Wiki Guy de Rambaud
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                                            Armand Dubernad 
                                                   

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Armand Dubernad (1784 - 1855) est né le 31 juillet 1784 (samedi), à Morlaix, et décédé en 1855.


Armand Dubernad est négociant, armateur, assureur, possède la banque Gaudelet-Dubernard & Compagnie[1][2][3] et une raffinerie de sucre. Il est Vénérable Maître de la loge de Morlaix.

Mais contrairement à son père, il n'est pas doué pour les affaires. Les temps sont durs. Jean-Jacques-Régis de Cambacérès parle de la faillite assez forte que vient de faire la banque Gaudelet et Dubernad dans une lettre à Napoléon, datée du 12 mai 1810. D'après le rapport du préfet de police la faillite est de un million six cent mille francs, mais la maison a un actif de deux millions. Cambacérès explique que la faillite de Gaudelet et Dubernad n'est que la conséquence de celles de leurs clients à Lannion et à Guingamp[4][5]. Ces deux millions peuvent laisser supposer que Joseph Dubernad n'a perdu qu'une partie de sa fortune quand il décède en 1799.

Armand Dubernad est le traducteur de :

Traité des principes d'indemnités en matières d'assurances maritimes et de grosse aventure sur navires et marchandises... par William Benecke. Traduit... par Dubernard...

De 1816 à 1820, le Vénérable Maître est Armand Dubernard aîné, négociant Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Société archéologique du Finistère, article: v.127 1998, p.343.

souscripteur des Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, en 1809[6].


Armand Dubernad (1784 - 1855) se marie avec Pauline Béhic, une des filles la fille de son cousin lointain, ami et associé, Michel Behic, nièce du premier évêque constitutionnel français Louis-Alexandre Expilly de la Poipe. Elle est la sœur du contre-amiral Charles Behic, la belle-sœur du frère du général Moreau et du vice-amiral Jacques Bergeret.

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NÉGOCIANT & ARMATEUR (1801)[]

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Jean Armand Dubernad témoin à la naissance de sa nièce en 1801, il est déjà négociant à 17 ans. En 1804, à son mariage, son père est décédé, mais sa mère est présente. Témoins Auguste Raymond Goüin, 34 ans, Jean Diot, son oncle et Joseph Marie Moreau, tribun, beau-frère de la future qui est la nièce d'Expilly le premier évêque constitutionnel décapité par les républicains et dons en famille avec le général en chef Moreau. Sept ans plus, le 23 avril 1811, toujours négociant, il est chargé d'affaires de M. Fairx et fondé de pouvoir des copropriétaires de navires de Morlaix et président élu avec 29 voix. Ils offrent les bâtiments capturés à l’Empereur. Un procès verbal est laissé au sieur Dubernad.

Il est aussi armateur. Le 11 mars 1813, dans un procès verbal, il est cité comme copropriétaire du corsaire "Les Trois Amis" qui a 14 hommes d'équipage, armés de 4 espingoles, 36 fusils, 12, pistolets, 18 sabres commandé par Nicolas Le Breton. C'est une barque de trois Tonneaux dont l'équipage est constitué de prisonniers. Mais le bâtiment corsaire "La Victoire", pourtant plus important. (achetée 20 000 livres) appartenant à Jean François Lannux-Descombes n'amène aucune prise à Morlaix. Les archives du port de Morlaix confirment que "Les Trois Amis" appartenant à Dubernad ramène des prises médiocres en 1813. Il en est de même pour son autre navire, « Le "Prince Jérôme ».

Le 17 novembre 1813, on entame une procédure relative à la liquidation du corsaire "Les Trois Amis", capitaine Nicolas Le Breton, armé à Morlaix par Jean Armand Dubernad, le jour de l'expiration des 6 mois fixés pour la durée de la course. Liquidation générale, le 1er janvier 1820 (74 TCM) :

recettes : produit de la vente du corsaire et de ses deux prises : 9276 F.

dépenses : 7109 F.

part de l'équipage : 975 F.

part de l'armateur : 1029 F.

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BANQUIER (1804 - 1810)[]

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Gaudelet-Dubernard & Compagnie, 42 rue de Paradis, faubourg Poissonnière[7][8].

La banque Gaudelet-Dubernard & Compagnie ne fait pas de bonnes affaires, comme beaucoup de banques du temps de l'Empire[9].

