[53].

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Combat de Negapatam, 6 juillet 1782[54].

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TRINQUEMALAY[]

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Bataille de Trinquemalay (26 - 31 août 1782)[]

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L'entrée de ce qui reste du Fort Fredrick, à Trinquemalay.

Lle fort d'Ostembourg à Trincomalee, Sri Lanka, 1775-1799.

Navire britannique se rendant aux Français lors de la bataille de Trincomalee, 1782.

Suffren navigue vers Trincomalee et y débarque 2.400 hommes le 26 août, à l'est des principales fortifications de la forteresse. Ce jour-là, débarquant avec l'armée, Benoît sauve du naufrage quatre pièces d'artillerie et quantité de munitions de guerre, en se jetant a la mer, et en forçant sa troupe de suivre son Exemple[55].

Deux batteries pilonnent le fort Frederick pendant trois jours, jusqu'à ce que les murailles soient brisées.

Son dossier militaire nous dit que :

C'est lui qui à l'attaque de Trinquemalay, sous les yeux de Monsieur le Bailly de Suffren, a fait par son zèle plusieurs services à la fois à son corps, à l'artillerie et au génie[56].

Les Français et leurs alliés hollandais et indiens repoussent une sortie anglaise, le 27 août 1782. Benoît de Rambaud, avec 25 hommes, sous le feu de l'ennemi, relève 150 hommes dans un bastion aux avant-postes. Le 27 août 1782, il...

... soutient une brusque sortie cinq a six fois plus fort que sa troupe et n'abandonna le poste que lorsqu'il fut incendié[57].
Pendant toute la durée du siège, il lui fut permis et ordonné toutes sortes de services. Il ne quitta ni jour, ni nuit, la tranchée, et la batterie, où il fut assez heureux rétablir et perfectionner l'une d'elles que le feu de la place avait endommagé[58].

Suffren commande les assiégeants avec son énergie habituelle. Il craint néanmoins le retour de l’escadre anglaise. Donc, le 30 août, Suffren somme déjà le gouverneur de capituler. Les pourparlers aboutissent presque immédiatement. En échange de leur reddition rapide, la garnison anglaise sort avec les honneurs de la guerre de la forteresse, le 31 août 1782.

Il reste un fort à prendre ou à contraindre à la capitulation, celui d’Ostembourg, qui commande l’entrée de la rade. Dès la nuit du 30, les fantassins s’emparent d’une petite redoute sur une hauteur. Le 31, le colonel-baron, François Auguste d'Agoult le chef de la Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine fait sommation de se rendre. Il menace d'envoyer les Anglais comme prisonniers dans les geôles indiennes.

L'Amiral Suffren maintient une forte garnison dans le fort et attend les Britanniques. Le 3 septembre, l'amiral Hughes arrive en face de Trincomalee et les flottes s'engagent dans la bataille navale de Trincomalee.

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Bataille navale de Trincomalee.

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Les plans pour des Roys et Suffren (1782/1784)[]

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Mémoire pour servir au plan de Trinquemalay.

Plan réalisé par Benoît de Rambaud.

Autre plan réalisé par Benoît de Rambaud.

Benoît de Rambaud reste dans le fort pour organiser sa défense. Il est attaché au génie par les ordres exprès de Mr le Commandeur de Suffren[59]. Le but de Suffren est de doter la marine française d'un lieu sûr d'hivernage dans l'océan Indien.

Benoît de Rambaud reçoit de des Roys, ingénieur en chef à l'île de France, commandant à Trinquemalé, colonel d'infanterie (1777/1814) et de Suffren l'ordre de faire des plans et des cartes de Trinquemalay[60].

Benoît est l'auteur des plans des forts de Trinquemalay et d'Ostembourg[61][62] :

Plans des forts de Trinquemalay et d'Ostembourg dans l'île de Ceylan. Le premier investi le 26 août 1782 et rendu le 30 du même. Le second attaqué le 31 mai 1782 et rendu le même jour à M. Le Chevalier de Suffren, par Rambaud, septembre 1782[63] :


Plan du fort de Trinquemalay, en 1782, de Benoît de Rambaud (ANOM)


Plan du fort d'Ostembourg, en 1782, de Benoît de Rambaud (ANOM)[64].