Le Moniteur judiciaire de Lyon de 1810 nous dit qu'ils participent à des ventes de cargaisons de navires anglais, comme la veuve de Joseph Dubernad.

La laine des moutons merinos est réputée pour sa qualité. Mais il devient difficile d'en importer d'Espagne.

Le cousin de sa femme Francisco Cabarrús est fait comte, ministre par les Joséphistes, et reste le patron de la Banque Saint-Charles.

Une partie de la Garde civique impériale en Andalousie est commandée par l'oncle de sa femme, Salvat Dubernad. En Espagne c'est la guerre et tout négoce devient impossible.

Hotel Tassin. La maison Tassin d'Orléans fait faillite comme les maisons de gros les mieux fondées et des banques à Paris, en Bretagne, au Pays Basque... vers 1810 du fait de la politique de Napoléon en Espagne.

François Gaudelet est associé avec son beau-frère, Armand Dubernad. Ils ont une banque. Armand Dubernad (1784 - 1844), Vénérable de la loge de Morlaix, va être négociant, armateur, banquier, assureur, et également à la tête d’une raffinerie de sucre[10].

De Brest est venu Gaudelet, dont le père est engagé avant 1789 dans des opérations de crédit avec les trésoriers généraux de la Marine[11]. Sa maison de Paris, fondée en 1804, spécialisée dans le commerce avec la péninsule ibérique, semble, par son associé Armand Dubernad, liée de près à une autre maison de commerce et manufacture de tabac : Lannux, Vve Dubernad et fils, à Morlaix, qui s’est intéressée pour sa part au commerce des laines d’Espagne. Ce qui témoigne de la place croissante prise au cours du XVIIIe siècle par le commerce ibérique dans les échanges des ports de la Bretagne occidentale[12]. Toutes les fabriques de lainages, animées encore vers 1800, péricliteront sous le régime joséphiste[13].

La maison parisienne Gaudelet-Dubernad & Compagnie est située 42 rue de Paradis, faubourg Poissonnière[14] [15]. La duchesse de Raguse demeure en 1830 dans un hôtel particulier qui devient l'Hôtel de Raguse au 51 rue de cette rue[16]. La capitulation de Paris face à l'invasion des troupes d'Autriche, de Prusse et de Russie y est signée dans la nuit du 30 au 31 mars 1814. La prestigieuse maison François Pinet, fondée en 1855, s'installe à côté de la banque au n° 44 de la rue de Paradis, en avril 1864.

Le Moniteur judiciaire de Lyon de 1810 nous dit qu'ils participent à des ventes de cargaisons de navires anglais, comme la société de la veuve de Joseph Dubernad.

Dans un Mémoire Historique :

Buanoparte Et Murat, Ravisseurs D'Une Jeune Femme, Et Quelques-Uns de leurs Agents Complices De Ce Rapt, Devant Le Tribunal De Premières Instance Du Département De La Seine, de 1815, Gaudelet et Dubernad sont présents comme banquiers. C'est cent pistoles en 1805 que reçoit un agent par l'intermédiaire de la maison Gaudelet Dubernad ; et par les mains de M. Dominique Valin, négociant à Tours, 380 et quelques francs en numéraire. Le reste de la somme, est employé au remboursement des minimes avances de M. Le Bon, au paiement de ses frais de nourriture à la Force et à l'achat de quelques hardes pour ses enfants, achat dans lequel Masson n'oublie pas la maxime de madame Campan : rien sans intérêt[17].

A partir de 1811, la stagnation complète du commerce avec l'Espagne est totale. Santander est prise et perdue trois fois par les insurgés. Les autres ports sont bloqués par les croisières britanniques[18]. La maison Lannux-Veuve Dubernad et fils, de Morlaix, échappe à la tourmente et conserve des liens étroits avec Lannux père et fils-Dubernad, de Séville. Toutefois, comme ces deux sociétés pratiquent le commerce des laines, elles sont compromises dans les faillites de deux grandes maisons de négoce de laines : Grandin, Delon et Cie, de Paris, et Michel frères, d’Orléans. Ces faillites manquent de provoquer leur chute. Mais leurs créances sur elles s’élèvent à 390.000 livres tournois. C’est cependant une perte financière considérable pour la famille de Dubernad.