En 1783, Benoît de Rambaud est l'auteur des notes sur les plans des forts de Trinquemalay et d'Ostembourg appartenant à la Hollande dans l'île de Ceylan[65].

Benoît est l'auteur du Supplément au mémoire sur Trinquemalay, 12 pages, une carte et 2 plans[66], 8 novembre 1784 et aussi l'auteur de lettre de présentation du mémoire précédent le 8 novembre 1784[67].

Ses exploits lors de ces batailles et la qualité de ses plans valent à Benoît de Rambaud l'estime de ses chefs, qui l'appuient pour qu'il obtienne une commission de capitaine, puis la croix de chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ou perçoivent ses soldes.

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Rambaud répare et améliore les fortifications de la place, notamment le Fort Frederick.

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GONDELOUR[]

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Capitaine (mars 1783)[]

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Recommandations de l'Amiral Suffren, de Chesneville, brigadier Pierre Duchemin, et du colonel-baron d'Agoult, ses chefs, au ministre pour que Benoît de Rambaud soit fait capitaine.

Benoît de Rambaud réitère sa demande de commission de capitaine, en écrivant au Ministre de la Marine et des Colonies, Antoine de Sartine, à Trinquemalay, un Mémoire pour demander la commission de capitaine, le 15 septembre 1782.

Le colonel-baron, François Auguste d'Agoult commandant la Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine, colonel du régiment de l’Île-de-France, chevalier de Saint-Louis, mort en 1782, à Gondelour, cote de Coromandel, après la prise de Trinquemalay, où il commande en chef les troupes de terre, sous les ordres du bailli de Suffren, écrit au sujet de son lieutenant, peu de temps avant sa mort, en 1782, à Gondelour, cote de Coromandel, après la prise de Trinquemalay, où il commande en chef les troupes de terre, sous les ordres du bailli de Suffren :

Monsieur de Rambaud, rempli de zèle et de talent militaire soutenu d'une très bonne conduite mérite le grade qu'il demande[68].

Suffren a beaucoup d'admiration pour lui :

Messire Rambaud a Levé les plans de Trinquemalé... le siège... brevet du roy... chargé exclusivement... batterie... plein de zèle, de valeur et de bonne volonté mérite le brevet demandé[69].

Le brigadier Pierre Duchemin, son autre général, demande lui aussi, au ministre, la commission de capitaine pour son subalterne zélé et talentueux, tout comme M. de Chesneville.

Le 1er mars 1783, Rambaud passe à la côte à sa sollicitation et avec promesse de Bussy, commandant en chef aux Indes, faire partie du corps d'état-major, mais il est resté au corps[70]. Il reçoit la commission de capitaine d'infanterie[71][72][73] de ce général en chef[74][75].

A 32 ans c'est une promotion relativement rapide, car Benoît de Rambaud n'est pas d'une famille de grands aristocrates fortunés.

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Bataille de Gondelour (6/16 juin 1783)[]

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Bataille terrestre de Gondelour (1783). V désigne l'emplacement des Volontaires.

Le général d'Albignac cite de ses prouesses militaires et de ses blessures.

Charge à la baïonnette des Anglais à Gondelour. Benoît est grièvement blessé.

Bataille navale de Gondelour (1783).

Louis Victor Villon, marquis de Fécamp, major de la place de Gondelour dans l'Inde [76] est le père de la tante de sa future femme car épouse de Benoît Mottet de La Fontaine, que Benoît acôtoyé en allant et séjournant à l'Isle de France.

Le 6 juin, les troupes anglaises fortes de 18.000 hommes avancent sur Bussy, commandant en chef aux Indes qui se dérobe pour venir prendre position sur les glacis de Gondelour avec ses 5.200 hommes. Benoît de Rambaud sert comme chef des éclaireurs avant la bataille de Gondelour. Il repère par où attaquer la forteresse et transmet son rapport à ses généraux. Le 7 juin 1783, il est présent au combat des avant-gardes françaises et anglaises[77].