A Bayonne, beaucoup de banques se livrent au trafic des laines d'Espagne. Ce sont des opérations souvent hasardeuses qui retentissent sur la situation des maisons de gros les mieux fondées. La cause principale qui amène la faillite de la maison Tassin d'Orléans, en 1811, est une hypothèque de plus d'un million sur la banque Cabarrus[19].

Cambacérès écrit dans une lettre à Napoléon, datée du 12 mai 1810 :

Sire, Les rapports de la police et de la Bourse auront vraisemblablement instruit V.M. de la faillite assez forte que vient de faire une maison de banque connue sous la raison Gaudelet et Dubernard ? [20][21].

D'après le rapport du préfet de police la faillite est de un million six cent mille francs, mais la maison a un actif de deux millions[22]. Les actifs bancaires constituent l’ensemble des actifs, valeurs ou biens appartenant à une banque. Le taux de conversion ou de change en Euro d'un Franc Germinal de l'époque napoléonienne est de 2,40 €, donc 2.000.0000 francs correspondent à 4.800.000 €, 100.000 pièces de 20 francs appelées napoléons.

Cambacérès explique dans sa lettre à l'empereur que la faillite de Gaudelet et Dubernad n'est que la conséquence de celles de leurs clients à Lannion et à Guingamp[23]. Ces deux millions peuvent laisser supposer que Joseph Dubernad et Jean-Baptiste III Gaudelet, leurs pères,n'ont perdu qu'une partie de leur fortune quand il décèdent en 1799.

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Le 42 rue de Paradis est un bel immeuble ancien en pierre de taille.

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RAFFINEUR (1817-1824)[]

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Son associé le député François Marie Borgnis-Desbordes (1769 - 1848)

A défaut de pouvoir produire et vendre du tabac, comme son père et son beau-frère François Gaudelet d'Armenonville, Jean Armand Dubernad devient raffineur de sucre.

La France occupe la 1ère place dans le commerce et le raffinage du sucre du temps de Louis XVI. Suite au blocus continental Napoléon encourage la production de pains de sucre de betterave.

Une fabrique de toiles devient raffinerie de sucre blanc, le 31 juillet 1817, par acte sous seings privés (AD 64 U 13/1) Claude-Jean-Marie Le Begue, François Marie Borgnis-Desbordes et Jean Armand Dubernad, négociants constituent une société Desbordes-Dubernad et compagnie. Les sieurs Dubernad et Debordes conservent seuls la gestion et l'administration, les bureaux et la caisse sont chez le sieur Dubernad. Desbordes et Dubernad sont membres de la Chambre consulaire des manufacturiers et figurent dans l'Almanach du Commerce, 1820, comme raffineurs[24]. François Marie Borgnis-Desbordes est d'une famille de la haute bourgeoisie de Bretagne, selon le Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle de Chaix d'Est-Ange. Il est propriétaire et négociant manufacturier, député du Finistère de 1818 à 1820, siégeant au centre gauche et votant avec les libéraux. Il décède dans l'ancien château des Behic, Bagatelle.

Le capital est de 60.000 francs. L’entreprise produit du sucre avec de la betterave (venant du Léon) et de la canne à sucre importée. La consommation augmente. Mais la concurrence anglo-américaine fait que cette société fait faillite en 1824. Ils récupèrent seulement 15.000 francs.

On a un Exploit d'huissier contraignant la veuve Cailar, limonadière à Morlaix, à s'acquitter d'une dette de 320 francs à Desbordes Dubernard, négociant à Morlaix, en 1822.

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ASSUREUR (1825)[]

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Portrait d’Auguste de Gourcuff fonde la Compagnie d’Assurances Générales.

En 1818, le Conseil d’Etat légalise la pratique de l’assurance vie. C’est à partir des années 1820 que le marché des assurances prend vraiment son essor. Le banquier breton Marie-Auguste de Gourcuff, proche du Roi Louis XVIII, fonde en 1819 la Société des Assurances Générales contre l’Incendie en tant que société publique à responsabilité limitée. Il en est le gérant[25].

A 49 ans, il est assureur maritime et il traduit l'ouvrage de William Benecke de la Lloyd's : " Traité des principes d'indemnités en matière d'assurances maritimes, et de grosse aventure sur navires et marchandises ... ", en l'augmentant d'un commentaire. Il est publié chez l'Auteur et à la Librairie du Commerce : chez Renard, 1825 (Paris : imprimerie et fonderie de J. Pinard, 1825). C'est un ouvrage en 2 volumes (Cote et fonds DL 46619). On trouve aussi : Frémery, A. Note pour 1 ° MM. Oppermann, Mandrot et Cie ; 2 ° André et Cottier,... ; 3 ° J. Dubernad ; 4 ° Lecudeunec... Contre les Syndics de la faillite Veuve F. Logette et Bouvet. Oppermann Langue Français Publication Paris, imp. de Decourchant. On lit en marge du titre de départ : Cour Royale. Audience Solennelle du Samedi 11 Juillet 1829.

DUBERNAD (ancien négociant). Traité des principes d'indemnité en matières d'assurances maritimes et de grosse aventure sur navires cl marchandises, et de leur application usuelle à l'exécution des contrats de cette nature el au règlement de tous lis droits qui peuvent en résulter; par William Beneke. Traduit et augmenté d'un commentaire où le système de l'auteur est analysé et appliqué aux dispositions du Code de commerce et aux usages établis en France, par Dubernad. Paris, 1836. 2 vol. in-8. 12 fr.

Dubernad, gérant, agent de la compagnie d'assurances générales contre l'incendie et sur la vie des hommes, rue Pisançon , 16 et nég., gér. de la compagnie d'assurance générale maritime de Paris, rue Pisançon 16[26].


Histoire de l'administration de la police de Paris depuis Philippe-Auguste, p.32.

Type de document Monographies Autre(s) Frémery, A. (0620) Titre Note pour 1 ° MM. Oppermann, Mandrot et Cie ; 2 ° André et Cottier,... ; 3 ° J. Dubernad ; 4 ° Lecudeunec... Contre les Syndics de la faillite Veuve F. Logette et Bouvet. Autre(s) titre(s) Factum. 1829? -Oppermann Langue Français Publication Paris, imp. de Decourchant : (s. d.) Description In-4 ° . Pièce Notes On lit en marge du titre de départ : Cour Royale. Audience Solennelle du Samedi 11 Juillet 1829. 1re et 3e Chambres réunies Exemplaire 1 Cote et fonds 4-FM-23427, Tolbiac

¤ Salvadora Caroline Dubernad François Caprais


De 1816 à 1820, le vénérable maître est Armand Dubernard aîné, négociant Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Société archéologique du Finistère, article: v.127 1998, p.343.

souscripteur des Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais en 1809 Œuvres complètes de Pierre Augustin Caron de Beaumarchais De Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, Paul Philippe Gudin de la Brenellerie Publié par L. Collin, 1809 Item notes: t. 7


NEGOCIANT & ARMATEUR (1801) Jean Armand Dubernad témoin à la naissance de sa nièce en 1801, il est déjà négociant à 17 ans. En 1804, à son mariage, son père est décédé, mais sa mère est présente. Témoins Auguste Raymond Gouïn, 34 ans, Jean Diot, son oncle et Joseph Marie Moreau, tribun, beau-frère de la future qui est la nièce d'Expilly le premier évêque constitutionnel décapité par les républicains et dons en famille avec le général en chef Moreau. Sept ans plus, le 23 avril 1811, toujours négociant, il est chargé d'affaires de M. Fairx et fondé de pouvoir des copropriétaires de navires de Morlaix et président élu avec 29 voix. Ils offrent les bâtiments capturés à l’Empereur. Un procès verbal est laissé au sieur Dubernad. Il est donc aussi armateur. Le 11 mars 1813, dans un procès verbal , il est cité comme copropriétaire du corsaire "Les Trois Amis" qui a 14 hommes d'équipage, armés de 4 espingoles, 36 fusils, 12, pistolets, 18 sabres commandé par Nicolas Le Breton. C'est une barque de trois Tonneaux dont l'équipage est constitué de prisonniers. Mais le bâtiment corsaire "La Victoire", pourtant plus important. (achetée 20 000 £) appartenant à Jean François Lannux-Descombes n'amène aucune prise à Morlaix. Les archives du port de Morlaix confirment que "Les Trois Amis" appartenant à Dubernad ramène des prises médiocres en 1813. Il en est de même pour son autre navire, « Le "Prince Jérôme ». Le 17 novembre 1813, on entame une procédure relative à la liquidation du corsaire "Les Trois Amis", capitaine Nicolas Le Breton, armé à Morlaix par Jean Armand Dubernad, le jour de l'expiration des 6 mois fixés pour la durée de la course. Liquidation générale, le 1er janvier 1820 (74 TCM) : recettes : produit de la vente du corsaire et de ses deux prises : 9276 F. dépenses : 7109 F. part de l'équipage : 975 F. part de l'armateur : 1029 F.