La bataille s'engage le 12 juin et les troupes françaises contiennent au mieux les forces anglaises pourtant près de trois fois supérieures. À la bataille de Gondelour, les dispositions prises par le comte Charles-Georges d'Hoffelize (1728 - 1795), qui commande en second toute l'armée, vont permette de vaincre les Anglais. La résistance héroïque de la brigade d'Austrasie et des survivants d'autres unités qui la renforcent, y sont pour beaucoup. 2.000 hommes, s'opposent aux forces plus que quadruples du général anglais Stuart. Ils font perdre aux Anglais plus de 2.600 hommes de leurs meilleures troupes.

Benoît, lors de cet affrontement, commande trois pièces d'artillerie de campagne qui vont décider du sort de la bataille et faire honneur au régiment d’Austrasie[78]. Louis Alexandre, baron d'Albignac en témoigne dans le dossier militaire de Rambaud, un courrier adressé à Jean-Baptiste Guillemin de Vaivre, Intendant général des Colonies (1783 - 1790). En dépit de la défection d'une partie de ses troupes indigènes, Louis Alexandre, baron d'Albignac réussit, par l'action habile des huit pièces d'artillerie du régiment d’Austrasie et des deux pièces de 18 à repousser plusieurs colonnes britanniques. Il écrit :

Messire Rambaud, lieutenant au corps des volontaires étrangers de la Marine a reçu deux blessures assez graves à l'affaire du 13 juin et s'est distingué dans la brigade d’Austrasie que j'avais l'honneur de commander. Le baron Dalbignac[79].

Le 13 juin 1783, le capitaine Rambaud, ayant demeuré le seul à sa batterie, après avoir inquiété l'ennemi, est attaqué par l'infanterie anglaise à la baïonnette, après avoir vu ses hommes se replier ou être tués. Il est laissé pour mort, blessé très grièvement par deux coups de baïonnette. La première blessure très grave se situe dans les côtes gauches et la seconde, qui l'est moins, à la cuisse[80].

Benoît de Rambaud parle à Jean-Baptiste Guillemin de Vaivre, Intendant général des Colonies (1783 - 1790) le 21 mai 1784 de :

ses deux coups de baïonnette, préférant périr plutôt que d'abandonner ses 3 pièces de campagne et sa compagnie auprès des quelles il se trouva seul et fut accablé par l'ennemi. A qui a t'il donc du la vie : à la liberté, à un dieu ? Son maître serait-il moins bon ? Non il a versé son sang à son service... sa justice et ses bienfaits qu'il ose attendre attendre seront sa récompense[81].

Le courage de certains des nôtres lui évite d'être fait prisonnier et de mourir sans soins de ses blessures.

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Une très grave blessure[]

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L'Ordre national de Cincinnatus[]

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Médaille des chevaliers de Cincinnatus.

Des 300 cavaliers, 225 fantassins, et 75 artilleurs qui sont passés, pendant ces quelques années, par la Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine, les 2/3 sont morts. La 3e Légion figure sur la liste des régiments français de la Guerre d'Amérique du Comité d'Histoire de la Société des Cincinnati. Les Cincinnati précisent qu'il est présent aux batailles de Porto Novo, en 1782, Negapatnam en 82, Porto Novo en 83, Gondelour en 83.

Mais contrairement à son beau-frère, Georges Pléville Le Pelley, Benoît n'est pas décoré de l'Ordre national de Cincinnatus. Des lâches, comme Barras, qui se sont rendus à l'ennemi, le sont, mais pas un héros grièvement blessé appréciés et soutenus par les commandants de notre marine et nos troupes aux Indes. En 1790, les Cincinnatis vont être 2.400 membres, alors que 5.300 anciens officiers ont pris part à la guerre d'indépendance ou aux combats dans nos colonies. Il est vrai que Benoît de Rambaud est mort avant les distributions de médailles et qu'avant cela il s'est plus préoccupé de son avenir et celui de la France au cœur de l'Afrique que des magouilles à Versailles.

Sa Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine est supprimée le 20 juin 1783 pour former un 2e bataillon du régiment de Pondichéry. Cependant il ne rejoint pas ce régiment car il est gravement blessé. Il est soigné sur le vaisseau-amiral par les chirurgiens et médecins de Suffren.

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Soigné sur le vaisseau-amiral[]

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Certificat de santé de Benoît de Rambaud.