RAFFINEUR (1817-1824) A défaut de pouvoir produire et vendre du tabac, comme son père et son beau-frère François Gaudelet, Jean Armand Dubernad devient raffineur de sucre. La France occupait la 1ère place dans le commerce et le raffinage du sucre du temps de Louis XVI. Suite au blocus continental Napoléon a encouragé la production de pains de sucre de betterave. Une fabrique de toiles devient raffinerie de sucre blanc le 31 juillet 1817 par acte sous seings privés (AD 64 U 13/1) Claude Jean Marie Le Begue, François Marie Borgnis Desbordes et Jean Armand Dubernad, négociant parenté de première classe constituent une société Desbordes-Dubernad et compagnie. Les sieurs Dubernad et Debordes conservent seuls la gestion et l'administration, les bureaux et la caisse sont chez le sieur Dubernad. Le capital est de 60000 F. L’entreprise produit du sucre avec de la betterave (venant du Léon) et de la canne à sucre importée. La consommation augmente. Mais la concurrence anglo-américaine fait que cette société fait faillite en 1824. Ils récupèrent seulement 15000 F.

ASSUREUR (1825) A 49 ans, il est assureur maritime et il traduit l'ouvrage de William Benecke de la Lloyd's : " Traité des principes d'indemnités en matière d'assurances maritimes, et de grosse aventure sur navires et marchandises ... ", en l'augmentant d'un commentaire. Il est publié chez l'Auteur et à la Librairie du Commerce : chez Renard, 1825 (Paris : imprimerie et fonderie de J. Pinard, 1825). C'est un ouvrage en 2 volumes (Cote et fonds DL 46619). On trouve aussi : Frémery, A. Note pour 1 ° MM. Oppermann, Mandrot et Cie ; 2 ° André et Cottier,... ; 3 ° J. Dubernad ; 4 ° Lecudeunec... Contre les Syndics de la faillite Veuve F. Logette et Bouvet. Oppermann Langue Français Publication Paris, imp. de Decourchant. On lit en marge du titre de départ : Cour Royale. Audience Solennelle du Samedi 11 Juillet 1829.

DUBERNAD (ancien négociant). Traité des principes d'indemnité en matières d'assurances maritimes et de grosse aventure sur navires cl marchandises, et de leur application usuelle à l'exécution des contrats de cette nature el au règlement de tous lis droits qui peuvent en résulter; par William Beneke. Traduil et augmenté d'un commentaire où le système de l'auteur est analysé et appliqué aux dispositions du Code de commerce et aux usages établis en France, par Dubernad. Paris, 1836. 2 vol. in-8. 12 fr.

Histoire de l'administration de la police de Paris depuis Philippe-Auguste, p.32.

Type de document Monographies Autre(s) Frémery, A. (0620) Titre Note pour 1 ° MM. Oppermann, Mandrot et Cie ; 2 ° André et Cottier,... ; 3 ° J. Dubernad ; 4 ° Lecudeunec... Contre les Syndics de la faillite Veuve F. Logette et Bouvet. Autre(s) titre(s) Factum. 1829? -Oppermann Langue Français Publication Paris, imp. de Decourchant : (s. d.) Description In-4 ° . Pièce Notes On lit en marge du titre de départ : Cour Royale. Audience Solennelle du Samedi 11 Juillet 1829. 1re et 3e Chambres réunies Exemplaire 1 Cote et fonds 4-FM-23427, Tolbiac.

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MARIAGE ET DESCENDANCE[]

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Mariage[]

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Behic porte : de gueules, à 3 gerbes d'or, chacune soutenue d'un croissant d'argent.

Armand Dubernad est par sa femme le beau-frère de Jacques Bergeret, baron et vice-amiral.

Implantation des familles Behic, Drouilhet et Lamaignère en Europe au XVIIIe siècle[27].

Fichier:Aarmanddubernad3.png

Armand Dubernad (1784 - 1855) se marie avec Pauline Béhic, une des filles la fille de son cousin lointain, ami et associé, Michel Behic, nièce du premier évêque constitutionnel français Louis-Alexandre Expilly de la Poipe. Elle est la sœur du contre-amiral Charles Behic, la belle-sœur du frère du général Moreau et du vice-amiral Jacques Bergeret.