Benoît est soigné sur Le Héros, vaisseau-amiral de son protecteur, Suffren.

Le Chevalier Mautort est capitaine au régiment d'Austrasie. Il est blessé à la jambe gauche pendant l'assaut des anglais et est soigné comme Benoît par le chirurgien major du régiment d'Austrasie Joseph Noël, à bord du Héros.

Après la bataille de Gondelour, le 21 juin 1783, Suffren lui sauve la vie en l'accueillant à bord de son vaisseau amiral, Le Héros. Il est soigné par le Chirurgien major Noël et le docteur Rochard sur ce navire. Le Chirurgien major Noël lui fournit un certificat, mais Mr De Rambau l'envoie à Bussy, commandant en chef aux Indes qui ne l'envoie pas à Versailles[82].

Son dossier aux Archives nationales d'Outre-mer comporte un certificat de santé comme blessé au siège de Gondelour (13 juin août 1783)[83] :

Je soussigné, cy devant médecin de Larmée de l'inde, certifie voir suivi conjointement avec M' Noël, chirurgien major, le traitement de Monsieur de Rambau, officier au corps des Volontaires Étrangers de La Marine, blessé dans l'affaire du 13 Juin 1783 devant Gondelour, de deux coups de bayonnette, dont l'un pénétrant entre la quatrième et la la cinquième cote des vraies cotes de la partie latérale gauche de la poitrine. qu'une hemorragie survenue le vingtième jour le mit dans le plus grand danger, dont il a resulté la plus grande faiblesse et oppression, même après la guerison, ce qui nous a déterminé à lui conseiller le retour en Europe espérant qu'un air plus temperé, l'usage même des eaux pourront consolider sa guerison. A bord du Héros le 22 mars 1784. Signé Rochard[84].

A-t-il une effraction pleurale qui s'est infectée, puis enkystée secondairement avec des adhérences douloureuses ? C'est une hypothèse plausible. L'autre hypothèse serait une ostéite chronique. Malgré son état de santé, Il n'a touché jusqu'ici que 400 livres pour aller aux eaux.

C'est uniquement grâce à la bonté et à la reconnaissance de Suffren que Benoît de Rambaud est rentré en France. Le 24 mai 1784 il n'a pas perçu une partie de sa solde depuis 8 mois. Il demande également 1.200 livres de gratification pour prendre les eaux, comme le conseille ses médecins militaires. Le baron-général Louis Alexandre d'Albignac est obligé d'appuyer sa demande :

M. Rambaud, lieutenant au corps des volontaires étrangers de la Marine, a reçu deux blessures passées graves dans l'affaire du 13 juin et s'est distingué dans la brigade d'Austrasie que j'avais l'honneur de commander.

Le 27 janvier 1785, de Versailles, Benoît de Rambaud demande au maréchal de Castries une gratification pour ses différents travaux de cartographie. Il signale au maréchal que les soins de ses anciennes blessures l'ont forcé à des dépenses qui ont totalement absorbé ses moyens.

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De 1764 à 1784, Benoît de Rambaud est ingénieur-géographe et lieutenant à la Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine.

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SON RETOUR DES INDES AVEC SUFFREN[]

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Trinquemalay - Pondichéry (automne 1783)[]

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Vue des magasins de la Compagnie des Indes à Pondichéry. de l'amirauté et de la maison du gouverneur.

25 septembre 1783 : les exploits militaires de Benoît de Rambaud sont connus aux Indes[85].

Les exploits militaires de Benoît de Rambaud sont bien connus de Suffren et de Bussy, commandant en chef aux Indes et des autres généraux français de le campagne des Indes[86].

De ce fait Rambaud est donc soigné sur le vaisseau-amiral et protégé par Suffren.

Neuf jours après la bataille arrive la dépêche de la signature de la paix en Europe, signée cinq mois avant.

L'escadre arrive va à Trinquemalay, y arrive le 6 août 1783. Suffren reste dans sa base des Indes, dont Benoît de Rambaud a levé les plans et restauré jusqu'au 15 septembre 1783.

Puis, ils font escale à Pondichéry du 17 septembre 1783 au 26 septembre 1783. Suffren retourne alors à Trinquemalay. Il y voit si la paix est rétablie dans l'océan Indien du 29 septembre 1783 au 6 octobre 1783.

Comme c'est le cas, il décide de retourner en France. Il laisse par précaution 5 vaisseaux et 3 frégates en Inde, avec comme chef d’escadre Peynier. Suffren rapatrie Benoît de Rambaud à Toulon, à ses frais.

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Retour vers la France (6 octobre 1783)[]

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Cette carte représente le Héros. Elle reprend le texte d'une médaille réalisée pour Suffren par les Etats de Provence ; la ville d'Aix fait graver le portrait du bailli à l'avers et au revers inscrit la liste de ses exploits.

Médaille de table en argent offerte par le vice-amiral Suffren de Saint-Tropez à Thomas Villaret de Joyeuse. Ils sont tous les deux les témoins au mariage de Benoît de Rambaud, à Versailles en 1785[87].

Suffren privilégie l’embarquement de marins provençaux pour faciliter le retour dans leurs familles, sachant qu’il a choisi de rentrer sur Toulon et non pas Brest. Suffren utilise aussi le vaisseau comme transport de passagers à ses frais. Ils arrivent à Toulon avec lui. Thomas Villaret de Joyeuse, son autre protégé, part de son côté pour Brest.

Son retour vers la France est triomphal. Le 6 octobre 1783, Le Héros lève l’ancre en compagnie du Vengeur et arrive à l'île de France le 12 novembre. Le gouverneur de Port-Louis,le vicomte de Souillac, sous les ordres duquel Rambaud a fait un plan, vient saluer Suffren à bord du vaisseau. Le bailli est salué par 21 coups de canons lorsqu’il met pied à terre. Benoît de Rambaud demande une croix de chevalier de Saint-Louis, de l'hôpital de l'Isle de France, le 15 novembre 1783, il y joint un autre certificat de santé.

Le 29 novembre, accompagné cette fois de la frégate la Cléopâtre, le bâtiment appareille pour le Cap qui est atteint le 22 décembre. Le hasard veut qu’au même moment une escadre anglaise de neuf vaisseaux fasse escale dans la colonie hollandaise. La plupart de ces navires ont combattu Suffren pendant la campagne des Indes, mais sa renommée est telle que tous les officiers anglais se rendent en corps à bord du Héros pour saluer en personne un maître de leur profession[88].

Le 3 janvier 1784 le navire reprend sa route. Il franchit le détroit de Gibraltar le 19 mars. Le 22 mars 1784 Benoît de Rambaud se dit encore extrêmement faible et pas du tout guéri, mais il approche de la France à bord du Héros.

Le comte Charles-Georges d'Hoffelize (1728 - 1795), ancien commandant en second de toute l'armée, revient lui-aussi en France, en 1784, avec le Bailli de Suffren, et Benoît. Dans le dossier militaire de ce dernier il témoigne du courage de Rambaud et de la gravité de sa blessure.

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Toulon (26 avril 1784)[]

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Ode au Roi, à l'occasion du retour de M. de Suffren de son expédition aux Indes orientales.

Estadua de Pèire Andrieu de Sufren (Sant Tropetz).

Le Héros, vaisseau-amiral de Suffren se présente devant Toulon le 26 mars. L’accueil de la population est extraordinaire.

Le peuple s’est porté en foule pour le recevoir ; et les cris de Vive le roi, vive le bailli de Suffren ! y ont renouvelé la scène attendrissante du cap de Bonne-Espérance...

La foule se presse pour venir saluer le héros de la campagne des Indes. Une grande fête est organisée à l’hôtel de l’Intendance. Une gazette locale, Le Courrier d'Avignon, nous apprend qu’un dessert surprise est servi à Suffren :

On écrit de cette ville (Toulon) qu’il lui fut présenté à un dîner un emblème, dont l’allégorie est aussi ingénieuse que délicatement exprimée. On apporta au dessert un petit vaisseau en sucrerie fait sur le modèle du Héros, ayant le pavillon du commandant ; il était mis sous un bocal de verre au-dessus duquel était placé une couronne de laurier ; à la poupe du vaisseau était écrit en gros caractères le nom du navire, Le Héros, et plus bas on lisait :
À cette table où tout flatte le goût,
Qu’un cercle brillant environne,
Ce qu’on doit admirer surtout,
C’est Le Héros que la vertu couronne