La famille Behic est cité dans l'Armorial de Bretagne de Briant de Lanhuche p.15, mais à l'origine elle vient du Pays basque et s'est établie à Morlaix et à Rouen. Dominique de Behic, marchand bourgeois de Bayonne, fait enregistrer son blason à l'Armorial général de 1696. Jean et Etienne Behic, frères négociants de Bayonne, établis en Espagne, sont anoblis en mai 1765, par lettres patentes du roi Louis XV en tant en récompenses de leurs services qu'en souvenir de ceux qu'a rendus leur père, ancien juge-consul et président de la Chambre de Commerce de Bayonne.

Cette famille est illustrée au XIXe siècle siècle par Armand Behic, né à Paris en 1809 (x 1833 Mlle Doumenc, veuf en 1874), décédé en 1891, qui est successivement ministre de la marine, sous Louis-Philippe, député du Nord, conseiller d'Etat, ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics en 1863 et sénateur (1867 - 1870).


Bulletin de la Société des sciences & arts de Bayonne de Société des sciences & arts de Bayonne - 1897 Page 61 M. le vice-amiral Bergeret, qui n'avait pas d'entants, était un véritable père pour chacun des membres de sa nombreuse famille, et elle le vénérait comme ...

parrain : son frère marraine : Marie Jeanne Behic


La mère de Marie Pauline Behic est la sœur du premier évêque constitutionnel de France (Gustave Chaix d’Est Ange). Son frère est marié avec le frère du général Moreau. Son père est présent au mariage de ses beaux parents en 1776. C’est donc un ami de la famille Dubernad. Les deux pères des mariés viennent de Bayonne, sont négociants à Morlaix et en Espagne et sont maires et échevins de Morlaix.

Nous trouvons un Behic, conseiller du roi, rue Croix des Petits Champs à Paris (Almanach royal 1789)

" de gueules, à 3 gerbes d'or, chacune soutenue d'un croissant d'argent " Pays-Basque

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Louis-Alexandre Expilly de la Poipe[]

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Louis-Alexandre Expilly de la Poipe (1742 - 1794), autre député du Clergé, et futur premier évêque constitutionnel.

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Le château de Bagatelle[]

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Le château de Bagatelle.

Le château de Bagatelle ou Kerohant-Bagatelle (XVIIIe siècle), à Saint-Martin des Champs, est édifié par le marquis de Moran, comte de Pensez. Pierre de Jollivet, sieur des Isles (époux de Marie Hélène Moulin de la Gonfrère), en est le propriétaire en 1754. Sous la Révolution, le domaine est vendu comme bien national à Michel Béhic (négociant à Morlaix), avant de revenir à nouveau entre les mains de la famille de Jollivet (à partir de 1821)[28]. Il possède une chapelle dédiée à Sainte Anne, un parc de 6,5 ha et un jardin à la française de 7.000 m². A la lisière du parc se dresse une colonne milliaire transformée au XVIIIème siècle en borne de corvée et aussi de ses terres. Le premier coup d'oeil sur la façade permet d'apprécier une des particularités de la bâtisse : une partie centrale octogonale.

Sa belle-famille est propriétaire aussi du domaine et manoir de Kervesec à Saint-Martin des Champs. C'est l'ancienne seigneurie, Kervesec de Garlan, des Guillotou de Kérever[29].

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Descendance[]

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Armand Dubernad (1784 - 1855) et Pauline Béhic ont quatre enfants.

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Madeleine Henriette Dubernad (1804)[]

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Madeleine Henriette Dubernad est née le 8 août 1804 à Morlaix.

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Michel Dubernad (1805)[]

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Michel Dubernad est né le 4 novembre 1805 à Morlaix (témoin à sa naissance son oncle paternel Jean Pierre Diot). Il est décédé en avril 1869. Il épouse le 14 octobre 1840 à Marseille, Claire de Rougemont, née le 26 février 1818 à Marseille, décédée le 12 août 1896 à Marseille.

Michel Armand Dubernad est employé en 1829, âgé de 23 ans demeurant à Paris, même rue, même maison que la sa tante défunte (14, rue Montholon). Il figure dans l'Almanach de Paris, en 1833. Cet almanach contient les noms et demeures de tout ce que Paris renferme de personnes distinguées par leur rang ou par leurs fonctions en 1833 (Les pairs de France, les députés et les habitants de Paris).