Le 27 mars, Suffren quitte Toulon et le 2 avril, Suffren arrive à Versailles. Sept jours à peine se sont écoulés depuis Toulon. Suffren, visiblement très pressé de goûter aux honneurs de la Cour roule de nuit pour brûler les étapes, au point de surprendre le roi à table, au dire du Courrier d’Avignon. Le roi lui remEt sa charge de Vice-amiral, lui octroie l'Ordre du Saint-Esprit et lui accorde les Grandes Entrées dans sa chambre. L'Ordre de Malte le nomme Grand-croix de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et ambassadeur auprès du roi de France. Suffren use de son pouvoir pour favoriser la promotion des officiers ayant de réelles qualités sans tenir compte du rang aristocratique[89].

Benoît de Rambaud est encore en Provence. Le 21 mai 1784, il se plaint cependant de n'avoir touché que 184 livres depuis le mois d'août 1783 (soit dix mois). Le ministère lui promet qu'il va être payé à Paris.

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Benoît de Rambaud revient des Indes sur le vaisseau-amiral avec Suffren qui va être son témoin à son mariage, en 1785.

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Lorient, XVIIIe siècle, Numéro 2 de Cahiers de la Compagnie des Indes, Florence D'Souza, Musée de la Compagnie des Indes, 1997.
  2. Revue historique des Mascareignes, Numéro 1, Indian Ocean International Historical Association, Éditeur Association historique internationale de l'océan Indien, 1998.
  3. Archives du dépôt des fortifications des colonies: Indes, Archives nationales (France), Alexis Rinckenbach, Documentation Française/Archives Nationales, 1998. pp. 42, 72, 121. ISBN 2110038748, 9782110038746.
  4. Présences françaises outre-mer, XVIe-XXIe siècles, Hommes et sociétés, Volume 1, Philippe Bonnichon, Pierre Gény, Académie des sciences d'outre-mer, Jean Nemo, KARTHALA Editions, 2012. p. 335.
  5. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  6. La guerre aux iles de France et Bourbon, 1809-1810, Henry de Poyen-Bellisle, Imprimerie nationale, 1896.
  7. Le trésor de Barberousse, Paul Anski, Mon Petit Editeur, 2010.
  8. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p.17.
  9. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p.18.
  10. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p.17.
  11. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p.18.
  12. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. pp. 17, 18
  13. Archives nationales d'Outre-mer, Secrétariat d'État à la Marine - Troupes et personnel civil, F° 36, 79v°
  14. La Corse : son évolution au XIXe siècle et au début du XXe siècle ; Le Plan Terrier de la Corse au XVIIIe siècle, Albitreccia, Antoine (1892-1945). Éditeur : Lafitte (Marseille) : 1942
  15. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  16. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p. 87.
  17. Archives nationales d'Outre-mer, Secrétariat d'État à la Marine - Troupes et personnel civil, F° 36, 79v°
  18. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  19. L'Île de France contemporaine, lettre-préface de Jules Lemaître, Rauville, Hervé de (1858-1935), Nouvelle librairie nationale (Paris), 1909, p.349.
  20. L'Île de France contemporaine, lettre-préface de Jules Lemaître, Rauville, Hervé de (1858-1935), Nouvelle librairie nationale (Paris), 1909, p.349.
  21. Plan Topographique de la partie de la Cote de l'Isle de France Comprise Depuis La Batterie & la Reine du Grand port Jusque a l'Embouchure de la Riviere du Poste / Levé par Mr Rambaud...
  22. Archives du dépôt des fortifications des colonies: Indes, Archives nationales (France), Alexis Rinckenbach, Documentation Française/Archives Nationales, 1998. pp. 42, 72, 121. ISBN 2110038748, 9782110038746.
  23. Archives nationales d'Outre-mer, Secrétariat d'État à la Marine - Troupes et personnel civil, F° 36, 79v°
  24. Dictionnaire critique de biographie et d'histoire: errata et supplement pour tous les dictionnaires historiques d'apres des documents authentiques inedits, A. Jal, Édition 2, Plon, 1872.
  25. Renseignements pour servir à l'histoire de l'Île de France jusqu'à l'année 1810: inclusivement; précédés de notes sur la découverte de l'île, sur l'occupation hollandaise, etc, Adrien d'Epinay, Dupuy, 1890.