Il est négociant à Marseille en 1842. Michel Armand est directeur de la Compagnie d’Assurances Générales à Marseille, en 1849.

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Salvadora Caroline Dubernad (1807)[]

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Château des Dusault, Arcet à Montaut.

Salvadora Caroline Dubernad (1807 - 1835) se marie, le 13 mai 1831, à Paris, avec François Caprais Dusault (1797 - 1854), enseigne, puis capitaine de vaisseau[30]. Il est Officier de la Légion D'honneur, Membre du conseil des travaux et de la commission de perfectionnement de l'Ecole navale, en 1840. Né à Saint-Sever, 1797 ; aspirant, 1815 ; enseigne, 1820 ; lieutenant de vaisseau, 1825 ; capitaine de corvette, 1831 ; capitaine de vaisseau, 1840 ; Capitaine de vaisseau de première classe en 1846 ; à la retraite, 1852. Salvadora Caroline Dubernad (1807 - 1835) et François Caprais Dusault (1797 - 1854) ont une fille Marie Eugénie.

Ordonnance du roi faisant abandon à François Caprais Dusault, enseigne de vaisseau, de la somme que cet officier a reçu au Sénégal en 1819 et 1820 en sus de celle à laquelle il avait droit d'après le grade dont il était alors pourvu (7 mai 1823).

François Caprais Dusault se remarie le 2 septembre 1843 avec Marie-Joséphine Junot des Fontaines (1807 - 1882), parente de Prosper d'Épinay. Ils touchent une pension militaire pour Marie Eugénie, orpheline de 750 F. (Source : Bulletin des Lois).

Enfin, on ne saurait oublier, aux portes même de Montaut, le beau château d'Arcet appartenant à la famille du Sault.


Traité des principes d'indemnités en matières d'assurances maritimes et de grosse aventure sur navires et marchandises..., par William Benecke. Traduit... par Dubernad,.... Tome 2.



Voir article détaillé : Descendance de Marie Catherine Saulnier de Cugnon


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Françoise Gaudelet d'Armenonville - épouse de Rambaud, puis d'Allonville (source : La Lettre de la Miniature).

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NOTES ET RÉFÉRENCES[]

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  1. Gaudelet-Dubernard & Compagnie, rue de Paradis, faubourg Poissonnière, Almanach impérial, Testu, 1809, p.771.
  2. Bulletin de la société archéologique du Finistère. 1917 (T. XLIV)
  3. Répertoire méthodique et alphabétique de législation, de doctrine et de jurisprudence en matière de droit civil, commercial, criminel, administratif, de droit des gens et de droit public De Victor Alexis Désiré Dalloz, Armand Dalloz, Henri Thiercelin, Bureau de la Jurisprudence générale du royaume, 1850, article: t.20, p.293.
  4. Cambacérés, Lettres inédites à Napoléon, Tome II, 1808-1814, Klincksiesk, 1973, p.785.
  5. La police secrète du premier Empire. Bulletins quotidiens adressés par Fouché à l'Empereur, rassemblés par Ernest d'Hauterive, Perrin, 1908, p.396.
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  13. Evrard Fernand. Le commerce de laines d'Espagne sous le Premier Empire. In: Revue d'histoire moderne, tome 12 N°28, 1937. pp. 197-226.
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  18. Evrard Fernand. Le commerce de laines d'Espagne sous le Premier Empire. In: Revue d'histoire moderne, tome 12 N°28, 1937. pp. 197-226.
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  23. Cambacérés, Lettres inédites à Napoléon, Tome II, 1808-1814, Klincksiesk, 1973, p.785.
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  26. Nouvel indicateur marseillais, ou Guide du commerce pour l'année... / publié par Pierre Blanc,... Impr. de M. Olive (Marseille) 1842.
  27. DUPOUY, Madeleine. Les Lamaignère : Une famille de négociants à Bayonne, Nantes, Le Havre, aux Isles (1650-1850). Nouvelle édition. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2011.
  28. Patrimoine : Bagatelle lève la herse
  29. La noblesse de Bretagne: notices historiques & généalogiques. Régis de L'Estourbeillon · 1891. p.16.
  30. Bulletin des lois de la République franc̜aise, Volume 2, Numéros 95 à 144. Imprimerie nationale, 1855.
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