  26. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p. 26
  27. Passagers
  28. Roche, Jean-Michel (2005). Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours 1671 - 1870. p. 28. ISBN 978-2-9525917-0-6 . OCLC 165892922.
  29. Roche, Jean-Michel (2005). Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours 1671 - 1870. p. 28. ISBN 978-2-9525917-0-6 . OCLC 165892922.
  30. Sources de l'histoire de l'Asie et de l'Océanie dans les archives et ...‎ de Commission française du Guide des sources de l'histoire des nations, International Council on Archives – 1981, Page 228 et 1864; DFC Pondichéry, n° 191, description des ouvrages faits pour mettre Pondichéry...
  31. Lorient, XVIIIe siècle, Numéro 2 de Cahiers de la Compagnie des Indes, Florence D'Souza, Musée de la Compagnie des Indes, 1997.
  32. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p. 26
  33. Lorient, XVIIIe siècle, Numéro 2 de Cahiers de la Compagnie des Indes, Florence D'Souza, Musée de la Compagnie des Indes, 1997.
  34. Lorient, XVIIIe siècle, Numéro 2 de Cahiers de la Compagnie des Indes, Florence D'Souza, Musée de la Compagnie des Indes, 1997.
  35. Revue historique des Mascareignes, Numéro 1, CollaborateurIndian Ocean International Historical Association, Éditeur Association historique internationale de l'océan Indien, 1998.
  36. Sources de l'histoire de l'Afrique au sud du Sahara dans les archives et bibliothèques françaises: Bibliothèques, International Council on Archives, Éditeur Inter Documentation Company, 1971. ISBN 3857500166, 9783857500169.
  37. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p. 18
  38. Lorient, XVIIIe siècle, Numéro 2 de Cahiers de la Compagnie des Indes, Florence D'Souza, Musée de la Compagnie des Indes, 1997.
  39. Revue historique des Mascareignes, Numéro 1, Indian Ocean International Historical Association, Éditeur Association historique internationale de l'océan Indien, 1998.
  40. Revue historique des Mascareignes, Numéro 1, Indian Ocean International Historical Association, Éditeur Association historique internationale de l'océan Indien, 1998.
  41. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  42. Demerliac, Alain (1996), La Marine de Louis XVI: Nomenclature des Navires Français de 1774 À 1792. (Nice: Éditions OMEGA). ISBN 2-906381-23-3.
  43. Annales maritimes et coloniales: publiées avec l'approbation du ministre de la marine et des colonies, Bajot (M., Louis-Marie), Ministère de la marine et des colonies, Éditeur Imprimerie royale, 1822.
  44. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  45. Charles Cunat, Le bailli de Suffren : Sa vie, ses voyages, La Découvrance, 2008 (ISBN 9782842655655)
  46. Combat de Negapatam, 6 juillet 1782
  47. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  48. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  49. [http://mnm.webmuseo.com/ws/musee-national-marine/app/collection/record/10106 Combat de Negapatam, 6 juillet 1782
  50. Les prodigieuses batailles du bailli de Suffren, Paul Chack, Le gerfaut, 2003.
  51. Les prodigieuses batailles du bailli de Suffren, Paul Chack, Le gerfaut, 2003.
  52. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p. 17.
  53. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p. 17.
  54. [http://mnm.webmuseo.com/ws/musee-national-marine/app/collection/record/10106 Combat de Negapatam, 6 juillet 1782
  55. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  56. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. pp. 17, 18, 26
  57. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  58. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  59. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. pp. 17, 18
  60. Archives du dépôt des fortifications des colonies: Indes, Archives nationales (France), Alexis Rinckenbach, Centre des archives d'Outre-Mer, 1998, pp. 42, 72, 121... : 25 septembre 1782. Éch. [1/1800]. Cartouche. Lég. Dim. 1060 x 580.
  61. Archives du dépôt des fortifications des colonies: Indes, Archives nationales (France), Alexis Rinckenbach, Documentation Française/Archives Nationales, 1998. pp. 42, 72, 121. ISBN 2110038748, 9782110038746.
  62. Volume 2 de Guide des sources de l'histoire des Nations, Sources de l'histoire de l'Asie et de l'Océanie dans les archives et bibliothèques françaises, Commission française du Guide des sources de l'histoire des nations, K.G. Saur, 1992.
  63. Archives du dépôt des fortifications des colonies: Indes, Archives nationales (France), Alexis Rinckenbach, Documentation Française/Archives Nationales, 1998. pp. 42, 72, 121. ISBN 2110038748, 9782110038746.
  64. Voir aussi sur Gallica Ostembourg (ANOM)
  65. Archives du dépôt des fortifications des colonies: Indes, Archives nationales (France), Alexis Rinckenbach, Documentation Française/Archives Nationales, 1998. pp. 42, 72, 121. ISBN 2110038748, 9782110038746.
  66. Volume 2 de Guide des sources de l'histoire des Nations, Sources de l'histoire de l'Asie et de l'Océanie dans les archives et bibliothèques françaises, Commission française du Guide des sources de l'histoire des nations, K.G. Saur, 1992.
  67. Archives du dépôt des fortifications des colonies: Indes, Archives nationales (France), Alexis Rinckenbach, Documentation Française/Archives Nationales, 1998. pp. 42, 72, 121. ISBN 2110038748, 9782110038746.
  68. Almanach américain, ou État physique, politique, ecclésiastique & militaire de l'Amérique ..., chez Lamy, 1784, p.130.
  69. Archives du dépôt des fortifications des colonies: Indes, Archives nationales (France), Alexis Rinckenbach, Documentation Française/Archives Nationales, 1998. pp. 42, 72, 121. ISBN 2110038748, 9782110038746.
  70. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p.18.
  71. La guerre aux iles de France et Bourbon, 1809-1810, Henry de Poyen-Bellisle, Imprimerie nationale, 1896.
  72. Archives nationales d'Outre-mer, Secrétariat d'État à la Marine - Troupes et personnel civil, F° 36, 79v°
  73. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p.18.
  74. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p.18.
  75. Archives du dépôt des fortifications des colonies: Indes, Archives nationales (France), Alexis Rinckenbach, Documentation Française/Archives Nationales, 1998. pp. 42, 72, 121. ISBN 2110038748, 9782110038746.
  76. Les dernières années de l'Inde française, "Collection "Vérités pour l'histoire." Michel Gaudart de Soulages, Philippe Randa, Dualpha, 2005.
  77. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p.18.
  78. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p.18.
  79. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p.26.
  80. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  81. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.
  82. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p.21.
  83. Archives nationales d'Outre-mer, Secrétariat d'État à la Marine - Troupes et personnel civil, F° 36, 79v°
  84. Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345. p.21.
  85. Catalogue des manuscrits des anciennes archives de l'Inde française. Pondichéry, 1690-1789. Bibliothèque publique (Pondichéry). E. Leroux (Paris) 1922-1936. Gaudart, Edmond (1859-1942). Éditeur scientifique.
  86. Catalogue des manuscrits des anciennes archives de l'Inde française. Pondichéry, 1690-1789. Bibliothèque publique (Pondichéry). E. Leroux (Paris) 1922-1936 Contributeur : Gaudart, Edmond (1859-1942). Éditeur scientifique.
  87. Médaille de table en argent offerte par le vice-amiral Suffren de Saint-Tropez à Villaret de Joyeuse
  88. George Alexander Ballard, The last Battle fleet struggle in the bay of Bengal, The Mariner's Mirror, vol. 13, 1927.
  89. Médaille de table en argent offerte par le vice-amiral Suffren de Saint-Tropez à Villaret de Joyeuse


Cet article est basé en partie sur les documents de son imposant dossier militaire qui comporte 89 pages et est désormais numérisé par le Centre des Archives d'Outre Mer, à Aix-en-Provence :

Rambaud, Benoît Thérèse, lieutenant aux volontaires étrangers de la Marine, capitaine au régiment de Pondichéry, commandant particulier au Sénégal (1764/1787). Cote de référence FR ANOM COL E 345.


Benoît de Rambaud écrit un Mémoire pour servir au plan de Trinquemalay

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